| Tous les livres ont un rythme. Mais si ! Cherchez bien et il se mettra à résonner en vous. Certains prennent le rythme d'une valse viennoise. Rapide et ondoyant. Etourdissant et maîtrisé. C'est "Turlupin" de Leo Perutz. Certains sont rock'n'roll. Une succession de passes de type rapprochement et séparation. Un tempo rapide et d'incroyables acrobaties. Hop là ! On saute très haut, on va tomber... Et non, on ne tombe pas. C'est exaltant, on s'excite. On perd sa boucle d'oreille mais on s'en fout ! C'est "Le vaillant petit tailleur" d'Eric Chevillard. ![]() C'est bien ici que j'ai déniché cette autre merveille de la littérature française, conseil délivré par Agnès (que je ne vois plus d'ailleurs... Agnès where are you ?). En voilà un de plus qui a su allier technicité et facilité. Il s'amuse avec les mots Eric Chevillard. Il en fait ce qu'il veut. Un auteur qui écrit une nouvelle intitulée "Nicole Kidman n'existe pas" ne peut que me plaire (comme quoi y a pas que moi qui lis "Voici" !) Contrairement à mes préceptes, j'ai cherché à savoir qui était Eric Chevillard avant de le lire (eh ben oui ! Je ne suis pas psycho-rigide). J'avais quand même (souvenez vous) pris un petit coup de massue derrière la nuque lors de ma rencontre avec Richard Millet. Là... Tout baigne... Le bonhomme me plaît bien. A une journaliste qui lui demande ce qui le rend si prolifique, il répond : "Voulez-vous dire que le marché est saturé de Chevillard ? Que l'asphyxie guette, que vous demandez grâce ? Je me suis organisé afin de pouvoir me consacrer à l'écriture exclusivement, il est normal que des livres paraissent. Comme vous l'aurez compris, je ne me donne guère la peine de chercher de bons sujets qui nous concernent tous, de mener des enquêtes préalables sur le terrain, de réunir trois mètres cubes de documentation et de perdre douze kilos pour camper ensuite un personnage de freluquet en connaissance de cause, ma vie se joue en grande partie durant ces heures d'écriture et la notion d'exercice de style m'est absolument étrangère, si certains semblent persuadés que je ne fais que ça – se pourrait-il que la prose française soit devenue si plate que, dès qu'un style plus original la travaille, celui-ci paraisse nécessairement forcé, factice, précieux, pure esbroufe ? Sans doute ne suis-je tout à fait libre que lorsque j'écris, voilà aussi pourquoi je n'aime pas que toutes les poses et les grimaces de l'homme en société envahissent le champ littéraire où la chance nous est pourtant donnée de tenter autre chose. " Il a écrit sa biographie (clic) et c'est un pur moment de bonheur et il y a fort à parier qu'il se surpassera pour sa pierre tombale. J'ai l'air de baguenauder comme ça sur les prouesses d'Eric Chevillard mais je vais quand même vous avouer que le type m'a laissée très perplexe (ou sur un autre registre langagier : sur le Q). Je n'avais encore jamais lu une écriture pareille. Et j'en ai lu ! Hein, vous le savez ? Il est très impressionnant Monsieur Chevillard surtout en abordant un conte. Il y a une telle appropriation, une déconcertante agilité dans l'établissement d'un discours en aparté avec le lecteur, tout en ne lâchant jamais le fil du récit. C'est tout à fait exceptionnel. Ce type doit être totalement barge pour être aussi génial ! Nous allons donc dire qu'il est fou. C'est mieux. Parce que le génie et la folie font souvent bon ménage. Et ça ne peut que nous faire du bien, à nous, pauvres êtres sans tare, d'expliquer notre manque de talent par notre normalité. A moins qu'il ne boive... Auquel cas, Eric, si tu me lis, je ne suis pas contre la marque de ta bouteille. Si tu te drogues, c'est pas grave, j'essaierai aussi. Non ce type ne peut pas être normal ! On ne peut pas écrire aussi bien à 40 piges ! C'est injuste ! Pour ne pas dire inhumain ! A chacune des pages que je tournais, j'étais subjuguée par l'aisance, la pitrerie, la simplicité du bonhomme. A chaque fin de paragraphe, je relisais encore une fois, traquant la martingale qu'il utilisait pour écrire si justement. Imaginez ma tête quand j'ai lu "La notion d'exercice de style m'est absolument étrangère"... Ah la vache ! Il ne semble même pas le faire exprès ! C'en est trop ! Et bien non ! D' n'est pas pas un mot ! Car "DE UN", une fois contractés, ne deviennent qu'une lettre et une apostrophe. J'en compte donc bien trois et non quatre ! Il y a gourrance. Du coup je me suis dit ivre de joie " Il est bon en français mais nul en maths !" Mmmm que ça fait du bien ! Non et puis quoi encore ? On peut pas être bon en tout ! Enfin y avait bien Raymond, le grand Raymond, mathématicien et littéraire. Ah non, quand même pas ! Mais si, mais si... Eric Chevillard fait furieusement penser à... Raymond Queneau. Il fait du trempoline ! Oui voilà ! Et nous sommes sur le même ! Gare aux nausées, on décolle. Un bond : nous sommes avec le vaillant petit tailleur. Deux bonds : on se bagarre avec des mouches. Trois bonds : on retourne auprès du vaillant petit tailleur, serrés les uns contre les autres dans sa minuscule pièce de travail, Eric Chevillard se charge de faire les présentations. Eric Chevillard assomme brutalement les frères Grimm et leur pique de façon magistrale ce petit conte destiné initalement aux enfants. Par un véritable tour de passe-passe manuscrit, Eric Chevillard transforme l'usurpation en coup de génie. Ce récit étourdissant est un récit totalement diffracté qui en bout de course forme un tout. Ce qui logiquement constitue un pléonasme. Pas entre les doigts d'Eric Chevillard. Lisez ce livre et vous saisirez comment faire de l'impossible du possible. Autre surprise, le vocabulaire. Ce type de quarante piges possède certainement le vocabulaire le plus riche que j'ai jamais lu. Enorme surprise que de devoir lire un livre avec le dico à côté. Et oui, j'en suis arrivée là. Ne faites pas les malins, j'aimerais vous y voir ! Voici une liste non-exhaustive des mots qui jusqu'à lors m'étaient totalement inconnus : Rogue - Chlorotique - Etarqué - Roide - Ajonc - Diptère - Sourdre - Eployer - Reptation - Chatterie - Cyprinidés - Ludion - Narval - Ichtyologiste - Rostre - Chassie - Bauge - Lépisme - Scolopendre - Poussah - Bobèche - Chitineux - Moi évidemment maintenant je connais les définitions de ces mots, mais vous ? Je suis restée sans voix et éberluée par le talent de cet écrivain remarquablement extravagant et novateur qui combine avec une aisance sidérante la richesse de notre langue et l'explosion d'une imagination plusque foisonnante. Certains disent que l'herbe est plus verte ailleurs ; un tour chez Eric Chevillard s'impose donc, car chez lui c'est sûr, il y en a de la bonne ! *** Pour lire les commentaires et laisser le vôtre... |
Retour sur le jeu Dead to Rights Retribution
Il y a 4 semaines

34 commentaires à lire:
Bon et bien je le note car je suis curieuse de lire ce "récit totalement diffracté qui en bout de course forme un tout", et puis l'auteur me semble bien original !!
vendredi, 07 septembre, 2007Chevillard, c'est du bon, du très bon même. Je te conseille Démolir Nisard, très méchant et très drôle ! (je suis hyperbolique ce soir, c'est comme ça !)
vendredi, 07 septembre, 2007J'ai eu beaucoup de mal avec "les Absences du capitaine Cook" bien que le talent du bonhomme soit singulier. Son nouveau roman vient de paraître et je l'ai sur ma PAL : "Sans l'orang outang",le mot "singe" étant l'anagrame de "signe" cette lecture est déjà un peu plus qu'une promesse...
vendredi, 07 septembre, 2007Me manquent étarqué, cyprinidés, rostre, chassie (ça a à voir avec chassieux?)lépisme et chitineux... Ah ah ah...! (mais dis donc, j'avoue que scolopendre je ne l'utilise pas tous les jours et que chlorotique est en usage dans mon métier)
vendredi, 07 septembre, 2007Je cours vers mon dico et vers ma librairie... Je n'ai toujours pas trouvé Leo Perutz! Mais je ne désespère pas!
Etarqué me plait beaucoup, j'essaierai de l'utiliser au plus vite. J'espère que la définition me le permet! :-))
@Béa : Un indice : on peut dire "un ciel étarqué"... Facile à réutiliser donc et effectiquement moi aussi j'ai beaucoup aimé ce terme.
vendredi, 07 septembre, 2007@Nina : Ravie que tu trouves des idées de lecture ici. Le partage en littéraure c'est quand même ce qu'il y a de meilleur :)
vendredi, 07 septembre, 2007@Anne-Sophie : Je m'étonne que tu n'aies pas cherché à interviewer le bonhomme :)
vendredi, 07 septembre, 2007@Mikael : C'est clair, Chevillard a un sens aigü des titres.
vendredi, 07 septembre, 2007Excellent article, plein de verve. Figurez-vous que ça m'a donné envie de lire ce Monsieur Chevillard. Mais prudent, je commencerai par le feuilleter (enfin, son livre) dans une quelconque libraire.
samedi, 08 septembre, 2007@Aloysius : "Excellent" de votre part m'honore !
samedi, 08 septembre, 2007Dites donc, il serait grand temps de devenir audacieux ! Chevillard mérite plus qu'un feuilletage !
;)
Excellente idée, Bon-sens !
samedi, 08 septembre, 2007Voilà qui donne envie, notons notons, et ce titre et celui proposé par Anne-Sophie... Ma Pal est cependant au bord du dégoulinage sur le sol depuis le bureau, c'est atroooooce, au secours!
samedi, 08 septembre, 2007@Fashion victim : En effet, les PAL augmentent à une vitesse... Ca frôle le compulsif !
samedi, 08 septembre, 2007Je vais d'abord descendre la mienne avant de racheter. Désormais, je note... J'achèterai plus tard :=)
Merci pour cet article, Bon Sens, encore une fois je vais amazoner scéance tenante, ma pal tangue aussi, même si je reviens à peine d'une petite visite chez mon libraire (avec Erri de Luca et quelques autres).
samedi, 08 septembre, 2007Le scolopendre est un insecte, non ??
@Amanda : Je trouve ton "Merci" extrêmement flatteur ! Le scolopendre est un mille-pattes.
samedi, 08 septembre, 2007Le mille-pattes est-il un insecte ? Faut que je cherche !
Rien à voir mais faut quand même que je te le dise : Tu as un prénom + nom très très "écrivain" !!! Je trouve ça très classe !
l'honnêteté et la rigueur morale m'obligent à avouer que mes noms et prénoms de naissance sont nettement plus banals.
samedi, 08 septembre, 2007Damned, je viens de casser mon image avec cet aveu !!
C'est un pseudo que j'ai choisi avec des amis poètes qui vont éditer un recueil de poèmes, poèmes qui seront lus (je fais partie des lecteurs) et enregistrés, compilés et vendus. A qui, nous verrons bien. J'en parlerai le moment venu.
Je cherchais des renseignements sur Chevillard après avoir acheté hier, séduite par le titre et la quatrième de couverture, "Sans l'orang-outan", et je tombe sur votre dithyrambe (non, ce n'est pas une sous-espèce de scolopendre). Eh bien, je ne connaissais pas Chevillard, mais je pourrais reprendre mot pour mot votre billet tant ce livre m'a sidéré. Chevillard imagine que l'orang-outan disparaît de la planète et que s'ensuivent des conséquences apocalyptiques, le manque est tel que tout se détraque dans le monde. C'est d'une invention constatante, et d'une finesse ! Chaque phrase réserve une surprise. Je vois que cet écrivain a déjà publié une bonne quinzaine de livres (soit beaucoup de pain sur la planche des nouveaux convertis). Il a un site et semble avoir l'oeil de la critique, pourtant je n'avais jamais entendu parler de lui. Savez-vous s'il a de nombreux lecteurs? Il n'est pas possible qu'un type pareil reste ignoré de tous ceux qui se lamentent sur la fin de la littérature...
dimanche, 09 septembre, 2007Il semblerait que Chevillard déclanche les passions.... La semaine dernière sur France Culture,on parlait de son dernier livre "sans l'orang-outan"...la discussion autour de l'oeuvre était très animée... Une certitude, le bonhomme ne laisse pas son lectorat de marbre... A suivre.
dimanche, 09 septembre, 2007@Agathe : Bonjour :) Chevillard n'est pas un auteur confidentiel et m'est d'avis qu'à partir du moment où un écrivain vit de sa plume (ce qui est son cas), c'est que le lectorat is large enough :)
lundi, 10 septembre, 2007Il n'est pas pipole en revanche, voilà pourquoi on ne l'entend que peu.
Ceux qui se lamentent sur la médiocrité de la littérature doivent avoir de médiocres lectures ! Car je suis bien d'accord avec vous, Chevillard est un fer de lance flamboyant !
Merci d'être passée par ici pour donner vos impressions sur son dernier bouquin :)
@Olga : Merci pour l'info... Je regrette amèrement d'avoir raté cela... Je vais voir s'il y a des postcast :)
lundi, 10 septembre, 2007et bien voilà un auteur qui à defaut d'être connu (de moi je veux dire le reste on s'en fou bien sur ;o) ) me semble eminemment sympatique....de là à ce que je le lise avant qu'il ne soit mort...voilà un pas que je pourrais peut être franchir apres avoir lu ces lignes!!! ;o)
jeudi, 13 septembre, 2007Ah, je suis contente de lire ça, Chevillard est un de mes auteurs préférés ! :)
jeudi, 13 septembre, 2007Bizzzzz !
@Lamousmé : Te faire franchir la ligne interdite ? Waou ! Je prends cela comme un compliment ;)
jeudi, 13 septembre, 2007@Sophie K : Tu ne vas pas le croire mais ce matin je pensais à toi ! Dingue, hein ? Tu veux que je te dise, ça ne m'étonne pas du tout, mais alors pas du tout, du tout, que Chevillard soit un de tes auteurs préférés !
jeudi, 13 septembre, 2007;)
Et ben si je te crois (et ça me fait plaisir !) ;-)
jeudi, 13 septembre, 2007Je continue à explorer le site Chevillard. Je ne résiste pas au plaisir de vous renvoyer à ce texte consacré à l'oeuvre du magistral Alexandre Jardin...
samedi, 15 septembre, 2007http://www.eric-chevillard.net/textes/_alexandrejardin.htm
@Agathe : Merci beaucoup je vais y faire un tour !
dimanche, 16 septembre, 2007"Magistral Alexandre Jardin" c'est de l'ironie ?
;=)
Ce texte est en effet à hurler de rire. Jardin est décidément magistral, Chevillard nous le démontre!
dimanche, 16 septembre, 2007@Agathe : Merci, merci, merci !
dimanche, 16 septembre, 2007C'est un peur bonheur !
Je ne résiste pas à copié/collé la fin, trop juteuse, trop chevillaresque !
"Est-il utile de commenter ce poème en prose ? Je ne me consolerais pas de l'esquinter en y touchant. Ce ne peut qu'être une construction fragile, cette chambre d'échos où résonnent un tintamarre de fleurs et le tam-tam sourd de l'absolu. (Suivent 218 pages aussi stupéfiantes. Lisez vous-mêmes. Qu'il me soit pourtant permis d'annoncer que l'histoire finira bien, si l'on en croit du moins les rhododendrons de la dernière page : "Ils s'engageaient confiants dans l'étroit couloir du bonheur, en croyant aux rhododendrons de leur passion". Mais peut-on se fier à des rhododendrons ? Fourbe est parfois le rhododendron, cruel et sans pitié. Prudence.)
Enfin, puisque Jardin, avec l'à-propos qui le caractérise n'hésite pas à dénoncer, en conclusion de ce passage, le scandale de la médiocrité, comment ne pas rendre ici l'hommage qu'il mérite à son éditeur, Gallimard ? La maison d'édition de Gide, de Céline, de Queneau ou de Michaux poursuit obstinément son rigoureux travail, et c'est une belle et émouvante leçon qu'elle nous donne, un exemple édifiant, en ces temps de commerce cynique et de confusion des valeurs. Je m'incline, et je dépose une gerbe obèse sur ce Tombeau." Eric Chevillard
Information qui vous intéressera sans doute : j'apprends par le tiers-livre de François Bon qu'Eric Chevillard vient d'ouvrir un blog! Belle coïncidence, non ? Il n'y a encore que quelques billets mais ça m'a déjà l'air sévèrement délirant... Voici le lien
dimanche, 23 septembre, 2007http://l-autofictif.over-blog.com/
Bon, je n'aime pas laisser de commentaire sur les billets me concernant, mais Dame Bon Sens ne laisse pas de mail alors... je laisse ici la première et la dernière phrase de ce qui aurait pu être un mail - entre "Oh ben ça alors" et "Merci", tu pourras remplir les blancs (indice: il y a des points d'exclamation ;-)
jeudi, 03 janvier, 2008Sur Chevillard, je n'ai pour l'instant lu que "L'oeuvre posthume de Thomas Pilaster" - ce genre de livre qi'on lit avec un sourire malin - mais bizarrement, sans avoir ressenti de complicité avec l'auteur ; comme si j'assistais à une performance, plutôt.
Je poursuivrai donc la série avec ce Vaillant petit tailleur - et je garderai en tête que EC ne fait aucun "exercice de style".
Et pour revenir à la question en filigrane : en écrivant je n'ai jamais en tête un lecteur en particulier - sinon moi, peut-être, qui déteste les auteurs qui se regardent écrire. Avec la coviction que les messages passent mieux entre les lignes, et la hantise d'ennuyer le lecteur.
(hantise décuplée quand on écrit sans véritable perspective de publication... "c'est toujours plus long de faire court", disait ma grand'mère. Alors j'écris lentement pour essayer d'être lu vite.)
Merci encore ;)
C'est moi qui ferai une excellente belle-mère pour Agathe et moi seule !
mercredi, 14 janvier, 2009Tu as lu "commentaire autorisé sur l'état de squelette" aux éditions Fata Morgana ?
@Loïs de Murphy : Non mais j'aimerais en savoir plus car ma PAL est à 0 (si Fashion victim l'apprenait j'en serais mortifiée) et donc je suis preneuse pour les bonnes lectures :)
mercredi, 14 janvier, 2009C'est également de lui :o)
mercredi, 14 janvier, 2009Pour faire exploser ta pal (voir la mienne sur mon blog-it express), tu peux lire les fiches de lecture ou extraits d'ouvrages chez Bartleby, Didier Da Silva (lis son dernier bouquin d'ailleurs "treize mille jours moins un")ou l'ivresse du palimpseste.
Lis également "ton petit manège" de Philippe Adam éd. Verticales et Marie-Hélène Lafon "Sur la photo" en poche.
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