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Nos amis les ricains

Le dernier des Camondo, la fin d'une époque

samedi 6 octobre 2007

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En mot comme en cent, ce livre est fabuleux. (définition de fabuleux : Qui semble imaginaire, qui offre un caractère extraordinaire, invraisemblable, tout en étant réel.")


Bon certes, Pierre Assouline n'a pas choisi de raconter la lignée des Bidochon et le destin extraordinaire des Camondo y est forcément pour beaucoup.
Mais il faut rendre à Pierre ce qui lui appartient : un vrai talent de conteur.
En cette fin du 19 ème siècle, les Camondo sont de toutes les mondanités et nous aussi.
Nous voici invités dans de somptueux hôtels particuliers (ceux des frères Péreire, ceux des Rothschild) mais nous prendrons nos quartiers dans celui de Moïse de Camondo situé au 63 de la rue de Monceau à Paris. Nous saluons d'illustres personnages : des comtes, des ducs, des princes, des écrivains, des hommes politiques.


Nous nous glissons dans les pas d'un certain Théodore Herzl afin d'assister à ses entretiens pour la création d'un "Etat des juifs". Nous voici à la grande synagogue de la rue de la Victoire célébrant l'union de Moïse de Camondo et Irène Cahen d'Anvers.
Nous nous penchons sur le berceau de leur fils Nissim puis de sa soeur Béatrice. Nous fermons les yeux sur les frasques d'Irène, volage et infidèle. Irène, qui pour un bel italien désargenté plaque tout, perd tout et se refait une vie... à Neuilly.

Nous soutenons alors la tête de Moïse, lourde de chagrin. Mais déjà nous voici emportés dans la première guerre mondiale attendant halentants des nouvelles de Nissim, aux cotés d'un Moïse pétri de douleur. Puis nous glissons doucement sur cette pente faite d'oubli, on ferme les yeux et tout s'efface, disparait, avalé par une vague scélérate marquée de rouge, de blanc et de noir. Nous sommes en 1936.

D'une écriture souple et fluide, simple et riche, Pierre Assouline réussit à dérouler sous nos yeux plus qu'un livre : un spectacle auquel on appartient tant que l'on tourne les pages.
Il suffit de quelques lignes pour sentir se froisser notre robe contre celles des plus grandes dames d'une société française disparue, pour toucher des cannes à pommeau sculpté en or massif, pour perdre un gant de soie rebrodée.


Ne négligez pas ce ticket d'entrée dans un monde élitiste et éteint que vous tend Pierre Assouline. Il n'y pas d'autres moyens d'y accéder...

(Petit site intéressant : Généalogie des Camondo depuis 1758.)
***

18 commentaires à lire:

Unknown a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Anonyme a dit…

bien obligée d'avour que hormis son blogs et ses chroniques de ci de là, je n'ai lu aucun livre de Pierre Assouline. Grâce à toi, je vais peut-être commencé avec celui-ci.

dimanche, 07 octobre, 2007
Bon sens ne saurait mentir a dit…

@Anne Sophie : Ce livre donne envie d'aimer Assouline.
Mais cela tient aussi (je me répète) à une histoire riche en rebondissements.
Pour tout te dire, j'ai lu ce livre alors que j'étais clouée sur un lit d'hopital. Franchement, ce livre m'a fait un bien fou. Il m'a sorti de l'univers blanc et sinistre des hopitaux.
C'est un incroyable voyage dans le temps.

dimanche, 07 octobre, 2007
Anonyme a dit…

je suis vraiment désolée pour toi...
en tout cas merci de la découverte.

dimanche, 07 octobre, 2007
Anonyme a dit…

J'espère que tu te portes mieux.
Merci de cette nouvelle découverte. Je n'avais jamais entendu parler de cette famille de banquiers. Comme d'habitude, tu sais donner envie d'aller voir...!

dimanche, 07 octobre, 2007
Anonyme a dit…

Hum. Je ne dirai rien sur le recyclage parce que je t'y ai poussée! :D
Voilà un bouquin qui fait envie en tout cas!

dimanche, 07 octobre, 2007
Anonyme a dit…

j'espère que tu vas mieux.
Le dernier des Camondo rejoint donc ma PAL, tu donnes furieusement envie d'y plonger, merci pour le conseil!

lundi, 08 octobre, 2007
Bon sens ne saurait mentir a dit…

@Béa : Mais c'était il y a quelques temps. Donc tutti va bene. Comme le dit si bien Fashion, j'ai recyclé :)
Ce livre est génial, historique et ça coule tout seul. Leur hotel particulier est désormais un musée.

lundi, 08 octobre, 2007
Bon sens ne saurait mentir a dit…

@Fashion : Oui, la faute à qui hein ???
;)
Je défie quiconque de s'ennuyer en lisant cette... SAGA !
;)

lundi, 08 octobre, 2007
Bon sens ne saurait mentir a dit…

@Amanda : Ta PAL est déjà très haute ! Tu vas bientôt cacher la jolie vue verdoyante que tu as !

lundi, 08 octobre, 2007
Lamousmé a dit…

voici donc la fameuse saga en un livre!!!!mouhahahhahaha oui je sais je suis méchante!!!!!!!! :o)))
bon cecit dit même si le personnage d'Assouline est loin d'être ma tasse de thé...tu donnes furieusement envie de lire son livre!!!! ;o)

lundi, 08 octobre, 2007
Anonyme a dit…

ma PAL est d'ordinaire dans ma biblio, j'ai juste déplacé le tout pour la photo... donc je peux monter encore plus haut!

lundi, 08 octobre, 2007
Bon sens ne saurait mentir a dit…

@Lamousmé : Vas y sans complexe. J'ai été plutôt déçue du personnage Assouline (lors d'une interview entre autre - je l'ai trouvé rigide et basique) en revanche, après avoir lu le bouquin, on éprouve du respect.

lundi, 08 octobre, 2007
Anonyme a dit…

Encore un livre tentant, merci à toi ! Ma pile à moi atteint désormais des hauteurs heu... dangereuses pour ceux qui passeraient en-dessous !
Biz !

mardi, 09 octobre, 2007
Anonyme a dit…

Je t'avais laissé un message hier au soir je recommence et j'essaie de valider correctement !!
Je n'ai jamais lu cet auteur qui est dans le liste de la rentrée littéraire avec "le portrait", mais ce titre m'intéresse je vais l'acheter car moi aussi je vais bientôt rentrer à la clinique pour une opération "bénigne" (ablation vésicule biliaire) aussi je vais le mettre dans ma petite valise et je te dirais s'il m'a aidé à oublié les murs de la clinique ! le thème de ce livre me plaît beaucoup.
A bientôt

vendredi, 12 octobre, 2007
Bon sens ne saurait mentir a dit…

@Nina : Bon courage :) Peut-être es-tu déjà partie...
Je pense que ce livre va te faire voyager... très loin, hors des murs blanc...
:)

mardi, 16 octobre, 2007
Anonyme a dit…

Un jour, je le jure, je prendrais le temps de lire tous ces livres dont tu parle si bien.

samedi, 23 février, 2008
Bon sens ne saurait mentir a dit…

@Sol : Merci beaucoup. Si je donne envie alors c'est déjà énorme. Passer à l'acte est fonction en effet d'opportunités, de temps libre...
:)

samedi, 23 février, 2008

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