Que dit le web sur "L'homme couvert de femmes ?"... Rien !
D'ailleurs il n'y a tout simplement pas grand chose sur Pierre Drieu La Rochelle en général.
C'est qu'un collabo avéré n'est jamais en odeur de sainteté, pas après 60 ans. C'est encore trop court. Il faudra bien du temps pour oser publiquement apprécier cet écrivain sans être taxé de fasciste.
Pierre Eugène Drieu La Rochelle, né le 3 janvier 1893 et mort le 15 mars 1945, a un lourd passif.
Durant sa prime jeunesse, il baigne dans un patriotisme ambiant et une soif de revanche sur la défaite de la France lors de la guerre de 1870 contre le royaume de Prusse.
Son parcours scolaire au milieu de fils d'aristocrates, lui le fils de bourgeois, le laisse solitaire mais indéniablement brillant.
Il sert dans l'infanterie lors de la guerre 14-18 où il sera blessé par trois fois.
Entre 1920 et 1924, il se rapproche des surréalistes et devient l'ami d'André Breton, Paul Eluard et Louis Aragon (entre autres illustres).
Mais en 1925, il infligera à Louis Aragon une profonde blessure, celle de la rupture en signant un article historique : "la véritable erreur des surréalistes" qui le sépare pour toujours de l'avant-garde.
En 1925, parait "L'homme couvert de femmes", dédié à Louis Aragon.
En 1927, débute une longue amitié qui ne faiblira pas avec André Malraux. Ce dernier (communiste) dira de Drieu La Rochelle (fasciste) "Je le considère comme un des êtres les plus nobles que j’aie rencontré ".
En 1936, il adhère au Parti populaire français (parti fasciste) et le quitte en 1938. Néanmoins, rêvant d'une Europe unie (et donc unifiable par l'Allemagne) il y retournera en 1942.
En 1940, il prend la direction de la NRF (la Nouvelle Revue Française) en lieu et place de Jean Paulhan, que Gaston Gallimard - détenteur de cette collection - lui a cédé.
Certains prétendent que ce dernier a été contraint de céder la direction de la Nouvelle Revue Française ("plus nouvelle que française", disait-on à l'époque... ) entre les mains de Pierre Drieu La Rochelle, collaborationniste convaincu et reconnu des autorités allemandes.
Il est facile en effet d'alléger les errements idéologiques de Gaston Gallimard en faisant porter sur les épaules bien larges de Drieu La Rochelle, un choix qui en 1940 était somme toute une excellente stratégie. Drieu La Rochelle en première ligne était une couverture idéale, même s'il est certainement vrai aussi que pour garder le contrôle de sa maison, G. Gallimard n'avait pas non plus moult choix.
Car la résistance à une politique collaborationniste de Gaston Gallimard me laisse plus que perplexe : il n'hésitera pas, dans sa proposition de rachat des Éditions Calmann-Lévy, à déclarer sa maison " aryenne à capitaux aryens ".
Le suicide de Drieu La Rochelle permettra entre autres à Gaston Gallimard de protéger sa maison d'édition des épurations judiciaires et extrajudiciaires qui suivront la Libération.
En 1941, Drieu obtient des autorités d'occupation la libération de Jean Paulhan, arrêté pour faits de résistance. Cette intervention sauvera Paulhan de la déportation - et peut-être de la mort. Vers le milieu de l'automne 1941, Drieu semble évoluer vers le stalinisme. Il exprime sa crainte de voir l'hitlérisme devenir de plus en plus nationaliste et de moins en moins socialiste.
En 1942, Drieu rencontre Malraux à Paris. Il accepte d'être le parrain de son deuxième fils, Vincent. Malgré la guerre, les vieille amitiés demeurent intactes.
En 1943, Drieu La Rochelle quitte la NRF et tente par deux fois de se suicider en vain. Il réussira sa troisième tentative, le 15 mars 1945.
Voilà pour la vie de Pierre Drieu La Rochelle. A son enterrement, il est pertinent de remarquer qu'étaient présents : Jean Paulhan (résistant français), Gaston Gallimard et son fils, Jean Bernier, Paul Léautaud, Audiberti et Brice Parain. André Malraux son exécuteur testamentaire était absent. Il courait la campagne en quête d'actes de résistance utiles...
Je suis navrée d'une si longue digression pour expliquer pourquoi rien n'est dit sur : "L'homme couvert de femmes" et si peu sur Pierre Drieu La Rochelle. Vous l'aurez compris, l'homme s'est fourvoyé dans des idéologies aussi monstrueuses que mortelles et il n'y a pas grand chose qui puisse être pardonné.
Il m'a fallut cinq ans pour ouvrir ce livre. On me l'a offert en 2002 et il est resté, pages closes, dans ma bibliothèque durant tout ce temps. D'autres auteurs, moins "déshonorés" étaient sur ma liste de "livres à lire" ; Drieu La Rochelle pouvait attendre... C'était ma façon de lui faire payer ses engagements idéologiques. (De même Céline attend toujours... !)
Oui mais voilà... Il s'est vengé de cette attente (discutable pour certains) ! Car il ne m'aura fallu que quelques pages pour être fascinée par le style de Drieu La Rochelle.
Une gifle littéraire comme pour me dire : "Tiens ! Ca t'apprendra d'avoir voulu m'ignorer !"
Le fond est ici plutôt simple à décrire : un homme, Gille, de belle allure et dont le succès auprès de la gente féminine ne fait aucun doute (le cas de Drieu La Rochelle très exactement) se perd dans une débauche de relations sans lendemain et sans intérêt. La question centrale demeurant qu'est ce que l'amour ? Qu'apporte t'il ? Plusieurs thèmes sont évoqués : la misère sexuelle, la frivolité, l'infidélité, l'Amour.
La désoeuvrance de Gille, qui n'exerce visiblement comme seul emploi que la séduction, en fait un admirable anti-héros. Une frénésie concupiscente le pousse à consommer sans cesse de nouveaux corps, de nouvelles chairs. S'en suit une pente ineluctable : la perte du désir. Et Drieu La Rochelle s'insurge contre cette décadence qui n'offre plus que deux options : perdre ou gagner.
Derrière la voracité insatiable du séducteur pointe la recherche d'un amour, l'amour absolu, l'amour unique, celui qui guérit de tout, celui qui explique tout. Rencontrer tant de femmes pour finalement n'en chercher qu'une sans trop espérer la trouver. C'est le paradoxe du romantisme de Gille, inaltérable mysogine aux propos heurtants qui n'aspire qu'à une chose : le bonheur.
La forme est, elle, bien plus complexe. Et je recommande vraiment ce livre à tous ceux qui veulent écrire, prétendent écrire ou écrivent. Je ne dis pas que c'est un modèle car chacun doit être le créateur de son style, je dis que c'est à connaître. Il y a une richesse totalement hallucinante dans le vocabulaire, dans les trouvailles stylistiques. Drieu La Rochelle peut se prévaloir d'avoir innové et c'est en cela que son écriture demeure une vraie découverte lors de la première lecture. Ses métaphores sont somptueuses et tout à fait originales. Aucun poncif. J'avoue manquer de mots pour vous décrire à quel point certaines phrases sont sublimes. A ne pas en douter, Pierre Drieu La Rochelle était un écrivain émérite et doué.
Peut-être trop pour le commun des mortels dont je suis car certains passages (malgré 2 ou 3 lectures) me sont restés pour le moins obscurs !
Drieu La Rochelle réussit un passage entre le "je" et le "il" que je trouve non seulement très audacieux mais aussi très téméraire. Gille est à la fois externe et interne au récit, ce qui a forcément offert à l'écrivain une énorme liberté pour dérouler son histoire.
Cette gymnastique qui consiste à rebondir sans cesse entre la fiction et l'autofiction est d'une fluidité déconcertante dans ce livre, à presque nous faire croire qu'elle est à la portée de n'importe quel écrivain.
Est-il totalement incongru de rapprocher Pierre Drieu La Rochelle d'Emil Cioran ? J'attends les observations de ceux qui auraient un avis sur la chose. Je ne sais si je suis la seule à avoir fait ce rapprochement (si oui : je suis géniale ou totalement ignare. Je demande à savoir).
Lorsque Cioran quitte la Roumanie pour s'installer à Paris, Pierre Drieu La Rochelle a 44 ans.
Les deux hommes ont beaucoup de points communs tout de même.
aL'esthétisme comme voie essentielle. Comme remède à une désillusion lugubre de l'existence. Un esthétisme littéraire qui escamote le plus souvent les idées comme pour les asphyxier, ce qui a pour conséquence de perdre bien souvent le lecteur.
a Cette arduité stylistique commune à ces deux auteurs s'abreuve à la même source : Nietzsche.
aLa poésie comme moyen privilégié pour exprimer au mieux leur pensée.
aUn profond pessimisme (même si certains estiment qu'Emil Cioran était plus septique que pessimiste.)
aCioran fréquentera brièvement des membres de mouvement fascistes et antisémites roumains (son pays d'origine).
aTous deux subiront l'influence d'Henri Bergson.
aIl y a une sorte de fuite en avant chez ces deux auteurs, sans cesse à la recherche d'un système utopique capable de les rassurer ; celle-ci aboutira pour l'un deux (Pierre Drieu La Rochelle) à une issue implacable : s'extraire de cette existence poisseuse et désenchantée en se supprimant.
Pour finir, je ne résiste pas à vous offrir quelques lignes où Gille, le héros, "découvre" le corps de Molly, une de ses inombrables conquêtes, avec qui ce soir il fera l'amour, mué par l'unique envie de "consommer" ce corps nouveau, sans état d'âme et sans désir.
"Elle parle, quelle horreur ! Elle retrouve sa voix de petite fille. C'est comme la ligne engorgée dans la graisse, mais ça fait comique. Ne rions pas trop, c'est dangereux. Elle est soignée. Une peau fine, une dent en or : pourquoi l'or, là, dégoute-t-il ? Un peu de ventre, autant que dans le gilet de mon père qui croyait qu'il n'en avait pas. J'inspecte la bouche, le cou, les seins, le ventre. Et maintenant ? Je crois qu'il faudrait profiter du premier élan ? Oh oui ! il ne faut pas s'attarder. Cette main, du reste, qui vient vers moi, rend tout aisé. C'est drôle ; il suffirait d'un mot pour lancer cette femme dans l'espoir. Elle a des mérites ; franche du collier. Mais avec n'importe qui. A la fin, ce petit visage et ce gros corps, cela m'entraîne vers le comique. Or le comique et le désir ! Enfin je m'en suis tiré. Regardez-la, elle est aussi belle que si elle était morte. On pourrait croire que c'est arrivé.
Gille, poli, mit dix minutes à faire croire à cette bonne Molly qu'il ne pouvait s'arracher d'elle. Puis il put décemment s'écarter un peu."
Drieu La Rochelle disait :
"On peut diviser les écrivains en deux catégories : ceux qui sont supérieurs à leur oeuvre et ceux qui, en dehors de leur oeuvre, ne sont plus grand'chose ou plus rien."
Malheureusement, les engagements fascistes de Drieu La Rochelle l'ont condamné à ne faire plus parti que de la seconde. Car qui de nos jours connait encore son nom ?
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A lire : l'article d'Anakin sur le sujet (cliquer ici)
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51 commentaires à lire:
Eh bien, encore un billet très intéressant sur un auteur que je n'ai pas lu (ça devient une habitude...:)), pour toutes les raisons historiques que tu énonces si bien (et dans mon bibliocachot personnel, il y a aussi Céline que je me refuse à ouvrir, ce qui est bien sûr complètement crétin de ma part, je le sais (et je suis la première à dire à mes élèves de ne pas confondre la vie et l'oeuvre d'un auteur!...). Bon, la prochaine fois que je vais chez Djaïbeurt, je vais au moins le feuilleter... (tu as vu le pouvoir prescripteur que tu as!:))
dimanche, 13 mai, 2007Coucou !
dimanche, 13 mai, 2007Pareil que fashion. Mais j'avoue, j'ai pas lu ton billet attentivement, je passe juste dire bonjour et je file. Je reviendrai plus tard, j'ai un entretien.
Je suis désolée de te contredire... mais Pierre Drieu La Rochelle est lu et même étudié, notamment à la fac. Quand j'étais étudiante (et ça ne remonte pas à si longtemps) à Censier, j'avais un cours sur la littérature de l'entre deux-guerres. J'ai découvert ainsi Genet, Nimier et Drieu La Rochelle, la Comédie de Charleroi, recueil de nouvelles, que je te conseille si tu ne l'as pas encore lu.
lundi, 14 mai, 2007C'est vrai que la réputation des écrivains fascistes ne nous encourage pas à aller, d'emblée, vers ce genre de personnages. Lui, par exemple, a fait de sacrés mauvais coups à Aragon par exemple.
Tu parles du personnage de Gilles. C'est également le titre de l'un de ses romans, porté à l'écran par Resnais, un très beau film par ailleurs.
Voilà, avec ces propositions de lecture et de film j'espère que tu trouveras à t'occuper ce week end !
Anne-sophie, on ne peut quand même pas dire que ce soit un auteur très étudié à la fac... Pour avoir fréquenté le Mirail à Toulouse et Paris IV, je peux te dire que son nom n'apparaissait dans aucune U.V et ce n'est pas forcément dû au renouvellement des oeuvres et auteurs étudiés, étant donné que certains auteurs sont au programme pendant des années...y compris chez les vingtièmistes...
lundi, 14 mai, 2007¤ Anne-Sophie & Fashion : Merci pour vos commentaires qui de fait on enrichit particulièrement mon post. Je n'ai pas suivi votre cursus (Lettres modernes ou classiques, je suppose) et c'est donc très intéressant.
lundi, 14 mai, 2007Anne-Sophie, ne soit pas désolée de me contredire, bien au contraire. Le débat d'idées, j'adore et ce blog n'est pas l'antichambre de mon narcissisme -quoique... ;) Je trouve très édifiant de voir qu'une Fac propose les auteurs fascistes comme étude tandis qu'une autre les passe sous silence (enfin 2 autres puisque Fashion voyage). Personnellement, j'ai noté que même chez des gens plutôt cultivés, Drieu La Rochelle était un parfait inconnu. Je crois très fort que le fait qu'il se soit suicidé et donc n'ait pas pu ou s'excuser ou s'expliquer a joué en sa défaveur. Cette "lâcheté" a fini de l'enfoncer. Même si son suicide n'a strictement rien à voir avec la défaite de l'Allemagne nazie (ses amis, résistants, l'ayant supplié de s'enfuir); il voulait en finir dès 1943. Son nom me semble renifler le souffre. J'ai vu effectivement que des thèses lui avaient été consacrées (ce qui me semble tout à fait logique) mais cela n'a pas augmenté sa notoriété il me semble.
¤ Fashion : Faites ce que je dis, pas ce que je fais ;)
lundi, 14 mai, 2007Je pensais être une des rares à refuser de lire des auteurs "nauséabonds"... J'adore le "bibliocachot" ! A quand le dico fashion-victim ?
Le "bibliocachot" n'est pas de moi, j'ai trouvé cette expression dans "Loin de Chandigarh" et je la trouve très imagée et donc très parlante, donc je me la suis appropriée, pouf, voilà (je suis comme ça, j'ai décidé de faire vivre des bouts de romans à travers moi, en toute modestie, hein ?). J'ai l'impression que ce commentaire n'est pas très clair, mais la journée a été longue... Signé : fashion qui voyage (l'expression m'a beaucoup plu, en même temps, 2 facs, ce n'est pas beaucoup et si ça n'avait tenu qu'à moi, j'aurais aimé faire mes études dès le début à Paris, mais bon, je ne vais pas raconter ma laïfe, non plus, et pour la petite histoire, j'ai bien fait de études de Lettres Modernes)... Ouf, j'ai fini (pour l'instant)! :))
lundi, 14 mai, 2007Bonoir Fashion victim,
lundi, 14 mai, 2007nous avons deux points communs : j'ai fait des études de lettres modernes et j'ai lu Loin de Chandigarh (lire très intéressant à de nombreux égards, quoique trop long) et je ne me souvenais pas de cette expression. Je la note moi aussi !
Bon, les filles, pour ajouter de l'eau au moulin, le Mirail (la fac de lettres et sciences humaines de Toulouse) est très orientée à gauche, voire même à gauche de la gauche et j'ai remarqué, en tant qu'étudiante puis en tant que prof que les programmes sont parfois choisis de manière politique... Attention, je n'ai pas dit que Censier était une fac réac, loin de moi cette pensée (en fait je n'en sais absolument rien)! Sinon, bon sens, j'aime beaucoup la musique que tu as ajoutée!
lundi, 14 mai, 2007Bonjour !
lundi, 14 mai, 2007Chère bon sens ton post m'a donné une furieuse envie de découvrir cet auteur. Sur amazon, plusieurs titres me donnent envie : l'homme couvert de femmes, reveuse bourgeoisie, journal d'une homme trompé. Les trois ? Un des trois ??
¤ Wamanda : Le chef d'oeuvre de Drieu La Rochelle c'est "Gilles" mais j'aime l'idée développée dans "L'homme couvert de femmes" qu'un homme même désabusé et cynique court derrière la même chose qu'une midinette : le bonheur :)
mardi, 15 mai, 2007¤ Fashion : Tu me fais bien du plaisir en aimant cette chanson! Je voulais, parallèlement à la littérature, faire découvrir chaque semaine une musique mais je n'étais pas certaine que les habitués (enfin surtout habituéEs) apprécieraient cette démarche :)
mardi, 15 mai, 2007Bon sens, ne t'étonne pas de constater une brusque augmentation de tes stats : mon fils de 2 ans vient de tomber fou amoureux de Jill Scott et il réclame "musique maman musique" environ 40 fois par jour, pour le plus grand plaisir de son père, que ce genre de musique fait frissonner d'effroi (mon homme a de drôles de goûts, c'est malheureux pour lui...)
mardi, 15 mai, 2007Alors là !!! Trop la classe le bambino !!! Voilà un enfant qui a de l'avenir ! Aimer Jill Scott a 2 ans c'est tout simplement le signe d'une très grande intelligence naturelle ! Je te donne le titre : "My petition". Enfin, je LUI donne le titre. Ce petit a des oreilles en or :)
mardi, 15 mai, 2007ok pour "l'homme couvert de femmes", ce titre me plait, et pour "Gilles" alors !
mardi, 15 mai, 2007¤ Wamanda : Tu y retrouveras le même personnage : Gille (dans "L'homme couvert de femmes" ce prénom ne porte pas de "s" - si quelqu'un peut m'expliquer pourquoi, je suis preneuse)
mardi, 15 mai, 2007.)
Concernant la politique des facs, il y a des partis pris. Dans ma fac (Paris V)certains noms étaient totalement absents de la bouche des profs et les prononcer provoquait des haussements d'épaules sans un mot...
mardi, 15 mai, 2007laisson un peu Drieu la Rochelle et les autres. J'ai commencé Faber (COntes de la rose pourpre). Comme promis, voici mon avis.
mardi, 15 mai, 2007et bien j'ai arrêté au bout de trois contes, en plein milieu. Ras le bol. J'ai l'impression qu'il n'arrive pas à laisser libre court à son style dans des histoires courtes. Se brime-t-il, perdu dans la perspective d'aller droit au but ? Dans La rose pourpre et le lys, l'aspect trés cru de certains passages ne m'avait pas du tout dérangée, tant son style me ransportait littéralement.
Ici, c'est que qui m'a arrêtée. L'impression de lire quelque chose de vaguement pornographique et gratuit.
J'aurai dû aller jusqu'au bout, mais je ne suis pas d'humeur.
Tu as raison de laisser Sugar partir, et de ne pas chercher à savoir ce qu'elle devient (et de toute façon, tu ne le saurais pas en lisant les Contes...
Ah ben tu vois : je l'avais dit !!! Sugar, je lui ai inventé une fin depuis bien longtemps ! Elle a refait sa vie et s'occupe de la petite tranquillement.
mardi, 15 mai, 2007PS : Je suis pas compliquée comme nana.
Hello! Je viens de découvrir ce blog en faisant des recherches web sur... Drieu la Rochelle ^^ J'ai eu un cours de fac dessus ce mardi, qui confirme en partie ce qui a déjà été dit : oui, Drieu a mauvaise réputation, officiellement à cause de son antisémitisme, de son collaborationnisme et de son suicide, et c'est pour cela que peu de travaux lui sont consacrés. Mais officieusement, les choses sont plus complexes... Aragon a fait beaucoup pour décrédibiliser Drieu par exemple, en raison de leur violente rupture en septembre 1925. Ensuite, Drieu n'appartient à aucun des grands mouvements littéraires des 20's, ce qui le marginalise au sein de l'histoire littéraire. Enfin, les romans eux-mêmes de Drieu dérangent, à cause de leurs thèmes et idées majeures : non pas l'antisémitisme (à propos duquel Drieu n'a fait aucune déclaration formelle!) mais l'obsession des femmes, l'homosexualité latente et réprimée, le nihilisme (beaucoup plus fort que dans Aurélien d'Aragon) et le dégoût vague de la vie. C'est le genre de chose qui fait tiquer les directeurs de recherche encore aujourd'hui... S'y ajoute le fait que Drieu, même si les thèmes qu'il aborde peuvent être en soi intéressants (si on les observe avec neutralité...) n'atteint jamais l'éclat qu'Aragon et Malraux possèdent dans leurs meilleurs écrits. Attention, je ne dis pas qu'il est piètre écrivain : simplement son style ne flamboie pas, il se caractérise plutôt par l'impression à long terme qu'il produit chez le lecteur. Mais, du coup, il n'est pas prisé, car on ne peut pas dégager de citations-choc de son oeuvre.
mercredi, 16 mai, 2007Voila voila... et si jamais Drieu vous intéresse beaucoup, un livre vient de sortir sur lui, de Jacques Lecarme : Drieu la Rochelle, ou le bal des maudits . A bon entendeur... ;)
désolé de ce post hors sujet, qui n'a rien à voir avec le sérieux débat en cours : j'aimerais simplement savoir quelle est la procédure à suivre pour proposer de la musique sur Blogger ? Au passage, merci d'avoir choisi Jill Scott ;o)
mercredi, 16 mai, 2007Ouf! j'arrive à la fin d'une longue discussion, à ce que je vois! ...
mercredi, 16 mai, 2007... Pour ajouter à ce qui a été dit, je ne pense pas être particulièrement inculte (quoique quoique ... ) ET Drieu n'est pas dans ma bibliothèque! mais, après ton post, j'ai bien envie d'ouvrir ses livres!
¤ Anakin : Merci mille fois pour cette très intéressante participation et de surcroît très enrichissante. Je ne savais pas pour la marginalisation. Ni pour le sympathique coup de pouce d'Aragon. En revanche je lui ai trouvé un style brillant - à défaut de flamboyant ;)
mercredi, 16 mai, 2007Ravie que tu aies fait halte ici Anakin. Bonne route :)
¤ Incoldblog : Jill Scott est un sujet très sérieux également ! Elle mérite autant d'attention :)
mercredi, 16 mai, 2007Ce fut long à comprendre mais simple à mettre en apllication. Ou peut-être suis-je longue à la détente. Je vais donc délivrer mon grand secret avec pédagogie.
Tu ouvres un compte sur :
http://www.fileupyours.com/index.php
Ainsi tu peux mettre une chanson de ton disque dur sur une url (ta chanson possède désormais une adresse internet).
Ensuite tu vas ensuite sur :
http://www.podcast-player.com/fr/lecteur-mp3-gratuit.cfm
Là c'est pour choisir un MP3 qui va demander l'adresse internet de ta chanson. Tu obtiendras un code html que tu iras insérer dans un widget de blogger (Modèle>Eléments de la page>Ajouter un élément>HTML).
Ca devrait fonctionner... :)
¤ Anne : Je pense que si j'avais du faire un sondage sur la notoriété de Drieu La Rochelle, elle aurait été quasi nulle. Mais c'est aussi pour cela que j'ai fait le post : pour le faire découvrir à mes gentils lecteurs :))
mercredi, 16 mai, 2007A propos de longue discussion, une autre s'est déclenchée sur ton blog devant ma perplexité face à l'art contemporain. Très intéressante ! :))
mille mercis !!! Je vais m'atteler à la tache dès que possible.
jeudi, 17 mai, 2007Bonjour, j'ai lu tout tout tout le blog, et une toute petite portion des bouquins ... honte à moi... à ma décharge votre Honneur j'aipoint fait d'études de lettres. Céline c'est quelque chose que vous ne pouvez pas laisser de côté, sérieusement, si vous parlez de littérature (j'ai essayé, j'ai détesté, mais au moins je sais pourquoi). Je finirais volontiers par un "hi hi" mais j'ai perdu le lexique et donc le nombre convenable à en placer pour signifier mon amusement teinté de complicité. Bon ben du coup je reviendrai lundi matin, sans le roi, sa femme et le ptit prince (le Petit prince ? critique à faire ?)
samedi, 19 mai, 2007J'ai fait un tour chez Gibert et au rayon "Drieu", il y avait semble-t-il la plupart de ses oeuvres (presqu'une étagère) mais pas celui-ci et mon esprit d'aventure étant resté chez moi, je n'ai rien acheté et rien feuilleté (à ma décharge, j'avais les mains pleines... d'autres romans). C'était un commentaire très constructif... :)
samedi, 19 mai, 2007@Marie-Laetita : Tout d'abord c'est moi qui te remercie d'avoir tout lu ! C'est un honneur que tu aies passé tant de temps à lire mes cogitations :)Parce que soyons honnêtes : nous écrivons pour être lus. Je me rends compte que je "tutoie" tout le monde comme Claude Sarraute ! Tu as parfaitement raison concernant L.F Céline. Il faut le lire. Mais je fais un blocage émotionnel et financier. Je m'explique : J'ai pas envie que les oeuvres d'un homme totalement détestable (bien plus que Drieu La Rochelle à mon avis) rapportent des dividendes à ses héritiers... C'est un motif affectif qui n'appelle pas ma raison. Je vieillis donc je pense que passerai outre très bientôt... La rebellion c'est l'apanage de la jeunesse :=)
dimanche, 20 mai, 2007@Fashion : Comme tu peux le remarquer, je viens de te piquer sans vergogne ton petit arobase @.
dimanche, 20 mai, 2007Tes commentaires me font tout le temps marrer. La construction c'est le domaine réservé du BTP, non ?
;)
[digression] Bon-sens, comme je l'écrivais chez Anne-Sophie, vous voilà favorisée ! [/digression]
dimanche, 20 mai, 2007@Nicolas : Ouh mais quel honneur !
dimanche, 20 mai, 2007Et bien je t'en suis reconnaissante. Espérant que mes billets hebdomadaires (plus je peux pas pour cause de flemmardise) te seront agréables.
Je prends toutes les critiques (à venir j'espère) mêmes et surtout les mauvaises. Je n'ai pas une once de susceptibilité.
;)
Au fait, Bon Sens, je n'oublie pas la question que tu as posé l'autre jour chez moi ... As-tu un peu navigué sur le site d'Artivi.fr? Il y a plein d'entretiens (filmés) avec des galeristes, quelques autres avec des artistes, des films de vernissage ... C'est déjà une façon de se familiariser avec l'art contemporain que d'entendre parler ses protagonistes.
dimanche, 20 mai, 2007Bouh, j'ai oublié l'accord du participe (poséE), faute que je méprise entre toutes!
dimanche, 20 mai, 2007Ayant tout lu de Drieu, je ne peux que te conseiller de continuer. Idem pour Céline, tout aussi accrocheur dans un style tellement différent (bien que Céline et Drieu n'aient pas un passé semblable).
dimanche, 01 juillet, 2007Très bon billet que tu viens de faire.
@j.méret : Merci et bienvenue :) Autant te dire qu'un compliment venant de quelqu'un qui a lu tout Drieu me touche beaucoup car ce billet n'est issu que de la lecture d'une seule oeuvre du monsieur. Donc j'ai presque rougi ce qui est rarissime ! Je lirai encore Drieu car la rencontre fut très belle. Pour Céline c'est plus compliqué. L'homme est effectivement très différent de Drieu. Plus lâche. Moins d'envergure il me semble. Je sais bien qu'il ne faut pas s'arrêter à ce genre de réflexions pour le moins subjectives mais comme le dit si bien Emil Cioran, l'objectivité n'est pas une sensation d'être vivant :)))
lundi, 02 juillet, 2007Il est vrai que Drieu la Rochelle est peu lu et peu étudié. C'est dommage car il est l'auteur d'un des plus beaux textes que je connaisse : Le Feu Follet. Louis Malle en a fait une magitrale adaptation.
mardi, 17 juillet, 2007Pour ma part, j'ai lu deux livres de Drieu, et je n'ai pas été déçu!Je crois qu'il est parfaitement absurde de se priver d'un auteur en raison de ses opinions hautement contestables, d'autant que "Gilles" par exemple ne fait pas état d'antisémitisme ou d'idéologies de ce genre!
jeudi, 02 août, 2007@Maubrun : Bienvenue à toi :)
samedi, 04 août, 2007L'absurdité et l'affectif font souvent bon ménage. C'est une discussion à plusieurs tiroirs. Est ce qu'un écrivain est un homme dans sa globalité ou uniquement une main et un stylo... Doit-on séparer les opinions d'un homme et son imaginaire... Jusqu'où peut-on être abject tout en restant digne d'être lu... C'est complexe à mon sens. D'autant que peu de rationnel et d'objectivité ont leur place dans les réponses à ces questions. :)
Bonjour
mardi, 13 novembre, 2007J'ai aimé PDLR et son "homme couvert de femmes". Je suis tombé dessus par ordre alphabétique (qui m'évite d'être influencé dans ma lecture).
Je trouve, comme certains de ce blog, qu'il a des trouvailles métaphoriques sublimes.
En revanche, je découvre son personnage réellement aujourd'hui (l'ordre alphabétique réserve des fois des surprises)
De mon point de vue, à l'opposé de Céline, chez PDLR, on trouve une dichotomie entre l'éthique de comportement et l'éthique de conviction.
Comme je continue à écouter Noir Désir je recommanderai la lecture de PDLR.
@Anonyme : Bonjour :)
mercredi, 14 novembre, 2007Pierre Drieu La Rochelle n'a effectivement rien à voir avec Louis Ferdinand Céline quant aux motivations idéologiques. Nombreux sont ceux qui l'ont souligné afin de défendre la mémoire de PDLR. J'ai d'ailleurs eu l'occasion de relire quelques passages de "L'école des cadavres" de Céline et effectivement... Ce n'était absolument pas les mêmes bonhommes... Sans conteste.
Bienvenue sur ce blog :)
Une adaptation de Gilles par Resnais ? N'importe quoi.
vendredi, 16 mai, 2008Le Feu follet a été adapté par Louis Malle.
C'est tout.
Pour ma part je connais son nom, L'Homme couvert de femme est un de mes livres cultes et Drieu est vraiment un grand.
jeudi, 23 septembre, 2010Mais il ne faut pas tant séparer vie et oeuvre, elles sont liées, et sa vie est fascinante, très romanesque. Nationaliste plus qu'antisémite sa première femme (qui le cacha après la guerre) était juive, une trajectoire de romantique, très belle mais si les errances politiques sont incontestable.
"Le feu follet" est également un très très bel ouvrage.
Je découvre votre site dans mes recherches sur Drieu, c'est plsisant.
Drieu la Rochelle, tout comme LF Céline, est un auteur talentueux, et même un véritable génie.
mardi, 22 février, 2011Il me paraît bien regrettable de lire sur cet illustre blog pourtant si ouvert et curieux; une telle infamie ! La vie, les opinions politiques (le fascisme, puis la "dérive stalinine" qui n'est pas d'ailleurs pas avérée), les tentatives de suicide qui font de lui un être que vous qualifiez de "monstrueux" je crois, n'ont strictement aucun rapport avec l'art qu'il produit et les émotions qu'il crée à travers sa plume. L'homme et l'artiste sont à différencier, en tout cas, en toute situation. Ainsi, de même, Céline; antisémite, gros méchant, gros fasciste, laid, puant; est un auteur de génie (à ne surtout pas comparer Drieu la Rochelle et Céline, cependant).
Peut-on soulever une question qui dérange; être un méchant fasciste faisait-il de Drieu la Rochelle un être execrable et indigne de toute compassion ?
"Nous saurons qui nous sommes quand nous verrons ce que nous avons fait." Drieu la Rochelle
J'ai mis du temps à vous répondre, excusez-moi.
jeudi, 21 avril, 2011Primo : il me semble parfaitement bien différencier Céline et Drieu La Rochelle ; pardon si cela ne semble pas évident.
J'ai recherché où j'avais pu écrire que Drieu La Rochelle était monstrueux : je n'ai pas trouvé ! J'ai dit qu'il s'était fourvoyé dans une idéologie monstrueuse... Je maintiens ! L'idéologie fasciste est à mes yeux monstrueuse car elle transforme des hommes en monstres.
Secundo : j'ai ouvertement déclaré que Drieu La Rochelle était un excellent écrivain.
Tertio : Drieu est une exception pour moi (et j'ai expliqué dans le post pourquoi) car j'assume parfaitement associer un être à son oeuvre. Je suis navrée mais je n'élèverai pas au rang d'artiste génial un parfait salopard. C'est personnel, je ne peux pas.
Je pose cette question à tous les gens qui trouvent stupide de tout mélanger :
Si Adolf Hitler avait été reçu à l'Ecole des Beaux Arts de Vienne, s'il avait eu le talent d'un Egon Schiele , pourriez-vous dire aujourd'hui "Aaah Adolf ! Un parfait monstre, une ordure de la pire espèce... mais quel peintre géniallissime ! Ne mélangeons pas l'homme et sa peinture, de grâce !".
;)
Votre dernière idée est un parfait amalgame, une pure démagogie de l'esprit.
samedi, 04 juin, 2011Je vois que cet article fait beaucoup parler.
samedi, 04 juin, 2011Être démagogue n'est ni un crime ni un délit cependant je ne vois pas trop en quoi cela s'applique à moi. Je n'ai aucune foule à "embrigader" ou à convaincre. Je donne juste mon avis. Il est donc paradoxal que donner un avis soit démagogue quand on n'attend absolument rien de cette prise de position. Ce qui est mon cas.
Ceci dit, je note qu'il est de bon ton dans les milieux intellectuels de ne pas "amalgamer" les êtres et leurs œuvres. Toutefois permettez moi de relever (et c'était le sens de ma remarque)que cette délimitation entre œuvre et personne se heurte à une limite : celle de ne pas avoir été trop loin dans l'ignominie... Un "trop loin" fixé par ceux-là même qui traitent les autres de démagogues. C'est donc une conversation qui ne peut s'étendre et vire au dialogue de sourds car qui définit l'ignominie ? Les historiens ? Les intellectuels ? Les citoyens ?
:;)
PS : Je ne vous empêche pas de développer votre pensée ;) Et la démagogie est rarement autre chose qu'une démagogie de l'esprit... Si ?
Parfaitement d'accord avec ce dernier commentaire (celui de l'auteur de ce blogue, bien entendu).
vendredi, 10 juin, 2011C'était ce qu'on appelle une "remarque disqualifiante", à savoir une remarque après laquelle la discussion s'arrête ou s'envenime. Écrire à quelqu'un "Votre dernière idée est un parfait amalgame, une pure démagogie de l'esprit" est une manière de disqualifier l'autre en lui montrant à quel point sa bêtise ou son ignominie ou ses vices moraux l'empêchent d'argumenter davantage.
Ces "remarques disqualifiantes" me fascinent, d'autant qu'elles pullulent sur les forums, dans les blogues, à la télévision, à la radio, dans les débats politiques et/ou contradictoires... En tant que linguiste, j'aimerais les prendre comme sujet de recherche mais hélas (ou heureusement) je suis sur d'autres sujets très prenants. :-)
Disqualifier permet d'avoir raison même quand on a tort. C'est presque un art. Pas besoin de développement : "vous êtes un(e) démagogue amalgamante". Cinq mots, pas plus, et vous voilà obligée de vous défendre et de dérouler un argumentaire qui, au mieux, fera sourire l'auteur de la formule disqualifiante, lequel aura au moins réussi à vous faire perdre un peu de temps.
Sauf que moi j'ai apprécié la réponse et je prends note de cette formule anonyme pour nourrir et enrichir ma base de données, en vue -allons savoir- d'un hypothétique travail ultérieur.
Bonne démagogie réparatrice de fin de semaine !
séb h.
@Seb haton : Schopenhauer n'aurait pas dit mieux que vous !!! Bravo Seb !
vendredi, 10 juin, 2011On ne demande pas a une bonne bouteille si le viticulteur est fasciste ou bolchevique !
vendredi, 17 février, 2012Je m' etonne et m' inquiete du fait que si peu de personnes connaissent et lisent encore les auteurs qui ont
marque leur epoque ou la litterature tout court comme cela a ete le cas avec Drieu La Rochelle ou Celine.
Etonnant ? Chaque fois que je me hasarde sur Facebook ou Twitter, je comprends tout de suite puisque qui
est encore capable d' ecrire correctement sa langue ?
P.S. : etant neerlandophone, j'utilise une tablette avec un clavier qwerty d' ou l' abscence d' accents dans le
texte. Ne tirez donc pas sur le pianiste !
Antoon Meert
@toon : j'ai cette horrible tendance à vouloir savoir quel est le type qui produit le vin... ;)
mercredi, 29 février, 2012Je félicite le néerlandophone que vous êtes car le français est une langue difficile.
C'est une expression venue de très loin "ne tirez pas sur le pianiste, il fait de son mieux"... Très drôle :) (enfin pour ceux qui ont vu des films de cow-boys).
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