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No brain... No pain

Nos amis les ricains

Acte VIII / Quand les gourdes sont vides

mardi 24 février 2009



Au départ, cette rubrique "Des vessies pour des lanternes" était un cri d'alarme.
Un cri est un peu prétentieux, je vous l'accorde, plutôt un hoquet de révolte. Mais c'était avant tout une intuition. L'intuition qu'une fin était proche, celle de notre statut de "gourdes" remplies d' €uros, manipulées non par la promotion mais bien par le matraquage médiatique pour tel ou tel artiste, déclaré "incontournable" et starifié au nom d'on n'a jamais su quoi ; c'était ainsi, un sentiment diffus que les génies de la com' et du marketing nous prenaient pour de simples gourdasses prêtes à gober les moindres de leurs élucubrations sous couvert qu'à force de nous répéter sans cesse qu'untel était "immanquable" nous ne pourrions résister, pauvres cruches, à croire que c'était vrai.
Mais le sourire aux lèvres, je découvre qu'en silence, toutes les gourdes et cruches du monde se sont prises par la anse et ont fait front devant ce mépris que l'on nous servait à la louche.

Le magazine Marianne (n° 615) a entendu notre mutisme, notre refus à obtempérer et s'est fait fort de dévoiler comment nous avions fait fléchir cette machine.

Et c'est par l'arithmétique que c'est exprimé notre refus. C'est fou comme de simples chiffres peuvent être aussi tranchants que des lames de rasoir.

Christine Angot que l'on se doit d'aimer ou de détester ne devait pas nous laisser indifférentes sous peine d'être has been. A ce point, que dire lors d'un dîner "Angot ? ... franchement ? ... je m'en tape" était le signe d'une vie provinciale, hors du temps ; un grillage intellectuel complet ; peut-être même la preuve que notre QI ne pouvait, malgré ses vaines tentatives, atteindre les 90.

Et pourtant... c'eût été la seule réponse à donner. Angot c'est finalement très peu de livres vendus donc rien d'une vedette, juste une grande gueule. Doit-on forcément "starifier" une grande gueule ? Heureusement non, sinon je vivrais entourée de stars !

Pas plus de 42 000 ventes pour L'inceste, 40 000 ventes pour Pourquoi le Brésil ?, 37 000 pour Les désaxés et 17 300 ventes pour Le marché des amants où elle racontait par le menu ses frasques avec Doc Gynéco, preuve en est que tout le monde (excepté 17 300 personnes) s'en cogne comme de l'an 40. (Et je crois pouvoir dire que l'an 40 était drôlement plus intéressant que les états d'âme de C. Angot).

En cela, notre société culturelle ne se porte pas aussi mal qu'on pourrait le penser ! Elle n'est pas prête à débourser 20 € pour avaler les élucubrations d'une cinquantenaire déboussolée par un rapport à la séduction qui nous ferait presque croire que Victoria's Secret a bien faillli l'engager !

Pas comestibles non plus les rêves de grande auteure de Lolita Pille, son Crépuscule Ville n'a séduit que 15 000 personnes malgré une promo dézinguée et des amis influents.

Mieux encore, l'écrivain pseudo dandy (ou le dandy pseudo écrivain) Nicolas Rey, a pris la tasse avec Valloris Plage : 4292 ventes ! Shame on him ! Même Mathilda May, actrice et non écrivaine, le met KO avec 7221 ventes de son Personne ne le saura.

Max Mahonney a eu beau prendre un pseudo de mec et semer le trouble avec un physique de fille ravageur, son Corpus Christine n'a emballé que 11 517 admirateurs.

Catherine Millet, grande prêtresse des scandaleuses a vieillit et sa jalousie n'a intéressé que 32 000 personnes avec Jour de souffrance. Pas mal me direz vous, comparé aux chiffres précédemment cités, mais rien en comparaison du tirage initial : 85 000 livres ! Ce n'est pas moins de 50 000 livres qui attendent un lecteur sous peine de finir pilonnés !!! Mais que fait Nicolas Hulot pour protéger notre chlorophylle ?!

Florian Zeller, incontournable dans la nouvelle génération, c'est 2903 ventes avec Elle t'attend !
On rit maintenant ou on attend nous aussi ?

La magie n'a pas opéré pour Nathalie Rheims et son chemin des sortilèges ; malgré sa haute peopolisation, ce n'est que 5800 livres vendus, autant dire peanuts !

Amanda Sthers avait relevé un défi et ne s'en tire pas trop mal en affichant 12 380 ventes de son Keith me mais au regard de l'aura médiatique dont elle dispose, c'est bien maigre.

Brèves de Blog de Pierre Assouline, a comptabilisé 901 ventes comme quoi, les blogs se lisent peu sur papier... douche froide pour les fameux commentateurs dudit blog.

Pour remettre ces pauvres chiffres à leur place, sachez qu'Anna Gavalda a vendu 574 000 exemplaires de sa Consolante ; Guillaume Musso, c'est 318 885 avec Je reviens te chercher ; et notre givrée nationale, Amélie Nothomb, avec Le fait du Prince : 198 117 ventes.

Et qu'en est-il de ceux qu'on n'essaie pas à tout crin de nous fourguer ? Ceux dont la tronche n'évoque rien, le nom peu... comment arrivent t'ils à atteindre notre attention, nous, les gourdes ciblées du marketing littéraire à qui on ne montre que des vessies ?

Notre révolte silencieuse les a hissés à une place légitime ; sans bruit et sans projecteur, ils occupent le paysage littéraire.

Michel Folco, avec son Même Le Mal Se Fait Bien (3ème opus de la série) s'en sort avec près de 11 000 ventes.

Pierre Dubois et Comptines assassines, 6413 ventes... Malgré bien moins d'entrées VIP sur les chaînes télévisuelles que Mister Zeller et Mister Rey, Mister Dubois leur a mis une tôle !

Eric Chevillard a écoulé 5045 de son Vaillant petit tailleur.

Joseph Vebret a vendu 4336 de ses douces Friandises Littéraires.

Anne Marie Garat pèse un peu plus lourd (et même très lourd comparativement à ceux cités plus haut) avec Dans la main du diable : 33 344 ventes.

Et dans la plus pure tradition du bouche à oreille, Claudie Gallay rafle la mise avec un score record : 180 053 livres vendus pour "Les déferlantes"... chapeau bas !

Si certains écrivains passent par ici, attristés par leur petit chiffre de ventes, qu'ils remontent ce billet et relisent religieusement le score de Florian Zeller... qui pourtant sait parfaitement maîtriser les feux de la rampe médiatique ou celui de Nathalie Rheims, qui mieux introduite qu'elle, tu meurs (malgré une chevelure improbable qui me laisse pantoise dès que je la vois : Nathalie n'est-elle pas la preuve irréfutable que la réincarnation existe ? Si, je vous l'affirme, Nathalie est Samson de la tribu de Dan).

C'est sur cette note rafraîchissante que je vous le dis : tant va la cruche à l'eau qu'à la fin elle se casse...




***

Sources Edistat (au 08/02/2009)

***


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43 commentaires à lire:

In Cold Blog a dit…

"Doit-on forcément "starifier" une grande gueule ?"
C'est toujours un vrai plaisir de te lire.
Tu as raison de le crier bien fort : l'heure des gourdasses a sonné. Rejoignons-tous les United gourdasses and cruches of CogitoRebello :)

mardi, 24 février, 2009
Anonyme a dit…

Je n'ai jamais lu Angot, je n'ai jamais lu Millet, jamais lu Rheims, Zeller, donc je ne suis pas une gourdasse.
Oups, j'oublie que j'ai déjà lu Gavalda, Levy et Nothomb...
Donc un peu gourdasse quand même (mais repentie, hein !)

(j'adore ton blog it, c'est adorable)

Partie, mais parmi vous qd même:)

mardi, 24 février, 2009
Anonyme a dit…

Salut Bon_Sens ! :)
Ecoute, je suis surtout contente de voir que cette fois, la télé et les médias n'auront pas leurré les lecteurs. Savoir qu'un bon écrivain a du succès, c'est très rassérénant.
Et si c'était contagieux ? On ne sait jamais : peut-être va-t-on voir ré-émerger le reportage de qualité, la musique de qualité, les émissions de qualité, la bouffe de qualité et - rêvons un peu - la politique de qualité...
(Oui, je sais, je suis d'un indécrottable optimisme.)

mercredi, 25 février, 2009
Bon sens ne saurait mentir a dit…

@InColdBlog : Merci :) Idée lumineuse ! Je viens de créer le mouvement ! Join us !
;)

mercredi, 25 février, 2009
Bon sens ne saurait mentir a dit…

@Amanda : Ah te voilà ! Comme quoi mes trompettes sont sonores !
Il me semble que tu n'a rien perdu (quoiqu'il parait que le dernier Millet est un très beau livre. Mais bon... L'histoire d'une femme "infidèle" qui souffre de jalousie... J'avoue que j'ai du mal à compatir).
:)

mercredi, 25 février, 2009
Bon sens ne saurait mentir a dit…

@Sophie K : je vais pour toi continuer la suite de cette révolte silencieuse car Marianne développait le thème sur d'autres champs culturels :
Musique -> Carla Bruni a vendu 192 250 exemplaires de son dernier album malgré (je cite Marianne) "une omniprésence dans les médias, jugée indécente."
"Quelqu'un m'a dit" avait été écoulé à 2 millions d'exemplaires en 2002...
Le dernier album d'Hélène Segara est classé 139ème au classement des ventes.
Camille, la chanteuse, a fait un flop avec son dernier album (Music Hole): 55 000 vendus contre 450 000 pour son précédent album (le Fil)...
Jane Birkin (Enfants d'hiver) n'a même pas atteint les 10 000 ventes !

En littérature, on peut également souligner que le "Ennemis publics" de Houellebecq & BHL a été vendu à 75 000 exemplaires alors que... 120 000 ont été imprimés.
L'inédit de Stefan Zweig, "Le voyage dans le passé" récemment publié chez Grasset, s'est vendu à 160 000 exemplaires !
La conclusion s'impose d'elle même....

mercredi, 25 février, 2009
Anonyme a dit…

Cool si les gensses finissent par être soulés de ces pressions médiat'hic! Je compte intituler mon prochain livre "J'irai cracher sur Nothomb", ça devrait me permettre de lui pirater quelques lecteurs, non? ;))

mercredi, 25 février, 2009
Bon sens ne saurait mentir a dit…

@Boris : Très drôle :)))
Je crois que tu peux en effet lui piquer un peu de lecteurs... d'ailleurs avec un titre pareil, nul doute que tu serais dans le viseur des... médias et donc prêt à délester quelques gourdes des euros qu'il leur reste.
Tu devrais mettre un copyright là-dessus, c'est vraiment excellent !
:)

mercredi, 25 février, 2009
Anonyme a dit…

J'adhère :-)

Je trouve seulement que les chiffres "faiblards" sont encore bien trop élevés... Bien au-dessus des tirages habituels d'une petite maison d'édition, sans parler des ventes...

mercredi, 25 février, 2009
Sarpedon a dit…

"notre givrée nationale, Amélie Nothomb"

Dois-je en déduire que l'auteur(e) de ces lignes doit son esprit critique à l'air vif du plat pays qui est le mien ?

mercredi, 25 février, 2009
In Cold Blog a dit…

Bon apparemment mon commentaire n'a pas été enregistré.
Je te disais juste que non seulement j'adhère avec plaisir aux United gourdasses and cruches of CogitoRebello mais qu'en plus je propage la bonne parole chez moi :oD

mercredi, 25 février, 2009
Anonyme a dit…

Enfin une bonne nouvelle !

mercredi, 25 février, 2009
Anonyme a dit…

C'est un billet revigorant. Pas moins. :))

mercredi, 25 février, 2009
Anonyme a dit…

Merci pour ce savoureux billet!!
Oui, vive les gourdasses et cruches du cogito rebelle!
Katell

jeudi, 26 février, 2009
Bon sens ne saurait mentir a dit…

@bookamaton : Oui certes... mais quand je pense au matraquage, aux passages télés, aux poses convenues pour paraître un "incontournable"... ça me fait fait bien marrer de voir que la résistance existe bel et bien.
Les petites maisons d'édition devraient peut-être plus utiliser la blogosphère ou internet pour promouvoir leurs auteurs... Je crois dur comme fer au bouche à oreille...
:)

jeudi, 26 février, 2009
Bon sens ne saurait mentir a dit…

@Sarpedon : Oups cher abonné ! J'ai commis un impair ! Tu as parfaitement raison, je me suis exprimée un peu hativement. Par notre givrée nationale, je voulais dire notre auteur la plus connue en France... rendons aux belges ce qui leur appartient !
En même temps, si l'on fait cela, il ne va pas nous rester grand monde...
:)

jeudi, 26 février, 2009
Bon sens ne saurait mentir a dit…

@Sarpedon : plus j'y pense et plus tu as raison... j'aurais pu être belge moi aussi !!! Disons donc que j'ai l'esprit belge !

jeudi, 26 février, 2009
Bon sens ne saurait mentir a dit…

@Loïs de Murphy : je suis une pourvoyeuse d'optimisme !

PS : je t'ai fait mentir, j'ai fait tomber une tartine de vache qui rit et miracle (!), elle est tombée du bon côté !

jeudi, 26 février, 2009
Bon sens ne saurait mentir a dit…

@fashion : Merci :)))

jeudi, 26 février, 2009
Bon sens ne saurait mentir a dit…

@Katell : comme quoi nous étions nombreuses !
:)

jeudi, 26 février, 2009
Anonyme a dit…

Tu as entièrement raison pour le bouche-à-oreille, c'est ce qui sauve ET les lecteurs ET les ouvrages qui ont besoin de plus que le bling bling pour faire leur petit chemin. Aaaah, les plans de communication rédigé des mois à l'avance, les espaces réservés(avec les chroniques qu'il mérite) pour tel ou tel éditeur (peu importe le contenu de l'ouvrage, à la fin), quel bonheur pour les cruches :-p Je ne suis quasiment plus les médias "culturels", essentiellement "mes" libraires, amis, blogueurs et intuitions, et je m'en porte trèèès bien.
En tant que libraire à un bref moment, maintenant en tant que blogueuse, j'essaye de glisser ici et là de véritables, gros, énormes coups de coeur, qui à mon humble avis n'ont pas eu suffisamment leur chance... La production des éditions Chandeigne qui me laisse souvent baba, ébaubie, heureuse (aaah, Mia Couto :-) ; quelques livres Corti qui me donnent envie de ne rien lire d'autre (aaah, Leopoldo !!!)... Et puis certaines choses chez les grands aussi heyn, parce qu'il ne s'agit pas non plus de diaboliser toutes les maisons au CA de plus d'1 million d'euros !

Bref, avec ce billet, tu as touché quelque chose qui me tiens particulièrement à coeur. Et le "combat" de beaucoup de blogueurs :-D

jeudi, 26 février, 2009
Anonyme a dit…

Rhââââ !! Dieu que c'est bon !
(bon, moi j'aime Gavalda, mais à part ça je suis tout d'accord avec toi)
(j'adooore le "j'irai cracher sur Nothomb")

jeudi, 26 février, 2009
Bon sens ne saurait mentir a dit…

@bookomaton : au delà du sujet "livre" il s'agit surtout de garder un esprit critique et de ne pas acheter ou aimer quelqu'un ou quelque chose au gré des diktats des plans média... c'est extrêmement compliqué car la manipulation est très subtile (parfois moins heureusement pour nous) et ratisse large.
Les blogs me semblent être une ouverture pour s'écarter des "pensées uniques".
:)

vendredi, 27 février, 2009
Bon sens ne saurait mentir a dit…

@Fantomette : Gavalda a ceci de bien qu'elle est très loin d'être omniprésente sur les médias. Les journalistes parlent beaucoup d'elle mais elle, se fait rare et n'exploite pas son image. Elle conserve une posture d'écrivaine que je trouve très agréable et je la trouve très méritante de résister aux appels des sirènes...

vendredi, 27 février, 2009
Anonyme a dit…

Il y a plus de 10 ans les lecteurs (qui achètent les livres contrairement aux critiques) et les bibliothécaires ( qui les font lire) ont fait le succès de Neige de Maxence Fermine, à sa sortie pas un mot des critiques parisiens, rien sur ce livre superbe, mais ...car il y a une justice pour un bon livre le bouche à oreille à fonctionner, les blogs n'existaient pas à l'époque, et au fil du temps un critique par ci un autre par là a DECOUVERT le livre, ouf heureusement qu'il était là.

vendredi, 27 février, 2009
Anonyme a dit…

Je me pose une question: Ne peut-on pas être très médiatique ET un brillant écrivain? N'as-tu pas d'exemple d'auteurs qui squattent les médias parce que le succé de leurs précédentes oeuvres les a placer là?
Y a t-il tant de mal que ça à aimer les caméras lors que l'on possède du talent? Est-ce incompatible?

Oui, je sais, ça fait 3 questions.
Oui, je sais, je ne suis pas bon non plus en maths.

samedi, 28 février, 2009
Bon sens ne saurait mentir a dit…

@Dominique : le bouche à oreille est un phénomène mystérieux et imprévisible... qui ne récompense que le talent.
Plus sûr que n'importe quel critique.
:)

samedi, 28 février, 2009
Bon sens ne saurait mentir a dit…

@Sol : brillant et célèbre n'est sûrement pas incompatible. Je pense à Dominique Fernandez par exemple (mais je ne suis pas certaine qu'il soit hyper médiatique)... Gavalda ? (que j'ai eu trouvée brillante sur certains livres)... Bukowski...
Le souci, c'est que je ne trouve pas d'écrivains hyper connus qui aient été tout le temps brillants... !
Et pour pas mal d'entre eux, ils ont souvent obtenu la 1ère place suite à un 1er roman génial, puis... l'ont gardée pour des raisons que Marianne développait également : parce que le premier opus était bon alors tout ce qui suit était vendu de la même façon.
Et là en effet, les producteurs ont eu de grosses surprises. Ca ne fonctionne plus comme ça. Sauf pour certains. Mais ces "certains" restent des exceptions.

Ils n'ont même pas d'explication rationnelle à ce phénomène. Ca fonctionnait et ça ne fonctionne plus. Ils s'arrachent les cheveux, trouvent le public volatile... s'étonnent que nous ayons pris le temps de réfléchir avant d'acheter. Sûr qu'ils vont passer au crible ce nouveau type de comportement, cette infidélité, pour mieux nous fourguer leurs produits.

J'ai beau chercher... mes écrivains préférés et connus sont tous morts de toute façon... mais la postérité, ça compte ?
:)

samedi, 28 février, 2009
Anonyme a dit…

très bon billet! Cette année en effet, nos amis les people littéraires ont morflé, ça doit être la crise.

J'espère que tu continueras à alimenter la rubrique "des vessies pour des lanternes", car il y a encore beaucoup de candidats méritants qui pourraient y figurer :))

samedi, 28 février, 2009
Bon sens ne saurait mentir a dit…

@didouchka : des noms ! des noms ! des noms !
Je suis preneuse...
;)

samedi, 28 février, 2009
Anonyme a dit…

Il faudrait ajouter aux chiffres de Christine A. ceux du livre de Doc Gyneco paru en 2007 : une tournée générale des plateaux télé et hop! quelques (tout) petits milliers d'exemplaires.
Parfois le livre n'est qu'un prétexte pour passer à la télévision...

(Continuons le combat, chère Bon sens. Faisons triompher l'esprit sur la lettre et la lettre sur le chiffre ! ;)

mercredi, 04 mars, 2009
Bon sens ne saurait mentir a dit…

@Secondflore : l'idée qu'un (même) tout petit millier de personnes a pu acheter un livre de Doc Gynéco m'atterre... Proprement fascinant... je serais curieuse de connaître leurs raisons et ce qu'ils en attendaient...

vendredi, 06 mars, 2009
Sarpedon a dit…

Probablement n'en attendaient-ils rien... et ils n'ont pas été déçus.

samedi, 07 mars, 2009
Anonyme a dit…

Alors, j'ai trois trucs à dire : le premier et le plus important, c'est que Cogito Rebelo s'affiche tout en longueur, en fait c'est comme si j'avais la colonne de gauche qui prenait toute la couverture :-), du coup, c'est moins pratique pour lire. Enfin, c'était juste pour prévenir. En deuxième truc, (et là je me fais toute petite si petite que personne n'entend ce que je raconte, je parle aussi menu qu'une fourmi : j'aime Amélie Nothomb. ouïlle, ça y est, je l'ai dit), donc en fait je n'ai pas de deuxième truc à dire :-)
Le troisième truc c'est que ce billet est une saine remise des pendules à Leurplace !Voilà voilou !

mardi, 10 mars, 2009
Bon sens ne saurait mentir a dit…

@Sarpedon : Aaah, je sens la sagesse belge là... ne rien attendre pour ne pas être déçu... tu as sans doute raison.
:)

mardi, 10 mars, 2009
Bon sens ne saurait mentir a dit…

@pagesapages : bizarre... bizarre... comme c'est bizarre... je n'ai rien moins... ton ordi refuse mon blog ???!!! C'est inadmissible !!!
Ne jamais, je dis bien jamais, avoir honte de ses auteurs favoris !
Ma meilleure amie adore Marc Levy et c'est quand même ma meilleure amie ! :=)

mardi, 10 mars, 2009
Anonyme a dit…

Les chiffres sont parlants ! Tu as raison de ridiculiser ces rois de la comm qui pensent que faire carrière, c'est être célèbre (il y a malheureusement beaucoup de musiciens comme ça aussi).
Mais quand tu valorises la promotion informelle par les blogs, j'ai du mal à te suivre car il est évident que les maisons d'édition cherchent de plus en plus à les récupérer avec diverses opérations d'envois gratuits contre critiques, de "prix des lecteurs" qui ne visent qu'à faire parler d'un livre sur le net, que ce soit en bien ou en mal, le fameux "buzz" qui a remplacé le matraquage publicitaire. J'ai écrit une note récente à ce sujet et j'avoue que je suis de plus en plus méfiante vis à vis des médias, Internet compris.

mardi, 10 mars, 2009
Bon sens ne saurait mentir a dit…

@canthilde : A plus d'un mois de ton commentaire, répondre m'étouffe de honte mais bon... ;)
Je suis une de celle qui répond aux appels de Babelio pour lire un livre puis en parler sur un blog.
Sauf que quand je n'aime pas, je n'ai aucun complexe à le dire clairement. Donc je ne crois pas que ce soit forcément une mauvaise chose que de faire appel aux blogs. Pour ma part, je n'adhère qu'aux conseils de lecture donnés sur les blogs que je connais ou offerts par des commentateurs ici. Pour l'instant cela me convient bien :)

samedi, 11 avril, 2009
Sidonie a dit…

Je vais me faire étriper : je n'accuse pas, je ne juge pas, je ne prends pas parti mais, à combien se montent les ventes de Tristane Banon? Gageons que la cote va monter..... Ce que vous dénoncez n'est-il pas de notre faute à nous, lecteurs, si prêts à gober, si peu critiques....

lundi, 01 août, 2011
Bon sens ne saurait mentir a dit…

@Sidonie : of course my dear mais c'est pourquoi nous devons faire de la résistance !
Résistons à l'appel du papier cadeau ! Jugeons plutôt le cadeau lui même !;)

mardi, 02 août, 2011
Sidonie a dit…

Pour ma part, je ne fais que cela, résister.... D'autant que les cadeaux, c'est moi qui me les fais.... Je ne tiens jamais compte des sirènes médiatiques... Alors, un auteur me conduisant à l'autre, pour cause d'affinités électives, je chemine d'écrivain en écrivain, je suis rarement déçue. J'ai une autre méthode. Comme j'habite un bled de la France profonde, que les librairies sont à perpète, que mes moyens ne sont pas illimités, j'achète tous mes livres en poche sur amazon. Ce n'est pas bien MAIS il y a très souvent des commentaires de lecteurs, qui m'ont souvent surprise par leur pertinence ou, au contraire, par une absence de clairvoyance qui se détectent fort bien, l'une comme l'autre, par la teneur du discours. On en trouve parfois une dizaine, même davantage, pour un seul livre. Si on sait lire entre les lignes, il devient relativement facile de faire des choix. Il m'est arrivé de tomber à côté, mais rarement.

mardi, 02 août, 2011
Bon sens ne saurait mentir a dit…

@Sidonie : ce qui m'a émue dans ton commentaire c'est de réaliser qu'un blog peut faire discuter une fille d'un "bled de la France profonde" avec une fille d'une grande ville, comme ça... Oui je sais je m'émerveille encore de la puissance des blog mais bon...
Cela dit je suis une très grosse consommatrice d'amazon pour une autre raison : j'y trouve moi tous les livres en collection broché (car contrairement à toi j'ai horreur des formats poche, mais bon, moi je suis myope) à un prix défiant toute concurrence car en occasion !!!
Et franchement je trouve que c'est révolutionnaire !
Je viens de passer commande pour cet été et les différence de prix sont édifiantes pour des livres quasiment neufs !
Tu vois, même quand on n'habite pas au fin fond de la France, on peut bouder les librairies classiques ;)
(Il faut avouer que ça me fait également moins hurler quand le livre est mauvais !)

jeudi, 04 août, 2011
Sidonie a dit…

Même pas une fille puisque je suis une vieille! Une transparence! Alors par expérience, je peux te dire qu'avec l'âge, la myopie, ça s'arrange : je lis sans lunettes... Piètre consolation. La seule chose qui me dérange avec Amazon, c'est que le personnel y travaille dans des conditions inhumaines, à des cadences infernales...comme dans les surfaces low cost. Cela dit, Amazon est une source magnifique, où l'on trouve encore des livres qu'on nous dit "épuisés" dans nos librairies de terroir... Ainsi j'ai pu trouver le rare "Main Street", de Lewis Sinclair, dans un état de décrépitude assorti au mien. Réconfortant. De même, Amazon me fait des suggestions en rapport avec mes choix. Je m'en suis quelquefois très bien trouvée comme avec le splendide "Mon Antonia" de Willa Cather. Pour finir et pour frimer un peu : toutes mes dents, le poil dru, la cervelle en alerte et mes dernières vacances, en mai, à Paris.... Ah! Le bon air.....

jeudi, 04 août, 2011

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