Ils ont écrit pour nous !

One Shot

No brain... No pain

Nos amis les ricains

Même le mal se fait bien

dimanche 23 mars 2008



Je tiens là, le livre, votre livre, de cet été !
Croyez-moi, plage, transat, vous en aurez pour votre argent et il ne sera pas besoin d'emmener plusieurs livres dans vos valises.

D'ordinaire je me creuse le cerveau pour vous concocter un titre de post percutant,caustique, ironique... même si des fois j'échoue, oui, je bosse mes titres !
Cette fois-ci, Monsieur Folco a bossé pour moi !
Aucune retouche au titre de son roman (de son pavé : 597 pages) car il est déjà parfait.

Au commencement, était Dieu et nous seul pouvons (1991), saga des Pibrac, bourreaux de père en fils dans le Rouerge à la fin du XVII è siècle.

Avec un "Un loup est un loup" (1995), Michel Folco se lance dans une autre destinée, celle des Tricotin de Racleterre, modestes sabotiers dans la campagne aveyronnaise du XVIIIe siècle.

Parce que la fille du bourreau épouse le fils du sabotier et qu'ensembles ils donnent naissance à des quintuplés, il y aura "En avant comme en avant !" (2001).

"Même le mal se fait bien" (2008) achève le parcours d'une vie sur une mort, celle du général-baron Charlemagne Ticotin de Racleterre.

Il y a des livres qui se lisent, il y a des livres qui se regardent.
"Même le mal se fait bien" est de ceux là. Ce n'est pas d'un livre dont il s'agit mais d'un film mis en mots. D'odeurs qui s'échappent le long des lignes. De couleurs qui explosent aux pupilles. De scènes si minutieusement décrites que notre cerveau, nourrit de ces détails, superpose images, sons, mouvements et lance la bobine : quand Giuseppa Tricotin de Racleterre se retourne, les plis de sa robe se mettent en mouvement, l'axe de ses épaules opère une rotation qui entraîne sa taille corsettée vers une diagonale qui trouve le chemin d'une porte et la voilà hors de notre vue.

Des métaphores drôles, uniques, vierges de toutes autres pages de littérature, vous allez adorer cette innovation langagière.

Une scène d'anthologie, celle où le prêtre Hickman bien décidé à déflorer Marcello (descendant de Charlemagne Tricotin), se jette sur lui : "Tourne-toi mécréant, que je te fasse entendre les divines trompettes..."
Drôle bien évidemment comme l'ensemble de l'écriture de Michel Folco qui ne saurait se prendre au sérieux une seule seconde et se délecte dans le comique de situation finement mené.

Bon maintenant que je me suis bien emballée, je vais modérer tout de même un peu mon exaltation. Parce qu'il faut être honnête, sinon à quoi servent les blogs ?

TOUT LE MONDE encense l'imagination et l'écriture chatoyantes de Folco. Même moi, c'est vous dire ! Mais personne ne dit que certaines "spécificités" littéraires de Michel Folco sont franchement inadéquates et surtout gâchent l'allant de la lecture. Ce cher Monsieur, pour une raison qui m'est totalement obscure, aime à nous spécifier les bruits par des onomatopées totalement ridicules ! (voilà c'est dit !)

Du genre "bzzzzzzzzzzzzz" "glouglouglou" "arghhhhhhhhh" "toiiiiiing" "grrrrrrrrrrrr" "bzzziiiim" "dziiiiim" "tsssssiiiiing" "plok"
Et ça en plein milieu et plusieurs fois, souvent, trop souvent !

Comme ça, cela semble sympathique. Mais moi qui suis si large d'esprit (ah si, j'vous assure !) ça m'a gonflé... !

Passons à ma seconde critique, plus mineure celle-ci (une espèce de critiquette) ...

Tous les personnages de Folco ont une généalogie et une histoire ancestrale. C'est la marque de fabrique de Folco. C'est bien me direz-vous et je vous répondrai que c'est aussi un travail de titan, de colossales recherches qui forcent le respect.

Parce que figurez-vous, que pour vous, j'ai vérifié les assertions historiques de Michel Folco.

Ahahaha ! Vous n'en revenez pas ?! Si ? Ah mais c'est parce que vous n'avez pas lu Folco, sinon croyez-moi vous n'en reviendriez pas !


Why ?
Mais parce que ces 597 pages sont truffées de références historiques !!! Truffée ? Que dis-je ?! On ne saurait truffer un quelconque mets de cette manière sous peine d'être ruiné (550 €/KG de truffes noires).

Ces 597 pages croulent sous les références historiques ! Donc aller vérifier la véracité des dates, la cohérence des évènements... J'ai eu bien du mérite, je vous le dis !

Les évènements sont réels, les dates aussi, les lieux, l'anamnèse de certains personnages mais au beau milieu de tous ces faits avérés, Michel Folco s'est amusé comme personne à inventer des tas de choses : des personnages, des anamnèses, des lieux, des évènements.

Eh oui... Vous l'aurez compris, c'est une énormissime saga historique ou s'entremêlent le vrai de chez vrai et le faux totalement faux.

Ca c'est très très fort !

Et je disais donc (hop là ! je circonvolutionne mais je ne perds pas le nord !) que cela donne un résultat ahurissant : un nombre exponentiel de personnages !

Non pas 10 ! Non pas 30 ! Non pas 50 ! Non, non ! Plus d'une centaine !
Même les personnages peints sur des tableaux, Folco vous conte leur histoire !
Parfois, cela frise l'indigestion de détails mais je donne à parier que Michel Folco ne sait pas, ne peux pas s'en empêcher et que c'est ainsi et seulement ainsi qu'il appréhende la narration d'une histoire : elle se doit d'être croustillante et très pimentée.

D'ailleurs dans cette infinitude de confidences sur chacune des figures traversant ce récit, Michel Folco réussit la gageure non seulement de ne perdre aucun fil mais surtout de joindre des bouts de vie de personnages célèbres ! Je ne peux pas vous en dire plus sous peine de révéler une surprise de taille nichée au milieu des 597 pages.

Troisième et dernière critique : les fameuses "coquilles" d'éditeur et sûrement quelque part de relecture même de l'auteur.
Cette saga, pour ne pas totalement nous noyer, est jalonnée de dates. L'auteur, nomme très souvent ses chapitres en indiquant le jour, puis la date.
Exemple : Jour 1 - Lundi 18 août 1902.

Voilà, c'est simple et finalement bienvenu au regard de l'énorme somme d'évènements qui scandent ce roman. Oui mais voilà, l'incroyable s'est produit ! L'anarchie totale, des erreurs monumentales dans la chronologie du calendrier ouvrent divers chapitres !


Les voici :

Du Jour 1 (lundi 18 août 1902) au Jour 8 (lundi 25 août 1902) tout va bien... ensuite ça se détraque :

Jour 9 - Mardi 26 août 1902 *** Jour 10 - Mercredi 25 août 1902 *** Jour 11 - Jeudi 28 août 1902 *** Jour 12 - Vendredi 29 août 1902 *** Jour 13 - Samedi 30 août 1902 *** Jour 14 - Dimanche 30 août 1902 *** Jour 15 - Lundi 1er septembre 1902

Figurez-vous qu'en août 1902, comme chaque autre année, et bien le mois d'août comptait 31 jours et non 30 comme l'indique Michel Folco. Le 26, 25, 28 août ... Du grand n'importe quoi ! Je vous offre ici le calendrier complet de l'année 1902.

Autre coquille monumentale que la relecture a laissé passer :

"Une fois seul, Marcello ne put se rendormir. Ses pieds lui interdisant tout cent pas dans la chambre, il rumina sur l'avaient accablé des désagréments qui l'avaient accablé depuis son départ."

Je crois pouvoir dire qu'il fallait lire : "Une fois seul, Marcello ne put se rendormir. Ses pieds lui interdisant tout cent pas dans la chambre, il rumina sur les désagréments qui l'avaient accablé depuis son départ. "

Je lance donc un vibrant appel à Michel Folco (on peut rêver, non ?) et aux éditions Stock pour leur signifier : "C'est pas du boulot ça ! "
Comment peut-on faire de telles bourdes dans un livre aussi épatant ???

Chacun devrait avoir lu une fois dans sa vie une des sagas de Michel Folco, histoire d'apprécier ce que signifie : oeuvre titanesque.

Voilà ! J'ai accompli ma tâche ! Ceci était ma toute première critique à la commande !
Si j'étais payée à la ligne je vous en aurais collé une bonne tartine supplémentaire mais tel n'étant pas le cas...
that's all folks !


***




34 commentaires à lire:

Anonyme a dit…

Merci pour ce compte-rendu de lecture travaillé et argumenté, je me le note du coup.

dimanche, 23 mars, 2008
In Cold Blog a dit…

Si avec ce billet tu ne viens pas de décrocher un boulot de (re)lecteur(trice) chez Stock, c'est à désespérer de leur sérieux ;o)

dimanche, 23 mars, 2008
Anonyme a dit…

Bon, Folco, c'est noté ! C'est franchement alléchant vu d'ici !
C'est vraiment dommage cette histoire de dates foireuses. Je me demande bien pourquoi personne n'a tilté (il y a sûrement eu plusieurs lecteurs-relecteurs-correcteurs, non ?) Sinon, d'accord avec incoldblog, ton contrat d'embauche doit être en voie d'acheminement postal !
Kiki :-)

dimanche, 23 mars, 2008
Anonyme a dit…

je vais faire ma difficile, mais il ne me tente pas : onomatopées + coquilles chronologiques = pas pour moi je crois. Moi je suis blonde dedans : si les dates ne correspondent pas, mon petit cerveau réfléchit, reréfléchit, ne comprend pas, essaie de comprendre, se prend la tête, recompte, vérifie, ne comprend toujours pas. Revient en arrière. Retourne en avant. Recompte. Quand il a compris, ou cru comprendre car il n'en est jamais sûr, il a oublié l'histoire et doit relire. Et tout recommence.
Suis une fille basique, moi.

dimanche, 23 mars, 2008
Anonyme a dit…

Pas très très tentant quand même. Comme Amanda, je suis un peu rebuté par les défauts que tu soulignes. Et puis, les pavés qui ne sont des pavés que grâce au remplissage que fait l'auteur avec la généalogie détaillé de chaque personnage, ce n'est pas vraiment ma tasse de thé.

dimanche, 23 mars, 2008
Anonyme a dit…

A lire ta critique, j'ai plutôt l'idée d'un énormissime livre indigeste. Mais j'ai du mal à croire que tu aies apprécié un tel livre. Alors je note Folco dans un coin de ma tête, mais bien après d'autres gros gros gros pavés qui m'attendent dans ma bibliothèque.

lundi, 24 mars, 2008
Anonyme a dit…

Bof bof itou.
A lire des pavés sur la plage (parait qu'il y en a aussi sous la plage), je préfère retrourner aux "vieilleries". Je viens de finir "Le comte de Monte-Cristo" et là, point d'ennui, point de pfff, point de coquilles (en tous cas, à mon oeil visibles), 1500 pages de petite écriture serrée et je regrette qu'il n'y en ai pas eu 1800 ! Alors pour cet été... je crois que je ferai sans Mr Folco et retournerai peut être au Sieur Dumas.

lundi, 24 mars, 2008
Bon sens ne saurait mentir a dit…

@Loïs de Murphy : Merci d'avoir relever le travail que j'ai effectué ! Et dire qu'à la base cela ne devait être qu'une lecture tranquille et une petite critique sans prétention !
Mais faire simple, j'ai du mal...
:)

lundi, 24 mars, 2008
Bon sens ne saurait mentir a dit…

@Incoldblog & Posuto : Ah ! Ca mettrait du beurre dans les coquillettes ! Dois-je guetter le passage du facteur ?
Mais savent-ils chez Stock que je suis très lente et que j'ai pleins d'autres choses à faire... donc pas de pression hein !?

lundi, 24 mars, 2008
Bon sens ne saurait mentir a dit…

@Amanda : C'est un peu ce qui m'est arrivé... et pourtant je ne suis pas blonde ! Vu l'énormité de la chose, je me suis également arrêtée pour me demander comment cela était possible, et ensuite si cela n'avait pas été fait exprès !
Je te le concède, pour la lecture, c'est pas terrible.

lundi, 24 mars, 2008
Bon sens ne saurait mentir a dit…

@Seb : pavés grâce au remplissage... je me suis également posée la question... sauf que je dois avouer que le remplissage de Folco est impressionnant.

lundi, 24 mars, 2008
Bon sens ne saurait mentir a dit…

@tico : Non, indigeste c'est un terme qui ne va pas du tout avec Folco. C'est au contraire très digeste... mais il faut aimer les détails. C'est un auteur qui ne se contente pas d'ouvrir des portes mais entre dans chaque pièce et farfouille partout.

lundi, 24 mars, 2008
Bon sens ne saurait mentir a dit…

@fantomette : Je m'incline :)

lundi, 24 mars, 2008
Anonyme a dit…

Bof bof pareil... Une saga historique qui contient trop de détails et en plus des coquilles, je passe... mais quel talent de relecteur cela étant, chère Bon sens!

jeudi, 27 mars, 2008
Sylvie a dit…

Je n'ai pas lu celui-ci, mais je le ferai assurément, j'avais tellement aimé la précédente trilogie.
Surtout "Un loup est un loup", d'ailleurs.
Il ne faut pas croire que Michel Folco est un remplisseur qui endort ou perd son lecteur, oh non pas du tout. Sa plume est gouleyante, grasseyante, elle crisse, elle dépiaute, elle est pleine de filous immoraux qu'on adore.
Enfin moi j'aime beaucoup !! :-D

jeudi, 27 mars, 2008
Bon sens ne saurait mentir a dit…

@Fashion : et quand on sait que je suis myope comme une taupe et que je lis sans lunette... j'avoue c'est du talent à l'état pur !
;)

samedi, 29 mars, 2008
Bon sens ne saurait mentir a dit…

@Cuné : Très jolis adjectifs pour décrire la plume de Folco. Je n'aurais pas su dire mieux.
Car en effet ce qui fait que Folco plait énormément justement en dehors du nombre colossal de pages, c'est bien sa plume et son maniement de la langue française :)

samedi, 29 mars, 2008
Anonyme a dit…

J'ai peu de temps pour lire les blogs en ce moment, mais vraiment je regrette de ne pas pouvoir passer ici plus souvent ! C'est un bonheur que de te lire...tu pourrais encenser des daubes que je serais quand même heureux ;-)

lundi, 31 mars, 2008
Anonyme a dit…

Je me permets de vous signaler la prochaine sortie de mon livre car j'aimerais connaître votre avis,"heureux les simples d'esprit" sort chez Robert Laffont le 10 avril, en attendant je vous invite à découvrir la bande annonce sur dailymotion http://www.dailymotion.com/video/x4nj7t_heureux-les-simples-desprit_news

lundi, 31 mars, 2008
Anonyme a dit…

Pour cette histoire de pop up, je n'ai rien vu (je suis donc un témoin incontournable) mais Monsieur Firefox me dit qu'il a empêché deux fenêtres pop up de s'ouvrir sur ta page (il est fort Monsieur Firefox, efficace, pas très causant, mais pas agressif non plus, enfin, nos rapports sont légers mais pas inintéressants, par contre, il n'offre jamais le café ni une balade en ville, c'est un timide, mais je raconte ma vie là, non ?)
Kiki :-)

mardi, 01 avril, 2008
Bon sens ne saurait mentir a dit…

@thom : Merci c'est très gentil :)
J'ai également peu de temps pour "blogger" et vu mon rythme de post, tu ne rates rien en venant peu !
Je vais donc encenser une daube :
La daube provencale !
- 2 kg de boeuf à daube maigre type paleron, galinette coupée en gros morceaux
- 1 oignon
- 1 carotte
- 2 feuilles de laurier
- 2 gousses d'ail
- un bouquet de thym
- poivre et sel
- une fine épluchure d'une grosse orange prélevée au moins 8 jours avant et bien sèche
- 300 g d'olives noires dénoyautées
- 2 cuillerées à soupe de coulis ou de sauce tomate épaisse
- 2 cuillerées à soupe d'huile d'olive (dans l'idéal, des Baux, évidemment)
- 1 bouteille de Côtes du Rhône (rouge de préférence Gigondas ou Vacqueyras, c'est IMPÉRATIF pour que la daube soit provençale!)

Et voilà :)))

mercredi, 02 avril, 2008
Bon sens ne saurait mentir a dit…

@cara zina : je vais me permettre ceci : je veux bien lire des tas de livres mais si ce n'est pas moi qui choisis, alors j'aimerai qu'on me les offre :)
Pourquoi ? Tout simplement parce que si je n'aime pas, je ne veux pas me mettre en colère pour les sous que j'y ai laissés.
Rien à voir avec la pingrerie je vous l'assure :)
Je vous souhaite bien évidemment un beau succès car je sais qu'accoucher d'un livre n'est pas mince affaire :)

mercredi, 02 avril, 2008
Bon sens ne saurait mentir a dit…

@posuto : Oui je crois bien que des pop-up s'ouvrent sauvagement !
Je viens d'en voir une de la redoute...
C'est très bizarre
...
Moi, j'ai dit 'bizarre, bizarre'? Comme c'est étrange. Pourquoi aurais-je dit 'bizarre, bizarre'?
...
Moi, j'ai dit 'bizarre'? Comme c'est bizarre...

mercredi, 02 avril, 2008
Anonyme a dit…

Ca y est...j'ai la dalle !

samedi, 05 avril, 2008
Anonyme a dit…

(j'espère que mon message ne va pas s'afficher deux fois, j'ai fait une mauvaise manipulation)
Chapeau pour ton travail de relecture à la place de ceux dont c'est le boulot. Pour ma part j'avoue que je ne suis pas trop friand de grandes sagas. Parmi les seules qui m'ont passionné et que j'ai lu d'une traite il y a surtout "Les Thibault" de Roger Martin du Gard qui me hante toujours. Et j'avoue que c'est une expérience incroyable d'être complètement captivé et possédé par une oeuvre romanesque. Malheureusement je décroche vite et mes goûts en littérature m'attachent de plus en plus aux formes courtes: nouvelles, poésie (et même plutôt haiku), conte et romans courts. Je met Michel Folco dans un coin de ma tête.

mardi, 15 avril, 2008
Anonyme a dit…

bonsoir


Je tombe sur ton blog par hasard, et j'aime bcp ce que tu écris en sous-titre sur les nouveautés.

Justement, je me disais récemment qu'il n'existe aucune émission (radio ou télé) qui parle de littérature en tant que tel. En général, c'est toujours pour critiquer des sorties. france Culture, peut-être un peu parfois (les nouveaux chemins de la connaissance consacrés à Maupassant il y a deux mois) mais ça reste anecdotique.

+++

samedi, 19 avril, 2008
Bon sens ne saurait mentir a dit…

@Anonyme : Stock ne m'a toujours pas proposé le contrat en or que j'attendais ! Pourtant rien n'échappe à mon oeil perçant. Et pour cause, je lis très lentement !

mercredi, 23 avril, 2008
Bon sens ne saurait mentir a dit…

@Loïc : Bien d'accord ! Les émissions littéraires ne sont que des vitrines à nouveauté et ça n'est pas près de changer je pense...

mercredi, 23 avril, 2008
Anonyme a dit…

Belle contribution, bravo.
Les bourdes d'un auteur, c'est classique. Même quand nous nous relisons plusieurs fois, nous connaissons notre texte tellement par coeur que nous ne voyons plus les pétouilles.
Chez les bons éditeurs, il y a deux personnes qui doivent vous éviter ça :
- 1- le correcteur. Il ne fait pas que "corriger", il signale aussi tout ce qui peut perturber la lecture. Il propose, l'auteur dispose. On peut alors se la jouer "C'est comme ça que je le vois, ça me plaît, ça plaira" ou écouter, parce qu'il y a parfois de belles occasions de faire mieux. A ce propos, on ne dira jamais assez les dégâts causés par Céline quand le correcteur a voulu changer quelques bricoles "Pas une virgule ! vous n'y changerez pas une virgule !"
Bon, c'était Céline, nous ne sommes pas tous Céline.
-2- le superviseur qui reprend tout ça une fois que le correcteur et l'auteur se sont mis d'accord. Là où c'est amusant, c'est quand le correcteur et le superviseur ne sont pas d'accord.

Apparemment, chez Stock, ils se passent de correcteurs, ils se passent de superviseurs, ils vont finir par se passer de lecteurs.

samedi, 03 mai, 2008
Bon sens ne saurait mentir a dit…

@Georges F : Conclusion très drôle !
J'ignorais qu'ils étaient 2 en fin de course pour relire et superviser la relecture d'un manuscrit. C'est d'autant moins pardonnable !
Y en a qui se roulent les pouces !
J'espère qu'on ne les paie pas une fortune pour cela !

dimanche, 04 mai, 2008
Perfal a dit…

Je suis en train de lire (dévorer serait plus exact) cette succulente suite de la saga Tricotin. Et j'avoue être passé complètement à côté du problème de date évoqué dans ta critique - comme quoi ça n'est pas si gênant. Et plutôt que de parler "d'erreurs monumentales", je crois qu'il ne faut y voir qu'une coquille - pour preuve, l'enchainement est correct, puisque l'on arrive bien au lundi 1er septembre. Il y a donc eu simple méprise sur quelques intitulés (mercredi 25 au lieu de mercredi 27 et dimanche 30 au lieu de dimanche 31). Franchement, pas de quoi crier au scandale, ni, encore une fois, perturber la lecture - et c'est bien le plus important.

mardi, 21 octobre, 2008
Bon sens ne saurait mentir a dit…

@Perfal : Bienvenue :) Pas d'accord avec vous. Moi cela m'a fait bugger la lecture ! Je suis revenue en arrière puis en avant... bref ça m'a gênée.
Le scandale vient plutôt du fait que ces livres sont relus avant d'être publiés et ça, ça ne devrait pas passer.
Bonne lecture :)

mardi, 21 octobre, 2008
mazel a dit…

superbe commentaire !
je commence le livre ce soir... en toute confiance.

dimanche, 08 février, 2009
Bon sens ne saurait mentir a dit…

@Mazel : Ouh la ! Tu me mets la pression... Bon en même temps, je doute que tu puisses t'ennuyer à la lecture de ce livre. La seule chose à dire pour ce choix Mazel est donc tov :)

dimanche, 08 février, 2009

Enregistrer un commentaire

Ouvert à tous, anonymes ou pas.

 

2009 ·Cogito Rebello by TNB