Il a osé !!!Aloysius Chabossot, célèbre bloggeur ("Comment écrire un roman") pour ses coups de pouce aux nombreux écrivains en devenir, s'est jeté dans la fosse au papier et c'est un coup gagnant ! Je ne sais pas si après avoir lu cet ouvrage nous deviendrons des écrivains mais lui, c'est sûr, il a su se démarquer. Comment vous dire cela sans paraître flagorneuse... C'est un pur régal, un moment magique de bien-être... un nectar ? Oui voilà, disons le tout net un nectar d'encre noire! Premier chapitre : "Travaux préléminaires avant la mise en orbite du génie créateur (vous)" Le ton est donné... A. Chabossot (dont vous imaginez bien que ce n'est pas le vrai nom) va distiller tout le long de ce livre de très judicieux conseils émaillés d'ironie et/ou de cynisme, sans jamais perdre de vue son objectif : écrire, ça s'apprend. En effet vous auriez tort de croire qu'il ne s'agit que d'humour et de pastiche. Certes, nous sommes loin des chemins traditionnels, des recettes de cuisine conventionnelles mais il n'empêche que parmi ces pointes humoristiques, de vrais conseils traversent de part en part ce livre. Des conseils d'ailleurs que vous ne trouverez pas ailleurs. Ils sont souvent attachés au bon sens, ce qui n'empêche pas de les redire car l'écrivain apprenti s'en affranchit bien souvent. D'autres sont issus d'une longue observation et d'une certaine connaissance du milieu littéraire. Je ne saurais être plus précise sur son expérience puisque jusqu'à ce jour personne n'est capable de dire qui est Aloysius Chabossot.Mais j'ai récolté quelques indices... - Il a déclaré avoir 55 ans, être professeur émérite à la retraite... C'est rarement un âge où un professeur émérite part à la retraite... -Il a déclaré sur un blog que ses premiers disques achetés avaient été "In Rock" de Deep Purple et "Stupidity" de Dr Feelgood. Or ce dernier n'est sorti aux USA qu'en 1976... En imaginant que l'on achète son premier disque de hard rock vers 15/16 ans, en imaginant qu'il se soit jeté dessus dès 1976, il n'est donc pas né avant 1960. Cela nous fait 48 ans maximum... - De plus, un homme d'un certain âge n'aurait aucun intérêt à se vieillir d'une barbe blanche sur une photo pour masquer son identité. Vieillir pour se travestir, c'est pas un truc de vieux ! Mais peu importe, revenons à ce succulent mode d'emploi pour devenir un brillant écrivain à défaut de devenir un brillant détective. Je me suis interrogée quant à vous livrer quelques passages... Serait-il d'accord ? D'ordinaire je ne demande pas l'avis des autres écrivains que je passe au tamis, j'ai donc décidé de faire comme... d'ordinaire. "Calculer votre potentiel littéraire"... Aloysius me propose par le biais d'une échelle de points de calculer mon potentiel à devenir ou ne pas devenir un écrivain. Inutile de vous dire que c'est à hurler de rire... Mon potentiel est à - 25 !!! La loose totale... Bien qu'assommée (de rire) je continue à savourer ses précieux conseils car extrêmement positif, Aloysius m'en conjure de ne pas désespérer. Tout n'est pas perdu. "Préparez vos bagages"... Il est maintenant temps de faire le compte de ma culture littéraire avant d'empoigner le clavier et de me lancer dans une immense carrière. Encore une fois, je déchante... j'ai du pain sur la planche. Mais Aloysius le savait déjà, je suis le coeur de cible de son bouquin ! "Retroussons nos manches et attaquons le chantier" Excellent titre et conseil, me voilà prête ! Sous des airs rigolards, il passe en revue les différents genres de la littérature de façon claire et complète. Cadeau : la méthode pour écrire un best-seller ! En entrant dans le vif du sujet, A. Chabossot devient très scrupuleux et désosse le squelette du roman : Qu'est-ce que le style, la structure d'un roman, la construction des personnages, les dialogues...Doté d'une solide culture, il parsème d'exemples très concrets tous les thèmes abordés afin que ses explications soient parfaitement claires. C'est jubilatoire !!! Et particulièrement instructif. On constate qu'à la lumière d'une comparaison entre littérature anglo-saxonne et une littérature française, rien n'est fait dans notre hexagone pour permettre aux écrivains en devenir d'y croire et surtout d'y arriver. C'est tout l'enjeu de ce livre : écrire un roman, ça s'apprend et ce n'est nullement affaire d'inspiration. Les anglo-saxons partent d'un postulat de base très simple : tout s'apprend, donc tout est faisable. Les français ont eux une vision plus romantique des choses : écrire un roman ne s'apprend pas, c'est une sorte de don. Position diamétralement opposée qui explique qu'avec plus de 200 millions d'habitants et l'idée qu'écrire un roman s'apprend (avec cours universitaires à la clef), les FNAC, VIRGIN, AMAZON, ALAPAGE et j'en passe sont littéralement submergés de romans anglo-saxons. Alors qu'en France, partant du principe que seuls quelques élus disposent de ce don précieux, le nombre d'auteurs capables de figurer dans les rayons, se réduit comme peau de chagrin. Forcément, pendant que les éditeurs français attendent le messie, les anglo-saxons envoient leurs troupes surentraînées envahir nos étals. Certains auteurs français ont bien saisi le message et se sont astreints à une hygiène de travail plus stakhanoviste que poétique. A. Chabossot cite entre autres, Guillaume Musso qui bien évidemment passe plus de temps à construire et structurer son roman qu'à attendre que lui tombe dessus une inspiration quasi divine. Et force est de constater, au fur et à mesure que les pages défilent, que oui, écrire un roman ou devenir un écrivain, relève plus de la tactique militaire que de la flânerie créatrice. Il s'agit bien d'être structuré, précis, stratégique et non pas rêveur, dilettante ou illuminé. It's a damn job. Et cela doit être appréhendé comme tel. Il me semble et je vous le dis tout net, qu'avant même de se mettre au boulot, tout écrivain en devenir devrait commencer par lire ce livre. C'est un must have qui évitera à beaucoup de perdre du temps dans des productions aussi stériles qu'impossible à éditer. Je pense même que ce bouquin a tout pour devenir la bible des écrivains en devenir. A. Chabossot est d'un optimisme à tout crin, il regonfle sans arrêt le moral des plus démunis (c'est à dire ceux qui partent avec un très lourd handicap) et ne cesse de leur indiquer la voie, la bonne. Everything is possible... Cela semble désuet comme ça pour nous petits français biberonnés au lait de l'élitisme intellectuel, mais figurez-vous que c'est avec ces 3 mots que les américains ont eu l'outrecuidance de tout oser et de bien souvent réussir. Quel français aurait osé l'énormité du "Da Vinci Code" ? Quel éditeur y aurait cru ? Regardez-y de plus près... Les fameux best-seller qui ont ensuite inspirés la planète toute entière... Tolkien, King, Rowlings, Cartland, Cornwell et j'en passe... Tous ces auteurs aussi différents les uns des autres ont un point en commun : ils ont osé y croire et se sont affranchis de toute culpabilité quant au style pour certains, quant à l'imagination pour d'autres... Bref, ils y sont allés franco sans se soucier des futurs critiques littéraires et autres donneurs de leçons. Et pour tous, vous noterez, ce sont de vraies machines de guerre littéraire. C'est un peu comme si vous essayiez de comparer votre jolie petite fiat 500 à un char d'assault M1 Abrams... Sur la liste des livres les plus vendus dans le monde (ICI) notez bien combien d'auteurs français sont cités... Sur 60 auteurs... 2 sont français et sont morts depuis plus d'un siècle... ! Sur la liste des séries... 1 seul français pour 42 auteurs : Marcel Proust, décédé en 1922 ! Cela voudrait-il dire que nous sommes totalement nuls, dénués de talent et sans aucun don pour séduire les lecteurs de la planète ??? Ou plus simplement, nuls en effet pour oser rivaliser avec les décomplexés de la littérature ? Le talent d'Aloysius Chabossot est de nous mettre à l'aise à l'aide de clefs simples et rigoureuses, de remettre la prédisposition de l'écrivain là où elle doit être (à savoir très bas dans l'échelle du succès ...) et d'avancer l'idée Ô combien obscène qu'écrire un roman, c'est tout simplement affaire de rigueur et de travail. Ce livre traverse toutes les étapes du Livre, de la gestation à l'accouchement, de la crèche au collège. Car écrire un livre c'est bien, le vendre c'est mieux. Et le vendre c'est finalement plus compliqué que l'écrire. C'est un processus qui ne semble pas dépendre de l'écrivain. Erreur ! A. Chabossot ne lâche pas le morceau ! L'écrivain qui retournerait se planquer dans sa tanière, laissant aux autres le soin de vendre son chef d'oeuvre, commettrait là une (autre) erreur de stratégie pouvant lui être fatale. Les coulisses des maisons d'édition sont dévoilées et il est bon d'entrer là où peut-être l'écrivain en devenir n'entrera jamais et de fait ne deviendra pas. J'ai idée que ce livre va marcher, même très bien marcher. 240 pages qui se dévorent. Une chose est certaine, désormais A. Chabossot n'est plus un écrivain en devenir (si tant est qu'il l'ait été). PS : Studieuse et disciplinée, je mets en application immédiate les conseils de l'auteur : combien de signes ce livre comptabilise t'il ? *** |
Retour sur le jeu Dead to Rights Retribution
Il y a 4 semaines


45 commentaires à lire:
Bon. C'est énervant ces blogs. A peine huit minutes que j'y traîne et déjà deux livres à acheter.
lundi, 04 février, 2008Il va falloir mettre un terme à tout ça (ou mettre un therme si on veut avoir de l'eau chaude en plus).
Cette présentation me donne diablement envie ! (et je sors de chez Cuneipage qui me force à acheter Maria Efstathiadi "Presque un mélo")
http://cuneipage.over-blog.com/article-15950863.html
Et on n'est QUE lundi !
Votre analyse est intéressante, en cours de lecture vous m'avez bien donné l'impression de compléter l'ouvrage de Aloysius Chabossot par vos propres recherches, en particulier votre comparaison entre les auteurs anglo-saxons et les français, ainsi que la proportion de ces volumes dans les rayons des commerces.
lundi, 04 février, 2008Sinon, je suis d'accord avec votre opinion, c'est un très bon livre, un guide rédigé par un auteur d'expérience.
Au sujet de votre questionnement sur l'identité ou l'âge de Aloysius Chabossot, je pense quand même qu'une personne jeune utiliserait le terme "pub" et non "réclame" qui était le terme en usage courant dans les années 50/60.
Cordialement,
Line
Ah, ça marche cette fois-ci ? (j'ai un souci avec blogger manifestement, j'ai parfois du mal à déposer des coms). Bon, sinon, je ne suis pas vraiment tentée, le personnage m'agace un peu et écrire un bouquin sur l'écriture en donnant des recettes alors qu'on n'a jamais réussi à être publié, c'est un peu le comble de l'absurde, non ?
lundi, 04 février, 2008Si jamais je me sens prêt un jour pour écrire un roman, je me procurerai peut-être ce livre. En ce moment, mon potentiel littéraire frise plutôt les -9868776,76465776x10²²².....
lundi, 04 février, 2008Contrairement à fashion, je trouve le Professeur Chabossot un charmant personnage. J'admire le ton ironique de son blog et le fait qu'il ne s'en défait jamais. On a l'impression d'écouter un docte Monsieur de 55 ans et on se prend à y croire. (A mon avis, il doit avoir la trentaine tout au plus. Quand il n'avait pas encore rajouté une tasse de thé sur la photo de son blog, on devinait des traits assez jeunes sous la fausse barbe virtuelle. Ou alors c'est la photo d'un copain? De son fils? Mystère!)
@Posuto : Je te confirme que ce bouquin est génial mais toi ma chère C. tu as déjà écrit ton livre !
lundi, 04 février, 2008Donc... Tu n'es plus le coeur de cible d'Aloysius ;)
@Line : Zut, si j'avais su j'aurais demandé à Aloysius de m'inclure dans son projet et j'aurais touché quelques royalties ! Il aborde ce sujet de façon claire, je n'ai fait que suivre son raisonnement.
lundi, 04 février, 2008Pour le langage suranné de ce cher Mr Chabossot, moi je suis d'avis que c'est volontaire, pour tromper l'ennemi :)))
@Fashion : Ce souci d'affichage de commentaires a laissé croire à Laure que j'avais supprimé son commentaire. Ce qui, tu le sais, constitue pour moi un sacrilège.
lundi, 04 février, 2008Je ne sais pas du tout s'il n'a jamais été publié, personne ne sait qui il est en définitive.
Sa connaissance du milieu de l'édition me semble au contraire démontrer qu'il s'y connait bien plus qu'il ne le laisse penser.
Je ne crois pas une seconde au personnage, vieux bonhomme, rejeté depuis des lustres par les maisons d'édition.
J'ai trouvé le bouquin très rigoureux sous ses allures goguenardes.
Ca ne respire pas l'amateurisme.
Les conseils sont même plutôt très sérieux et appuyés par des exemples.
Le mystère demeure entier...
:)
@tico : La tasse de café (et non pas de thé) est une référence à Pierre Assouline et ça m'a bien fait rire :))
lundi, 04 février, 2008Travestir la vieillesse est le privilège de la jeunesse :)))
@Bon sens ne saurait mentir : vous aimez jouer au détective, sur sa fiche de blog, l'âge de Aloysius Chabossot est actuellement à 57 probablement parce qu'il a créé son blog le 1er mars 2006 et le compteur en 2008 lui ajoute 2 années.
lundi, 04 février, 2008Ses résidences sont Paris, Londres, Maubeuge.
La photo couleur sur laquelle les yeux n'ont pas été amplifiés laisse deviner des traits fins et effectivement sans rides.
Cependant, il n'est pas difficile avec un logiciel de graphisme de combiner plusieurs éléments de visages différents pour en créer un, complètement fictif.
Et s'il s'agissait d'une éditrice souhaitant recevoir des manuscrits conforme à ses voeux ?
Qui que ce soit, homme ou femme, cette personne quel que soit son âge fait preuve de maturité.
Line
@Line : Pour l'âge je dis moins de 40. Mais je n'avais jamais pensé au fait qu'il puisse être une femme !!! C'est tout à fait envisageable (même si j'ai du mal à y croire)... On ouvre une agence ?
lundi, 04 février, 2008;)
@Bon sens ne saurait mentir : Je suis persuadée qu'une personne ayant du talent, de l'expérience, des connaissances à transmettre à des lecteurs potentiels et se cachant derrière un masque, un pseudo, a de bonnes raisons pour se manifester ainsi.
mardi, 05 février, 2008Supposons qu'il s'agisse d'une personnalité déjà connue du monde littéraire, au lieu de découvrir ses écrits et de les apprécier pour leur contenu et leur style, les lecteurs auraient leur jugement perturbé par les
"étiquettes" apposées sur cette personnalité.
J'aime les écrits de Rabelais, et peu importe qu'ils aient été publiés sous le nom d'Alcofribas Nasier ...
... Aloysius Chabossot n'est certainement pas un être superficiel.
Cordialement,
Line
@Bon Sens: Décidément, j'ai pas de culture! J'ai pas saisi l'allusion. Snirf!
mardi, 05 février, 2008Ah ça c'est un livre à lire, je n'ai pas envie de devenir écrivain mais un livre qui donne les ficelles de ce "métier" et nous aide à comprendre le "milieu littéraire" ça m'intéresse vraiment, et je ne connaissais pas du tout ce livre, merci pour cette info et à bientôt.
mercredi, 06 février, 2008Sans aucun rapport avec Il Professore Chabossot (quoique...), si tu as six minutes à perdre, je t'ai inscrite à une petite chaîne de révélations insignifiantes (un grand classique). Plus de détails sur mon blog.
vendredi, 08 février, 2008Te voilà tagué.
vendredi, 08 février, 2008Tu veux en savoir plus...
http://serialecteur.canalblog.com/archives/2008/02/08/7883788.html#comments
Merci :-))
@Bon sens ne saurait mentir : Votre développement du paragraphe "cadeau" est une extrapolation du livre. Celui-ci nous transmet l'expérience d'un écrivain, les erreurs à ne pas commettre, les exemples positifs, les conseils à suivre, du point de vue de l'écrivain vis à vis des éditeurs et des lecteurs.
samedi, 09 février, 2008Vous employez le mot "stakhanoviste" qui me heurte, ayant un aspect manipulatoire d'exploitation de l'écrivain par le capitalisme. Or l'individu créatif perd tout désir s'il ressent une pression extérieure. Les seuls mobiles qui peuvent le stimuler lui appartiennent, et c'est en toute liberté que sa créativité peut s'exprimer, même s'il est capable d'auto-discipline et de perfectionnisme.
D'où il me paraît que votre raisonnement de ce paragraphe démontre un aspect purement commercial, mais l'esprit humain n'est pas une marchandise, il est précieux ... et pour certains êtres la vraie richesse de l'existence.
Cordialement,
Line
@Seb & Michel : Je viens de recevoir un aller-retour, un double tag, une bonne paire de baffes... Bon... Je vais me plier de mauvaise grâce mais je vais me plier car tel le roseau qui ne casse jamais, etc... etc...
samedi, 09 février, 2008;)))
@Line : Ah j'ai excessivement envie de faire de la psychanalyse à deux balles ou autre dénomination "psychanalyse de comptoir" mais l'occasion est trop belle !
samedi, 09 février, 2008Extrapolation me semble être précisemment une "projection"...
Je ne crois pas extrapoler quand A. Chabossot propose d'explorer les coulisses et donc les ficelles d'un "best seller" et je vais pour le prouver, citer l'auteur lui même :
"Ecrire un best-seller avec Marc Levy : la recette du succès
- Notez que les deux points sont très importants et donne du sens à ce qui va suivre -
Aussi surprenant que cela puisse paraître, il semblerait que l'on puisse décider d'écrire un best-seller. Sinon comment expliquer que certains romans soient ornés l jour de leur sortie en librairie d'un bandeau annonçant avec ostentation : "Le dernier best-seller de..." ?
Fort de ce constant, vous avez donc choisi d'écrire un best-seller (financièrement on vous comprend), mais vous ne savez pas trop comment procéder pour réussir votre coup.
Qu'à cela ne tienne, nous allons vous donner un coup de main. Et pour tenter d'y voir plus clair, nous allons faire appel à un maître incontesté du genre : Marc Levy.
[...]
Devant cette aberration, nous ne pouvons que lever les bras vers le ciel en hurlant : "Pourquoi ? Mais pourquoi ?" Etant donné qu'à ce jour, le ciel n'a toujours pas répondu, essayons, avec les modestes moyens qui sont à notre disposition, d'avancer un début d'explication, sous formes de règles :
- Le best-seller doit se dérouler aux Etats-Unis."
etc etc etc...
La suite est dans le livre...
Le terme "STAKHANOVISTE" s'est, par extention, coupé de l'idéologie de l'ancienne URSS pour désormais signifier un travail intensif, cf la définition : "Travailleur, travailleuse qui fait du zèle; personne qui pratique une activité d'une manière excessivement intensive." L'aspect commercial en est totalement écarté, reste l'aspect d'une très lourde charge de travail exécutée avec rigueur, parfois même avec excès.
:))
Sinon, (j'arrive toujours comme un cheveux dans la semoule), mais il y a bien du 2ème degré chez Chabossot, et du coup, or donc par conséquent, lorsqu'il dissèque le mode d'emploi du best seller, c'est bien pour le dénoncer ? (genre : "ne vous faites pas avoir, si vous marchez dans cette combine vous êtes manipulés, c'est juste une recette, ne soyez pas dupes"). Enfin, j'avais compris ça. Justement, ce que je trouve chouette (dans cette présentation, puis que je ne l'ai pas encore lu le livre), c'est l'accent porté sur "l'écrire pour vendre" qui n'est pas le même que "l'écrire tout court".
samedi, 09 février, 2008Bon, maintenant, il faut me dire si je suis complètement à côté de la plaque ou du clavier (pas Christian, hein) et je me rue sur un troisième café, au moins ça ! Ou alors, je me recouche. Why not.
Kiki :-)
@posuto-Kiki : Le ton du livre est plus pondéré. Il découpe très logiquement la totalité des étapes depuis le désir d'écrire jusqu'aux suites d'une publication, c'est très intéressant.
dimanche, 10 février, 2008Mon opinion personnelle est qu'à notre époque, tout comme à celles qui nous ont précédé, les auteurs peuvent choisir d'être opportunistes en tâchant de séduire le plus grand nombre, ils deviennent des écrivains "à la mode" et disparaissent avec elle ... tandis que les auteurs qui "survivent" n'ont pas toujours été appréciés par leurs contemporains, peut-être parce que leurs idées étaient en avance sur leur temps, ou même intemporelles.
Line
J'ai lu sur son blog qu'il allait faire une séance de dédicace, au salon du livre. Enfin une occasion de découvrir son vrai visage!
lundi, 11 février, 2008Moi, perso, je serais enclin à penser qu'il a la cinquantaine. Le vouvoiement systématique, le style, la distance qu'il prend avec le monde de l'édition. Il connait trop bien son affaire,le bougre, pour ne pas avoir une longue expérience derrière lui.
Et au fait, Bon sens, pendant que je te tiens, ( tu permets que je te tutoie? De toute façon, c'est trop tard.)bien que ce soit mon premier com, ce n'est pas la première fois que je viens sur ton blog. Et à chaque fois je suis épaté. Et je ne suis pas quelqu'un de facilement épatable.
Sincèrement bravo
@Sol : Salut George :)
lundi, 11 février, 2008Si Aloysius à la cinquantaine alors moi j'ai 20 ans !
Inutile de préciser que tel n'est pas mon cas (snif... petite larme sur le temps qui passe).
Je suis super suprise qu'il daigne lever le mystère. Je serais encline à penser qu'il est capable d'y envoyer son grand-oncle !
L'expérience, je dis pas, mais le côté suranné, mouchoirs à carreaux dans la poche, désolée, mais moi je n'y crois pas ! Il le sait d'ailleurs.
Tu fais donc parti de cette masse silencieuse (bon toi tu viens de sauter le pas) qui m'observe sans mot dire ? Vous finirez par me rendre parano !
Je n'ose dire à quel point j'apprécie que tu aies franchi le pas qui sépare les gens derrière la porte de ceux, confortablement installés dans les sofas de mon salon ! J'ai beaucoup investi en déco ici pour que vous vous sentiez bien ! Et si en plus c'est pour me faire des compliments : tapis rouge !!!
Sincèrement, merci :)
Sincèrement,de rien.
mardi, 12 février, 2008Comme je serai aussi au salon du livre, je sens que je vais venir avec une fausse barbe, histoire de brouiller les pistes. Ah, mais c'est une bonne idée, ça : on a qu'à tous mettre une fausse barbe pour qu'on passe tous incognito : Marc Lévy avec une fausse barbe, Amélie Nothomb avec une fausse barbe...
mardi, 12 février, 2008Sinon, l'info sur la venue d'Aloysius au salon, elle sort d'où ?
de la:
mardi, 12 février, 2008http://www.salondulivreparis.com/41/dedicaces.htm?lang=fr&letter=C
@ Sol, Merci, j'avais oublié que les tueurs à gage sont des gens très bien renseignés... Tu t'es arrêté à la page des "C", j'espère ?
mardi, 12 février, 2008@Seb : Ah très drôle ça ! Pas que les autres se déguisent mais que toi tu y ailles en Aloysius Chabossot ! T'imagines sa tête ??? Il serait vert !
mardi, 12 février, 2008Oui, j'imagine sa tête. En fait, pour l'instant je ne peux faire qu'imaginer. Et je l'imagine sans barbe, le professeur Chabossot... mais avec la tasse en porcelaine, bien sûr !
mardi, 12 février, 2008J'adore son blog. Je me souviens avoir hurlé de rire en le découvrant. Et sache que c'est grâce à lui que je vins sur le tie (de blog) et par ricochet sur celui de fashion. Le monde est petit, chère madame...
mercredi, 13 février, 2008@Patricia P : Tiens te revoilà :) Ca me fait bien plaisir.
mercredi, 13 février, 2008Oui paradoxalement la Blogoland se rétrécie parfois alors même qu'elle gravite dans une immensité sans nom.
Salut bon_sens! Cela fait plusieurs fois que je vois des coms de toi sur d'autres blogs mais c'est la première fois que je te rends visite! Mieux vaut tard que jamais! :) Et je pense que je reviendrai...
vendredi, 29 février, 2008Pour ce qui est de la véritable identité d'Aloysius Chabossot, je me le suis personnellement toujours imaginé comme un auteur homme déjà célèbre de 45-50 ans. J'ai du mal à imaginer qu'il puisse être une femme ou quelqu'un de beaucoup plus jeune vu l'expérience qu'il semble avoir...
Enfin, ton avis et celui de Mokona m'ont décidée à lui acheter son bouquin au salon du livre! J'espère éclaircir le mystère dont toute la blogoboule parle : mais qui est-il?!
A bientôt!
@Lucile : Salut Lucile :)
vendredi, 29 février, 2008Ravie de te rencontrer ici :)
Je compte sur toi (vraiment) pour revenir me balancer des infos sur Aloysius après t'être faite dédicacer ton bouquin.
Je veux bien lancer les paris :
46 ans, pas vieux, même plutôt look "underground"... J'attends ton retour :))
Hin, hin, intéressant tout cela... et as-tu suivi les conseils du monsieur pour faire cette belle chronique. Je découvre ton blog et reviendrai te voir car j'aime lire des critiques comme les tiennes, engagées.
samedi, 01 mars, 2008Bonnes lectures
Elou
@Anonyme : Bienvenue :)
dimanche, 02 mars, 2008Après avoir lu ce livre, je me suis plue à m'imaginer écrivaine de notoriété planétaire et puis... j'ai finalement abandonné.
Je viens moi aussi de déguster ce petit chef d'oeuvre de littérature aigre douce : un régal. Et je m'interroge, comme vous sur Aloysius qui, dans la recette, n'est pas une épice mineure...
lundi, 10 mars, 2008Il y a d'étranges anomalies dans son livre, des détails qui clochent : de faux indices ? - Ce serait bien le genre d'humour du matou : mettre de fausses barbes à des paragraphes !
Tenez, pour un homme qui dit "réclame" au lieu de "pub", comme le fait judicieusement remarquer heu je sais plus,... il fait allusion, dans une note, aux 43 épisodes de la série "Les Envahisseurs". Il y a un indice, là : soit il est tellement vieux qu'il a oublié les 400 premiers ... soit il était trop jeune pour que ses parents le laissent regarder la TV avant le 397ème épisode (approximativement, ma mémoire n'est plus ce qu'elle était).
Bref, tout cela est vraiment passionnant. Je me sens tout émoustillé, mûr pour écrire un petit polar sur le pouce, moi. Enfin, sur le pouce d'Aloysius, pour être exact.
Ah... aussi, tenez : je parie que Line, celle qui "poste" dans ce "blog", (j'ai l'impression de parler martien) c'est la copine d'Aloysius... Hein ? Ca vous la coupe ça, hein ? Une révélation, tout d'un coup, en lisant : un flash. L'instinct du détective, 100% première pression à froid.
Hé! - Vous savez ce qui serait un bon sujet pour écrire un livre que les éditeurs s'arracheraient (enfin les vrais) : la biographie certifiée exacte d'Aloysius Chabossot, en chair et en encre. Je dis ça à tout hasard, des fois que ça tenterai quelqu'un ? Personnellement, je n'écris pas.
Non de... avec vos bêtises, j'ai failli rater le début de Josephine Ange Gardien ! Rogntujduuu...
@Zorglub : Oh la vache ! THE scoop ! mdr : l'instinct du détective !!!
mercredi, 12 mars, 2008Et moi qui croyais que le Zorglub de Franquin était journaliste. Remarque c'est pas très éloigné.
La bio d'Aloysius... Mais si lui même n'y a pas pensé, c'est que ça ne doit pas être palpitant. Donc pas de royalties. Or, l'idée c'est quand de s'enrichir, non ???
Je compte sur Seb et Lucile pour ramener des infos sur le mystérieux bonhomme !
:)
Zorglub a dit... "je parie que Line, celle qui "poste" dans ce "blog", (j'ai l'impression de parler martien) c'est la copine d'Aloysius..."
jeudi, 13 mars, 2008Je suis une vraie anonyme, même pour Aloysius Chabossot.
Bon sens ne saurait mentir a dit...Je compte sur Seb et Lucile pour ramener des infos sur le mystérieux bonhomme !
Et pourquoi n'iriez-vous pas faire un reportage sur place ? L'article ci-dessus est très intéressant, vous pourriez achever votre enquête "Wanted...Qui est-il ?"
Ah ! Si je vois Aloysius dimanche, je serais peut-être tenté de garder mes infos pour moi... Et je ne dis pas ça pour t'obliger à venir au salon du livre, chère Bon_Sens. Cela risquerait de lever le voile sur deux mystères bloguesques en même temps... Ce serait trop pour un dimanche. ;0)
jeudi, 13 mars, 2008@Seb : Ah oui mais j'étais déjà au Salon de l'Agriculture hein ! Je ne peux pas aller partout !
jeudi, 13 mars, 2008Garder tes infos ????
Mais tu n'oserais pas quand même !
Et mes lecteurs ??? Qui va les rencarder ?
PS : Je suis ce salon de près à cause de cette foutue polémique sur le "boycott".
:)
@Line : Pardon pour l'anonymat :)
jeudi, 13 mars, 2008Je vais tenter d'achever mon anquête très chère Line mais je ne peux me rendre au Salon. Je compte donc sur une qualité humaine très répandue : le colportage.
Mais dans le cas précis qui nous intéresse, à savoir une enquête, je compte sur la citoyenneté de mes invités bloggeur !
C'est très à la mode actuellement la citoyenneté rapporteuse ! J'espère donc en profiter !
;)
Bon d'accord, je veux bien t'informer, si j'arrive à voir Aloysius (tout dépend si les centaines, que dis-je ? milliers de lecteurs qui viendront sur mon stand me laisseront faire une petite pause ou pas).
vendredi, 14 mars, 2008Il y a néanmoins deux conditions :
- Il faut qu'Aloysius soit d'accord pour que l'on dévoile ses secrets à ceux qui ne seront pas venus à lui.
- Il faut absolument que tu me donnes l'adresse de ton autre blog : celui où tu parles de veaux, vaches, cochons, couvées... puisque je vois que c'est un sujet qui te passionne plus que les livres (ta présence au salon est éloquente sur le sujet !)
Permettez : Zorglub n'est ni détective ni journaliste, c'est un savant fou. Peu importe d'ailleurs, le nom me plait au moins autant que la vocation. Car savant fou, reconnaissons-le, c'est plus une vocation qu'un métier...
vendredi, 14 mars, 2008Peu importe aussi que la vraie bio de celui qui se cache derrière la fausse barbe d'Aloysius ne soit pas palpitante. Il a créé un personnage attachant et mystérieux qui devrait avoir une bio passionnante et mystérieuse. C'est ainsi que se créent les bonnes légendes... et les bons romans. Découvrir la vérité déçoit tout le monde. Sauf les journalistes et les détectives.
Bonjour,
dimanche, 16 mars, 2008Je fus il y a pas une heure en compagnie de l'illustre M Chabossot pour lui faire dédicacer mon exemplaire de son livre et je tiens à révéler ici un scoop fracassant: il est gaucher!
Je n'en sais pas plus et vous laisse digérer cette formidable information.
Adrienne
(désolée pour la signature "anonyme", apparemment votre site ne me laisse pas le choix dès lors que je n'ai pas de blog)
Ayé, ayé, moi aussi, je viens de voir M Chabosso! Même que je lui ai serré la main! Même que je lui ai parlé!
dimanche, 16 mars, 2008Malheureusement,leprofessionalisme qui me caractérise m'interdit de divulguer certaines informations. Ou alors, il faut payer, et cher.
Tout ce que je peux lacher comme info est que c'est un homme, de sexe masculin, qu'il a entre 20 et 60 ans et qu'il était rasé de près.
Ha oui, j'allais oublier, il portait une chemise.
Pour toutes informations complémentaires, joindre un R.I.B.
Oui, je sais, je suis bassement vénal.
Ah ! Je n'en attendais pas moins de vous tous !!!!
dimanche, 23 mars, 2008Enregistrer un commentaire
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