Avez vous déjà mangé un oeuf à la coque avec des coquilles éparses, bien planquées sous le jaune, qui crissent sous les dents ?Beurk ! Dégueulasse ! Dans un bouquin, c'est presque idem. Tout va bien et ... CRRRR... une coquille ! Bon une ça passe ; on crachouille discrètement et on y retourne, mouillette armée d'un bon beurre frais, calée entre le pouce et l'index (caler, écaler, c'est bon ? Vous suivez ?). Oui mais voilà que ça recommence ! CRRRR... Ah ça énerve là ! C'est quoi c'délire ? Y en a combien à venir ? J'fais quoi ? Je jette l'oeuf où j'enlève mon dentier ? En excellente détective que je suis (ah, vous ne saviez pas ?) j'ai voulu en savoir plus sur la fameuse histoire des coquilles et le post très en colère d'amandameyre... Vous aussi vous voulez savoir, alors dites merci et suivez bien... D'abord, il faut repartir au début du début. Et ce début initial (pardon pour le pléonasme) c'est le livre de Nathalie Cachin "Les trophées de Constance & autres objets de désir". Livre qui a été chroniqué, discuté par une bloggeuse Laure qui a eu l'outrecuidance de relever quelques coquilles. 5 ou 6. Elle n'a d'ailleurs et très justement pas appelé cela des coquilles mais des fautes d'orthographes. Voilà que déboule l'éditeur... Qui lui décide, plus chastement, d'appeler cela des coquilles. "Qu'est-ce que c'est que ces histoires de coquilles ! Donnez des exemples, je vous prie. Un peu facile le procédé. Et qui me dit que ce n'est pas vous qui les commettez ces fautes !Alors j'attends vos exemples.Et ne venez pas me dire que vous êtes correctrice et que vous cherchez du boulot. J'oubliais : je suis l'éditeur... Dominique-Emmanuel Blanchard (Tél : 05.56.20.19.21)" Déjà, mauvais plan le type est alzheimer... Il a failli ne pas se souvenir pourquoi il était venu poster un commentaire ! Un comble pour un type qui a édité : "Alzheimer : vous avez dit démence ?" Editions Le Bord De L'eau. Laure, docile (qui a du comprendre que ce pôv monsieur avait quelques trous de mémoire), lui étale les fameuses coquilles : "p. 32 : Je lui ai dis oui. … et je lui ai dis oui. p. 59 : des minutes de gagner p. 84 : Je me promène près (?) chez lui p. 120 : surtout y p (?)endre goût " Les jardins d'Hélène Mais l'éditeur mis en défaut adopte une technique bien connue : Injurier l'adversaire (c'est une super idée d'A. Schopenhauer... Voir la technique ici). Il file chez Cunéiforme et lâche un p'tit commentaire sympathique : "On se la joue un peu non, dans le coin ! Critiques ratés en mal de job...Pitoyable. " Dominique-Emmanuel Blanchard Du coup, Laure décide de stopper son blog... Alors je dis MAIS CA VA PAS LA TETE ??? Mais oui mais oui... on se la joue M'sieur Blanchard. Et pas qu'un peu. On se la joue à fond ! Pourquoi faire les choses à moitié, hein ? C'est quoi un critique pas raté ? Un joli Beigbeder ? Fils hybride de la pub et du marketing ? La seule différence entre vous et nous, c'est que nous n'attendons rien d'eux ! Alors que vous... mais vous le savez n'est-ce pas ? Paraitrait même que la flagornerie est un peu douloureuse, au début seulement... Comment ça je caricature ??? Moaaa ??? Nan ! Pas plus que vous !!! J'ai vu que vous aviez une liste totalement hallucinante d'amis sur Facebook ! J'en conclus que je n'ai pas grand-chose à vous apprendre. Un peu de modestie peut-être ? D'empathie ? De sympathie ? Un p'tit quelque chose quoi ! Parlons peu parlons sérieux : vous en avez vous des jobs à nous proposer ? Parce que les temps sont durs, notre pouvoir d'achat s'est fait la malle donc si vous avez une idée, je transmettrai à ceux qui sont concernés, c'est à dire nous ! D'avance mercis Oups... coquille ou faute ? *** J'ai déroulé le début de cette histoire, je vais donc vous en donner la fin : Réponse de Dominique-Emmanuel Blanchard à ce billet : "Je suis désolé que cela prenne cette ampleur, et je veux ici présenter mes excuses à Laure ainsi qu'à toutes celles et tous ceux que j'ai pu blesser. Je ne voulais pas cela. Il me semblait qu'il ne s'agissait de ma part que d'un accès de mauvaise humeur. Simplement, il m'arrive de trouver des coquilles aussi bien chez Gallimard que chez Flammarion, et lorsque je "critique" un livre je ne juge pas opportun d'insister là-dessus. Donc, veuillez accepter toutes mes excuses. Dès que l'on me dit que je fais mal, j'arrête et je bats ma coulpe.Je le fais ici.Une nouvelle fois, Laure, je vous demande pardon." Et ma réponse à sa réponse (ben oui comment dire autrement ?) : "Et bien je vais vous dire une chose cher Monsieur, vous n'avez pas besoin de mes leçons tout compte fait ! Car quelqu'un capable de s'excuser et de reconnaître ses torts est forcément quelqu'un de bien ! Vous possédez une qualité qui vaut beaucoup : la capacité de se remettre en question.Je considère donc cette histoire totalement close et vous remercie de nous avoir cloué le bec :))" Ca ne s'appelle pas une happy end ? |
Retour sur le jeu Dead to Rights Retribution
Il y a 4 semaines

20 commentaires à lire:
J'avoue ne pas aimer du tout, mais pas du tout, trouver des fôtes d'aurtografe dans un livre...Certaines doivent bien m'échapper, car j'en commets aussi...mais celles que je remarque sont détestables...
samedi, 02 février, 2008Donc je comprends fort bien les autres amateurs de lecture lorsqu'ils réagissent à ceci...Si on ne peut même plus se fier à nos bouquins, où va le monde??
Mais ensuite qu'un éditeur n'ait même pas la décence de reconnaître ses torts et juste jurer qu'on ne l'y reprendrait plus, alors là...cela me donnerait presqu'envie de boycotter ses éditions...!!
@léontine : mais quel joli prénom que voici !!! Ca me donne envie de me jeter sur Proust !
samedi, 02 février, 2008Des fautes dans un bouquin c'est un peu comme des fautes dans un dictionnaire, je suis bien d'accord.
En tout état de cause, la réaction de cet éditeur est plusque surprenante...
En tant que lecteur, je tique également à chaque coquille (qui existent aussi chez les grands éditeurs). En tant qu'écrivain, j'apprécie qu'on me les signale (même si, à chaque fois, je suis consumé de honte : comment ai-je pu laisser passer ça ?)
samedi, 02 février, 2008Ceci dit, lecteur ou pas, écrivain ou pas, je trouve choquante la réaction de cet éditeur qui agresse deux grandes lectrices qui s'intéressent aux petits éditeurs et qui ont apprécié le recueil dont elles parlent. Trois motifs pour en faire des clientes à choyer. Et un bel exemple de démarche anti-commerciale efficace. Mais qu'elles ne se laissent pas intimider : d'autres éditeurs et d'autres écrivains ont besoin d'elles ;0)
je me doutais bien que si pareille histoire arrivait à tes oreilles, ta verve légendaire mais pertinente se réveillerait !!
samedi, 02 février, 2008Bel article, bon sens et merci
Cet homme est un imbécile doublé d'un cuistre (j'avais envie de dire "un con" mais je n'ai pas osé). S'il n'y avait pas des écrivains en cause, on aurait envie de le boycotter !
samedi, 02 février, 2008Un peu d'élégance, que diable !
@Fantômette
samedi, 02 février, 2008Mais qu'en pense l'auteure !
Bravo pour cet article !
Cuné et Laure continuer de vous exprimer ! Laure ne te laisse pas baillonner par un c... cuistre pour le moins
Quel sens de la formule chère Bon Sens! J'adore! :)) Et beau billet, évidemment, on ne peut que soutenir Laure et Cuné devant ce cuistre, doublé d'un fat...
samedi, 02 février, 2008Dominique-Emmanuel Blanchard : je suis désolé que cela prenne cette ampleur, et je veux ici présenter mes excuses à Laure ainsi qu'à toutes celles et tous ceux que j'ai pu blesser. Je ne voulais pas cela. Il me semblait qu'il ne s'agissait de ma part que d'un accès de mauvaise humeur.
dimanche, 03 février, 2008Simplement, il m'arrive de trouver des coquilles aussi bien chez Gallimard que chez Flammarion, et lorsque je "critique" un livre je ne jupe pas opportun d'insister là-dessus.
Donc, veuillez accepter toutes mes excuses. Dès que l'on me dit que je fais mal, j'arrête et je bats ma coule.
Je le fais ici.
Une nouvelle fois, Laure, je vous demande pardon.
DEB
je ne jupe pas = je ne juge pas
dimanche, 03 février, 2008je bats ma coule = ma coulpe
Et voilà comment les malentendus arrivent.
@DEB : Et bien je vous dire une chose cher Monsieur, vous n'avez pas besoin de mes le�ons tout compte fait ! Car quelqu'un capable de s'excuser et de reconna�tre ses torts est forc�ment quelqu'un de bien ! Vous poss�dez une qualit� qui vaut beaucoup : la capacit� de se remettre en question.
dimanche, 03 février, 2008Je consid�re donc cette histoire totalement close et vous remercie de nous avoir clou� le bec :))
Beau billet effectivement. Heureusement que Laure n'a pas arrêté son blog !
dimanche, 03 février, 2008En tout cas, quelqu'un qui s'excuse, c'est rare, et ça mérite d'être souligné (comme tu le fais ici). D'habitude, les techniques pour ne pas perdre la face sont nombreuses. L'orgueil est une vilaine chose (et un mot pas très joli à regarder).
Et pis d'abord, moâ, jamais je ne fais de fautes, ou alors c'est que j'ai glissé, ou c'est parce qu'il y avait du vent, ou j'étais malade. Comment ? Orgueilleuse, moi ? Rhô... (ayé ! ma face est perdue !!!)
Chapeau bas au sieur ! Il va de soi que je retire illico ces "imbécile", "cuistre" et autre grossièreté. La capacité à présenter des excuses - lorsqu'elles sont sincères - témoigne d'une qualité d'âme certaine.
dimanche, 03 février, 2008Voilà un blog où l'on échange et ferraille avec panache ! Chapeau bas à ( Mme ? ) Bon Sens itou.
A Fantômette : Mais ce n'est pas grave... j'ai eu ce que l'on appelle un coup de sang...
dimanche, 03 février, 2008En somme je défends mordicus les auteurs de la maison à laquelle j'appartiens.
Le correcteur s'est fait engueuler... Je crois qu'il a fait une tentative de suicide...
(Je plaisante bien sûr.) Mes excuses étaient sincères.
Je vous l'accorde, il m'arrive d'être grossier, mais cuistre non, je vous assure, ce n'est pas mon genre.
J'espère que nous aurons l'occasion de nous retrouver.
Bien amicalement.
DEB
(je me demande si je n'ai pas envoyé ce com 3 fois...)
eh bien sûr le mien (de commentaire) qui disait que vous concluiez un peu vite, bon sens, n'ayant pas connaissance des échanges de mails privés, a été supprimé !
dimanche, 03 février, 2008@Laure : Bienvenue :)
lundi, 04 février, 2008Le jour où je supprimerai un commentaire, les poules auront des dents et du coup ne pondrons plus d'oeufs et du coup exit les coquilles ;))
La politique de ce salon est une liberté totale d'expression. J'ai eu à subir les commentaires d'un certain capitaine Flame et croyez moi, rien ne fut supprimé... juste pour m'en tenir au principe de libre échange.
:)))
@Laure : Fashion m'indique que l'affichage des commentaires sur Blogger a eu (ou a) tendance à bugger...
lundi, 04 février, 2008Ceci explique cela :)
Je confirme.
lundi, 04 février, 2008@fantômette : Merci :))
lundi, 04 février, 2008Ah, mais le bel échange! Je suis trop occupée, moi!
mercredi, 13 février, 2008Les coquilles, quelle engeance! J'en ai trouvé dans mes deux bouquins,et je suis comme Seb je me morfonds, je me retire dans les coquilles en question, je bats la même coulpe que l'éditeur. Les coquilles, ça craint! Et je confirme en avoir trouvé aussi chez des grands.
Après ça, ce salon est vraiment un lieu où l'on aime venir! Je me sens plus intelligente tout à coup!
@Patricia P : Ma qué tou è oune amourrr !
mercredi, 13 février, 2008(J'sais pas... mais j'avais envie de le dire avec un accent italien !)
Oui l'échange fut musclé mais je m'incline quand les gens se remettent en question. Le petit problème avec internet et ce fut démontré avec le commentaire de Laure, c'est qu'une mauvaise interprêtation peut très vite s'installer. J'ai cru comprendre, et je suppose qu'elle m'en tient rigueur, que Laure subodorrait que je l'avais tout simplement censurée. Le truc totalement interdit sur ce salon ! Donc cette croisade s'est finie sur un malentendu ! Bizarre tout ça des fois...
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