Petit livre qui se lit rapidement et avec plaisir.
Loin de moi l'idée d'attaquer Martin Page, sympathique auteur de 32 ans qui partage d'ailleurs avec moi une lacune : "Je ne connais pas bien la littérature contemporaine française", parce que cet auteur a eu l'immense qualité de développer une histoire originale.
Enfin, un fond inédit, neuf et personnel !
Et pour cela : R.E.S.P.E.C.T comme dirait Aretha.
En quelques mots : Antoine, le héros est trop "intelligent" pour s'intégrer à notre société. Il réfléchit trop, il est trop curieux, il veut trop comprendre... Trop c'est trop ! Pour s'adapter à notre monde ambiant, Antoine l'a bien compris il faut être stupide. Oui mais comment le devenir ? Antoine va donc explorer au travers de 217 pages, l'éthylisme, la lobotomisation, le suicide, les psychotropes.
Le succès de ce premier livre (édité car pour Martin Page c'était le huitième écrit) a été fracassant. Lorsque j'ai osé dire en 2003 que je ne le connaissais pas, une copine m'a traînée jusqu'à la FNAC pour l'acheter illico ! Le vendeur à qui j'avais à peine dit "Bonjour, je cherche "Comment je suis devenu..." m'a cloué le bec sans attendre la fin de ma phrase "Ah oui ! Martin Page ! Il est là !". "Waouuu la classe - me suis-je dit - j'ai vraiment failli rater LE roman des années 2000 !"
Ce genre d'achat, c'est comme un chausson aux pommes tout chaud : ça n'attend pas !
Je me suis donc illico mise à la lecture de cet in-con-tour-na-ble roman sans attendre d'avoir enlevé mes chaussures, dès mon retour. Répondeurs sur tous les téléphones : Chut ! Je lis le roman le plus connu de la FNAC.
Deux heures plus tard, c'était avalé. Commençait la digestion. 217 pages en deux heures ? Bizarre... J'ai bien un disque cérébral intégré de 800 Giga (prototype de la NASA, parce que je le vaux bien !) mais là j'avais des doutes... Après avoir examiné sous toutes ses brochures le roman de Martin Page, je décelai le subterfuge marketing : le manuscrit devait en définitive ne contenir pas plus de 130 pages A4 (verso only). Et comme tous les écrivains en herbe le savent si bien, c'est très insuffisant pour prétendre boxer en catégorie "roman". Alors avec une police de 13 (peut-être même 14), de grosses marges verticales, des débuts de chapitres avec la moitié de la page vide... On obtient un joli prétendant, adapté pile poil à la catégorie visée.
Et ensuite ? Le fond reste en surface, la forme... C'est là que ça se corse. Parce que j'ai trouvé l'imagination de Martin Page délirante et innovante mais son style... ordinaire ! Accouplement déroutant s'il en est, je vous l'assure.
J'en veux pour preuve beaucoup de critiques d'internautes, qui se partagent entre des "Génial, drôle etc... " et beaucoup moins enflammées "Sympa mais pas extraordinaire".
A mon tour, je me partageai donc entre un "beaucoup auraient pu écrire cela" et l'inverse "peu d'auteurs sont aussi créatifs sur le fond". Moralité, j'ai eu une digestion dichotomique ! Mais vous me connaissez, pas question de rester le Q entre deux pages, il me fallait trancher. Alors, bon ou pas bon ?
Réponse (un peu normande, je l'admets) : Le fond est supérieur à la forme. Voilà le constat.
Du coup mon esprit toujours jeune et alerte, rompu aux moindres défits alambiqués dans lesquels je me fourre le plus souvent par inadvertance, a fait face à LA question de la réponse : Est-ce qu'un roman supérieur dans son fond à sa forme vaut plus que l'inverse ???
Ah, ah, ah... Ca vous ferme la trappe, hein ? (amis québécois, bienvenue !)
Le souci est que je n'ai pas de réponse univoque ! Parce que le fond dans un roman c'est primordial à mes yeux et surtout, surtout (j'insiste) en ces temps d'autosatisfaction, de "Moi, Je" épouvantablement exhibitionniste (suivez la flèche ----------> C. Angot).
Sur cet aspect de la littérature, Martin Page a réussi la gageure d'être un romancier. Nul doute que son livre est truculent d'inventivité.
Créer, inventer, raconter une histoire inédite, c'est une prouesse ! Les écrivains passent leur temps à vouloir nous épater par des inventions stylistiques sans se rendre compte que l'histoire est vue, revue, archi décortiquée depuis des lustres ! Mais leur modestie naturelle les pousse à croire qu'ils sauront en faire quelque chose de neuf. Avec un peu moins d'ambition (narcissique), on doit pouvoir réussir un roman qui se tient.
Irais-je jusqu'à traiter Martin Page d'utopiste ?
A titre de comparaison Jonathan Swift était un utopiste avéré (et de pure souche, quoique que certains en disent). Alors oserais-je une telle comparaison, flatteuse s'il en est ?
La réponse est non, même si Martin Page dénonce bien une société arriviste et bovine et que l'utopie est un genre littéraire qui permet aux auteurs de critiquer la société dans le but de la faire changer, de prévenir les gens d'un potentiel danger (entre autres). Mais était-ce vraiment le premier objectif de Martin Page... J'ai des doutes tout de même.
Il n'empêche que c'est dans ce genre qu'excelle la prédominance du fond sur la forme. Et ceci explique pourquoi j'ai été jusqu'à me rapprocher des utopistes en parlant de Martin Page.
La forme devient de fait subsidiaire et le succès ne dépend plus d'elle. Tout le mérite s'accroche à l'immence créativité de l'auteur. Dans le sens inverse, on peut prendre en exemple le livre de Drieu La Rochelle ("L'homme couvert de femmes") où le fond n'est ni audacieux ni créatif mais où la forme soutient et galvanise l'ensemble. Comparer ces deux types de littérature, revient grosso modo à se demander quel bouquin est meilleur que l'autre. Mais si vous avez suivi mon raisonnement (coupe de champagne offert aux plus courageux qui ont les yeux qui vrillent en lisant mes lignes mais sont néanmoins toujours là) vous admettrez que l'on ne peut pas classer en supérieur ou inférieur des livres dont l'un s'attache au fond et l'autre à la forme.
Je stoppe ici cette digression pour ne pas vous embrouiller, vous chers lecteurs et lectrices qui m'avez maintes fois fait le compliment de parler "simple" et d'être compréhensible (ce dont parfois je doute, mais si c'est vous qui l'dites !
(Une autre parenthèse pour souligner que je savoure encore la petite douceur de dimanche dernier que Morwenna m'a mise sous la langue en décrivant mon blog comme suit : "Erudit mais pas pédant". Hummm, ah si j'étais un homme... je ne serais sûrement pas capitaine mais je m'autoriserais quelques plaisirs solitaires juste à l'évocation de ce compliment !)
Donc, pour en revenir à Martin Page, il a ce talent et en cela sa notoriété n'a pas été usurpée. (pas de malentendu : le talent d'innover un fond créatif, pas celui mentionné au paragraphe précédent).
Malgré tout, la golden list des écrivains ne le compte pas parmi ses VIW*. Car le paradoxe de cette société veut que l'on encense des auteurs au style médiocre et aux histoires mièvres et que l'on exige d'un auteur inventif, un style digne de ce nom. Il n'y pas de demi-mesure. La qualité appelle la qualité, la médiocrité ne supporte qu'elle-même et rien n'est moins pardonnable que de mélanger les genres.
Les autres romans qu'il a par la suite édités n'ont pas du tout eu le même écho. Alors même qu'il a travaillé son style, peaufiné son écriture, ils ne bénéficiront pas de l'énorme succès qu'eut "Comment je suis devenu stupide".
Les idées sont plus loufoques peut-être plus (voire trop) "barrées" même si le style est meilleur. Les titres sont quant à eux moins percutants.
Comme quoi dans le monde de la littérature comme dans le monde des inventions, les idées simples sont toujours les meilleures à condition d'être les premières !
* Golden list et Very Important Writer sont des mots de mon cru,
40 commentaires à lire:
cool! j'ai droit à du champ'! j'ai les yeux vrillés mais j'ai lu alertement ton billet jusqu'au bout !
mercredi, 06 juin, 2007Et avec mon champ', un bon chausson aux pommes, bien chaud s'il vous plaît (car, je ne sais pas pourquoi, mais il ne m'attire pas plus que ça, ce livre!)
@Anne : Champ en canette, à l'américaine :) Je fais fausse route si c'est moi qui n'ai pas rendu le livre attirant car tout de même je trouvais qu'il valait le coup :)
mercredi, 06 juin, 2007Le mercredi aussi? Chouette!
mercredi, 06 juin, 2007Bon moi, j'ai quand même envie de courir à la FNAC. Je n'avais jamais (honte sur moi, je suis trop provinciaaaaale)entendu parler du livre et de l'auteur mais quelqu'un qui ne se morfond pas dans l'auto-écoute auto-centrée-auto-narcissique vaut bien le détour.
Je mérite également le champagne car j'ai bien tout suivi.
Pour l’avoir lu environ dans les temps de la publication, j’en ai gardé un goût de plaisir même si le projet n’était pas entièrement abouti. L’idée de départ était parfaite, mais comme toute idée extraordinaire, il est parfois dur de la mener sur l’ensemble d’un livre et le style naïf de Martin Page (premier roman d’un garçon n’étant pas du « cercle ») n’aide pas de trouver le plus permettant de se dire ouuuaaah formidaaaaaaaaaable….Ce livre a excessivement marché car l’idée était tellement limpide qu’elle permettait aux journalistes qui ne lisent pas de faire un petit papier sans l’air d’y toucher. Moralité un garçon qui ne demandait qu’à publier un livre sans prétention s’est retrouvé dans un maelstrom qu’il n’avait pas choisi….Son livre suivant La libellule de ses huit ans montrait le désarroi dans lequel s’est retrouvé l’auteur par une jolie métaphore. Cela reste un agréable petit livre sans prétentions dont l’humilité et la simplicité en font tout le charme
mercredi, 06 juin, 2007@Béa : Je suis aussi d'avis qu'il faut le lire justement parce que c'est un vrai conte :)
mercredi, 06 juin, 2007@Bartllebooth : Bienvenue ! Je suis restée baba devant une si belle description de l'oeuvre, dit beaucoup plus simplement que je n'ai su le faire ! Je t'embauche pour écrire des critiques à ma place !
mercredi, 06 juin, 2007C'est sûrement cela que j'ai reproché à Page s'en m'en rendre compte, mais maintenant que tu me le dis ! En effet l'idée de base était tout simplement géniale. Mais l'ensemble ne s'est pas bien tenu. C'est quand même dommage. Parce que c'est le principal écueil à éciter et finalement il n'a pas pu y échapper. Je lui en veux un peu. Maintenant qu'il ait échoué parce qu'il voulait juste écrire un livre sans prétention, ça se discute. Il voulait tout de même écrire. Ca n'était pas son premier coup d'essai. De plus ne pas avoir de prétention pour un premier livre édité, c'est un peu discours-cliché car c'est littérairement logique de ne pas passer pour un pédant dès le départ sous peine de se faire casser sec. Je me méfie souvent de la fausse modestie. On écrit rarement "sans prétention" car en voulant être éditer, on a au moins la prétention d'être lu par des milliers de gens. Cela subodore tout de même une certaine ambition. Les éditions Le dilettante ne sont pas venues le braquer chez lui pour vider ses tiroirs... Et "écrire un livre sans prétention" c'est se moquer du lecteur qui y laissera ses sous. Il faut y mettre de la prétention ! Sinon on écrit pour sa famille.
Et de même il est paradoxal qu'un auteur soit dans le désarroi face à son succès... Il publiait donc pour ne pas en vendre un seul ?
J'ai une certaine tendresse pour cet écrivain certainement aussi parce qu'il n'est pas fashionnable, bien qu'il le fût.
Mais ça ne m'empêche pas de dire qu'il manquait quelque chose à ce livre. Et c'est d'autant plus regrettable qu'il avait eu une idée de départ fabuleuse.
Voilà ! Ravie d'avoir pu échanger cet avis Bartllebooth :)
Encore une qui mérite le champagne (mais pas avec un chausson aux pommes et pas en canette non plus:)) et je ne me sens pas du tout visée par le blog-it (dont tu n'as manifestement pas perdu le mot de passe:))! J'avais fait une partie de mes devoirs avant le billet car j'avais vu que c'était le prochain sur la liste et je n'en avais (évidemment) pas entendu parler (tu vois Béatrice, ce n'est pas l'effet province, c'est l'effet de mode, on l'a oublié : 2003 c'est vieux quand on n'est pas Beigbeder...). Je ne suis pas allée jusqu'à le lire et ça m'a l'air d'être plus gentiment satirique qu'utopiste, non ? (et j'avoue que l'utopie, j'en fais un peu une overdose, rapport à ce que j'ai fait subir à mes élèves (qui n'en demandaient pas tant) cette année). Bref, tout ce long commentaire pour dire, mouais pourquoi pas en poche et d'occasion (car je ne croirai aux histoires de transfert de cellules épithéliales que quand Grissom aura confirmé de vive voix:))
mercredi, 06 juin, 2007@Fashion : ah j'aurais pas cru que vous seriez déjà 3 à tenir jusqu'au bout et à venir demander le champ' ! Je suis toute émue à l'idée que tu bosses le sujet avant la parution du billet :)
mercredi, 06 juin, 2007Je croyais Page beaucoup plus célèbre ! Tant pis pour lui.
Les cellules c'est vrai ! Imagine que le type qui détenait le livre avant que tu ne l'achètes, lisait aux WC ??? Non seulement tu emportes ses cellules épithéliales mais aussi quelques microscopiques petites bouses !
PS : Je suis gracieuse parfois, non ?
:)))
Ah moi, j'y crois, au transfert de cellules (épithéliales ou pas, ou de la cellule 12 à la 27 à la Santé, enfin bref...) mais je jetterai un oeil à ce livre de Page (en poche) grâce à toi, merci.
mercredi, 06 juin, 2007J'aime bien ton blog, Bon Sens, au fait ! :)
C'est vrai qu'il a frappé fort avec son premier roman édité, le Page, et je suis entièrement d'accord avec tout ce que j'ai lu dans cette critique (fort bien écrite, soit dit en passant)... Et la suite, bah... "On s'habitue aux fins du monde", par exemple, ne m'a laissé aucun souvenir (ni bon, ni mauvais).
mercredi, 06 juin, 2007A propos des cellules et autres joyeusetés, un célèbre Friedrich aurait dit (mais pas à moi directement) qu'il faut vivre dangereusement... Tu ne me ferais pas aller dans un pays où des vaccins contre la fièvre jaune sont nécessaires mais j'achète des bouquins d'occasion : je suis une aventurière du quotidien! :))
jeudi, 07 juin, 2007J'ai adoré la critique, suis po sûre que j'aimerais le bouquin ... Si je l'avais chez moi je l'ouvrirais, mais je n'irai pas l'acheter. Et à part ça, comment se portent tes cellules épithéliales ? Et pour employer un mot aussi biologiquement savant, tu bosses dans quoi donc, toi ?
jeudi, 07 juin, 2007je me fais engager sans problèmes et en plus je ne prends pas de salaire...ravi de trouver un endroit aussi convivial et intelligent sans être pédant à bientôt et merci
jeudi, 07 juin, 2007Contente que m'on compliment t'ai plu ! Si cela nous permet de te lire plus souvent, quel bonheur!
jeudi, 07 juin, 2007Pour ce qui est du roman, le hasard fait bien les choses: je viens de dénicher ce Page chez mon bouquiniste préféré qui me l'a gentiment offert. Je vais donc pouvoir le lire...sans regret financier si l'on peut dire ;) En tout cas, ton billet [ah tiens d'ailleurs, champagne pour moi aussi ;))] me titille et me donne envie de voir par moi-même de quoi il retourne...[M'enfin cela ne sera sûrement pas la tout prochain, après Kafka ça risque de mal passer, surtout si le style s'avère un peu maladroit...]
Allez à très [si si TRES ^^ ]bientôt j'espère!
A.D : Merci pour le "fort bien écrite" et en plus j'adore que l'on soit "entièrement" d'accord avec moi !
jeudi, 07 juin, 2007@ML : Si le bouquin vaut le détour... Enfin, je crois !
jeudi, 07 juin, 2007Je m'occupe de cellules mais pas épithéliales et pas en ferraille non plus :)
@bartllebooth : Les pédants me trouveraient bien trop superficielle voyons !
jeudi, 07 juin, 2007La convivialité c'est normal : je propose de saouler les plus téméraires de mes lecteurs or c'est bien connu l'alcool met tout de suite le feu question ambiance :))
@Morwenna : Vous allez me coûter un oeil en champagne toutes !
jeudi, 07 juin, 2007J'ai un scoop sur Kafka !
Il est considéré comme un auteur comique pour les tchèques !
Des cellules électroniques alors ? (curiosité quand tu nous tiens:))
jeudi, 07 juin, 2007@Fashion : T'es bien comme moi tiens ! Je sens que tu ne vas pas lâcher l'affaire !
jeudi, 07 juin, 2007Pas électroniques non plus :)
De toute façon là où se sera déroutant c'est que mon job n'a pas grand chose à voir avec ma formation initiale (quoique...) ;)
Des cellules optiques ? (n'importe quoi, moi. Enfin, comme d'hab... Désolée.)
jeudi, 07 juin, 2007De toute façon, je n'ai toujours pas compris ce qu'était ta formation initiale, alors... des cellules génétiques ?
jeudi, 07 juin, 2007@Sophie.K : Non plus. J'aime bien les n'importe quoi :)
vendredi, 08 juin, 2007@Fashion : Ah non plus, ça c'est le domaine de mon chéri.
L'indice est récurrent dans mes post :) Encore sur le blog it de ce jour :)
De toute façon je ne dirai plus rien, on pourrait ensuite me reconnaitre ! :)
Je viens de lire l'article de Rubens à propos de Daniela Lumbroso et son bouquin sur Dolto. C'est brillant en effet. J'ignorais que le belle Daniela, entre l'animation de deux émissions vouées à désigner "la plus belle chanson de l'été" se péoccupait du surmoi archaïque du nourrisson. C'est vrai que ça interroge sur la question de la "spécialité". Pourquoi seuls les spécialistes auraient-ils le droit de...hein? La réponse est évidemment complexe.
vendredi, 08 juin, 2007Ceci dit, les théories de Mme Klein le sont tellement aussi que je ne suis pas sûre d'avoir tout compris moi-même. Je vais postuler pour animer une émission de télé, moi!
Damned ! Deux jours d'inattention et hop, je rate une note et une coupe...
vendredi, 08 juin, 2007Et en plus je ne vais pas pouvoir polémiquer sur Page : j'ai un bon souvenir de "Comment je suis...", pas beaucoup des autres (hormis "La libellule de ses 8 ans", pour quelques jolis passages, sur la forme cette fois).
Une réflexion toutefois, en bonus : les blogs (pas tous, hein, certains) nous montrent qu'il y a beaucoup plus de gens qui écrivent bien que de bons romans. Le défi pour le romancier, plus encore que la forme, c'est de faire tenir une histoire sur la durée (et oui, même 150 pages au Dilettante, c'est déjà "la durée"!)... Le style nous marque sur le moment, l'histoire reste plus longtemps, ne boudons pas les deux plaisirs !!
A bientôt
Tu es gardienne de prison, tes prisonniers regardent le ciel à travers les barreaux.
samedi, 09 juin, 2007Bon, je vais lire ton post, j'ai aimé le roman de M. Page.
Damned. je suis prise en flagrant délit : je lis les commentaires avant le long post....
Elle a dit que les cellules n'étaient pas en ferraille, je pencherais plutôt pour les cellules capitonnées : tu as dit que tu as fait des études à Paris V, c'est une fac scientifique. J'hésite entre la psycho et la biologie (cellules et molécules, non ?)...
samedi, 09 juin, 2007Je me suis tâtée... dois-je laisser un commentaire aussi peu constructif que "excellent article!!!" ?
dimanche, 10 juin, 2007Bof, ça fera toujours plaisir à ma'mzelle Cogito.
Et puis, un grand merci pour l'extrait du nouveau Beigbeder... J'ai stoppé la lecture avant... je ne vais pas dire d'arriver à la fin... mais plutôt au fond (fond de la page, fond du trou.... fond de tiroir...)
C'est navrant.
Tiens pourquoi mon lien ne passe pas?
dimanche, 10 juin, 2007Oui, oui, oui Olga ! Cela fait TOUJOURS plaisir :)))
dimanche, 10 juin, 2007Pour le Beigbeder, je savais bien que l'on me remercierait :)))
c'est vraiment bien ici… je vais revenir… j'ai lu ce livre il ya longtemps et j'ai un souvenir d'un livre flash et tres amusant… j'avais bien aimé et l'avait trouvé trop court…
mardi, 12 juin, 2007@ Yoyostereo : Je suis allée lire tes poésies... J'aime beaucoup.
mercredi, 13 juin, 2007Vraiment.
Pas facile aussi de créer du neuf...
mercredi, 13 juin, 2007J'ai lu le texte de Beigbeder. C'est très bien ces liens que tu nous proposes.
mercredi, 13 juin, 2007Honnêtement, j'avais trouvé 99 francs assez neuf dans le genre. Mais cet extrait laisse supposer que c'est un peu la même chose... J'attends les critiques, donc.
@Marc Duboisé : Bienvenue à toi :) Pas facile certes. Mais qui a dit que se vouloir romancier était facile ? :)
jeudi, 14 juin, 2007@Béa : Je sais que tu aimes bien mes petits liens :)
jeudi, 14 juin, 2007(pas de méprise, hein ?)
La seule critique que je ne ferai d'ailleurs pas (car je n'achèterai pas ce livre) est que le niveau est largement au dessous de la croute terrestre et qu'on dirait du Houellebecq en bibliothèque rose.
Quelle jolie formule! "Du Houellebecq en bibliothèque rose"... c'est tellement vrai. Il faut ajouter à cela que ce monsieur croit avoir le sens de l'humour. Je me croyais very open de ce côté-là, mais en fait, non.
jeudi, 14 juin, 2007Suis un peu perdue, je ne sais même plus à propos de quelle chronique je viens mettre mon grain de sel... Il y a tant de commentaires !
vendredi, 15 juin, 2007N'empêche, je ne pense pas que j'irai lire le "comment je suis devenu..." mais finalement cela n'a plus vraiment d'importance parce que je viens de passer un délicieux moment à lire cette chronique. J'adore votre humour et votre sens de la dérision, et je suis tout bonnement enchantée de vous découvrir. A bientôt !
@Cat : Bienvenue :) T'inquiètes ! Ceux qui se paument, je leur prends la main :)
vendredi, 15 juin, 2007Il n'y a que des gens sympas ici.
Bien que je ne paie personne ! Mais TOUS les commentaires sont acceptés même si j'avoue avoir une vilaine faiblesse pour les louanges !
A bientôt alors :)
Je viens de lire Comment..., j'en ai écrit un billet: http://pensecris.blogspot.com/2009/07/lintelligence-est-une-tare.html
lundi, 27 juillet, 2009Enregistrer un commentaire
Ouvert à tous, anonymes ou pas.