Commentaire reçu lundi 9 juin 2008 suite à un de mes post : Acte VII / Lolita Pille "lolita a dit… Un « ami » me renvoie à votre « blog ». Votre procès d’intention me glace le sang. D’autant que vous n’écrivez pas bien. Ni mal d’ailleurs, rien : vous n’avez pas de style. (« gaffe à pas m’appeler Pétunia » …« ce jour-là, j’avais pris trop d’ecstasy et je me suis grave gourrée »). Une vraie petite virtuose du sarcasme.Et en substance, vous me reprochez le crime de ne pas être née en puissance de milliards d’euros ? Accusation d’une grande portée morale, et qui vous honore. Cependant, je vous prierai de laisser mes intentions tranquille, vous qui planquez derrière l’anonymat d’une tribune internet, dispensant votre malveillance et vos petits jugements bilieux à d’autres que vous ne connaissez pas, dont vous ignorez tout, à l’exception de oui-dire et de présupposés. D’une part, je ne consomme pas d’ecstasy, je suis loin d’avoir gagné 440000 euros, et je ne vis pas dans le huitième arrondissement. D’autre part, avant de publier Hell, il m’arrivait en effet, de fracasser des bouteilles dans des bagnoles et qu’est-ce que ça peut bien vous foutre, vous « branliez » quoi, vous à dix-sept ans, et dans l’intervalle je lisais des livres, oui, de la littérature, la vraie, celle dont vous croyez avoir fait votre « cause », car ces « parents des classes moyennes »,qui n’étaient pas célèbres et pas puissants, avaient, merci pour eux, d’autres sortes de richesses à me transmettre. Nous sommes très chics dans la famille, parce que nous ne plaçons pas le « chic » là où vous estimez qu’il se trouve. Vous faites sans doute partie de ces amoureux de la vérité documentaliste qui veulent qu’un roman dût justifier son authenticité et sa justesse de par le « vécu » de leur auteur ? En cela, Nabokov, que vous invoquez comme s’il était de votre côté, aurait dû vivre une passion pédophile pour s’arroger le droit d’écrire Lolita, ou baiser sa sœur pendant soixante ans pour justifier Ada ? Ellroy aurait dû être serial killer. Zola aux mines, et Flaubert se suicider à l’arsenic ? Je vous vois d’ici, vous indigner : arrgh, cette personne indigne ose se comparer à ces monuments littéraires, je vous rassure, il n’en est rien, je vous rappelle simplement ce que c’est qu’une démarche d’écrivain (vous, vous êtes « blogueuse ».) Un écrivain regarde, souffre de ce qu’il voit et écrit. J’écris sur le monde et je vous emmerde. Vous affirmez, vous ne suggérez pas, vous affirmez que j’écris pour des motifs déshonorants, vous moquez le fait que je vis de mon travail, vous vous montrez condescendante envers mes parents, vous m’attribuez des fantasmes, vous avez même un avis sur l’arrêt de mes études de droit : si vous étiez en face de moi, je vous foutrais mon poing dans la gueule. Par ailleurs, je vous remercie de votre sollicitude à propos de mon troisième roman, mais il est écrit, il est publié, et si vous aviez pour deux sous de curiosité, vous le regarderiez et si vous aviez pour deux sous de lucidité , vous reconnaîtriez alors votre mauvaise foi, votre servitude au préjugé, votre malveillance, votre nullité. Et inutile de jouir misérablement en vous disant que si je prends la peine de vous répondre, c’est que vous m’avez blessée. Je ne rougis pas de le reconnaître. C’est blessant et violent, aussi blessant et violent qu’un inconnu qui vous crache à la gueule au détour d’une rue avant de fuir lâchement, en ricanant comme un abruti (…t’as vu, t’as vu comme je lui ai craché à la gueule, celle-là, eh, t’as vu ? elle faisait moins la maligne, hein…) Par ailleurs, je viens de parcourir votre blog dans son ensemble, et ceci tempère quelque peu ma tristesse à avoir lu votre éructation à mon sujet, que vous appelez « critique ». Vous n’avez pas l’ombre d’une idée originale, votre orthographe est approximative, votre style est d’une médiocrité que votre outrecuidance renforce au point d’un ridicule abyssal. Vous rebattez ces clichés bilieux et inexacts sur le « monde de l’édition », qui est loin d’être immaculé, mais sans rien en connaître, votre fausse interview de Max Monnehay est carrément ordurière, (vous avez du temps à perdre au point de commenter la coiffure de Nicolas Rey, nous ne faisons sans doute pas grandement avancer la littérature française mais vous, vous faites encore mieux, vous la rétrogradez), et vos grandes idées sur la condition du critique m’ont fait hurler de rire. Votre générosité, à vous, ne laisse aucun doute." lundi, 09 juin, 2008 Réponse de Bon-sens (et il en faut !) : " Cher Internaute, A la première lecture de votre commentaire, j'ai presque cru que Lolita Pille, la vraie, l'écrit-vaine, avait daigné me répondre. A la seconde, il a fallu me résigner : ceci ne peut être qu'une supercherie. A cela plusieurs raisons, plus ou moins rationnelles, qui après maintes cogitations m'ont amenée à admettre (piteusement je le concède) : non ! La vraie Lolita Pille, la mienne, ne m'a pas honorée de sa présence et n'a pas donné à mon post un éclat magistral. Lolita Pille, la mienne, la vraie, est une jeune femme intelligente, manipulatrice mais extrêmement lucide. Elle a su exploiter un effet de manche dans lequel beaucoup se fourvoient sans en tirer une once de gloire : LE SCANDALE. Dotée de cette redoutable intelligence qui lui fait éviter les éventuelles chausse-trapes du monde éphémère des célébrités, la vraie Lolita Pille, la mienne, aurait immédiatement sérié les différents degrés d'humour qui étaient en jeu dans le post dédié. Lolita Pille, la mienne, la vraie, n'aurait jamais perdu son sang-froid. Elle n'aurait pas non plus éructé de grossièretés. Non ! La vraie Lolita Pille, aurait agi avec le "chic" qui la caractérise ! Elle aurait esquissé un haussement de sourcils et cliqué sur la croix rouge de son écran. Ou peut-être par mansuétude, aurait-elle jeté une brassée de mots bien sentis, pesés, qui n'auraient pas eu besoin d'être légion pour faire mouche. Lolita Pille, la vraie, la mienne, ne se serait pas fourvoyée sur le sens de mon post, ni même sentie blessée. Non ! Car la vraie Lolita Pille sait soigneusement différencier un "procès d'intention" d'un pastiche. Elle en connait par ailleurs parfaitement la définition. Peut-être la vraie Lolita Pille grince t'elle des dents quand les critiques tels Philippe Besson, Thomas Hervé, lui assènent que son écriture est indigeste, confuse et médiocre mais quand l'escarmouche vient du fond du Wild Wild Web à peine ses oreilles bourdonnent-elles. Lolita Pille, la mienne, la vraie, ne se serait jamais aventurée à critiquer l'orthographe d'autrui quand ses propres accords sont manquants. Pas plus qu'elle ne se serait risquée à attaquer mon style. Voyons ! Avons-nous déjà vu la peste se moquer du choléra ? Lolita Pille, la vraie, la mienne, n'aurait jamais fait l'erreur de sombrer dans l'ambiguïté du récit purement fictionnel et du récit autobiographique en écrivant "il m’arrivait en effet, de fracasser des bouteilles dans des bagnoles". Non ! Elle aurait rigoureusement tenu à distance ce "je" de ses personnages, elle qui aspire plus que jamais à désunir l'amalgame entre Hell et elle. La vraie Lolita Pille, n'aurait en aucun cas mis un pied de plus sur cette planche qu'elle a pourtant, fut un temps, si bien savonnée. Lolita Pille, la mienne, la vraie, ne se serait pas avisée de me donner une leçon sur les "clichés". Non ! Son incomparable et légendaire humilité lui aurait tout de suite fait remarquer qu'en la matière elle était un modèle du genre : lolita est subversive... n'en est-il pas un splendide ? De même, elle ne serait jamais "vautrée" dans le cliché le plus rebattu en littérature qui veut qu'un écrivain "regarde, souffre de ce qu’il voit et écrit." Non ! Car sa culture littéraire lui aurait rappelé que des écrivains tel Jorge Amado, écrivain convivial, chaleureux, gai, aimant rire et bavarder, rejettent la solitude et le désarroi ambiant comme sources d'inspiration. Lolita Pille, la vraie, la mienne, aurait-elle eu besoin de se justifier pour faire entendre qu'avant Beigbeder, elle fréquentait la littérature ? Non ! Car qui, à part moi, a pu croire qu'elle était sérieuse quand elle disait à ses débuts que c'est en lisant "99 francs" de Frédéric Beigbeder qu'elle s'était décidée à devenir écrivain... Lui peut-être ? Lolita Pille, la mienne, la vraie, ne serait nullement surprise qu'à ses provocations répondent des réactions. Non ! Car ces dernières sont, par le biais d'un mécanisme réflecteur, l'effet recherché. Lolita Pille, la vraie, la mienne, n'aurait pas perdu son temps à parcourir mon blog dans son ensemble ! Car qui, à part elle, l'a déjà fait ? Et si par une chance inouïe, elle m'avait accordé cet honneur, elle n'aurait jamais pu écrire "Vous faites sans doute partie de ces amoureux de la vérité documentaliste qui veulent qu’un roman dût justifier son authenticité et sa justesse de par le « vécu » de leur auteur ?"... Primo parce qu'elle n'aurait jamais conjugué "devoir" avec un subjonctif de l'imparfait totalement inapproprié. Secundo parce que bon nombre d'auteurs que j'ai ici adorés et encensés ont un vécu que j'ignore totalement. Il ne me semble pas que Michel Faber ait été une prostituée anglaise du 19 ème siècle ? Pas plus que Patricia Parry ait pu être un héros flamboyant durant la croisade des Albigeois ? Pas plus que Leo Perutz un barbier sous Richelieu... Lolita Pille, la mienne, la vraie, ne serait pas venue "à la rescousse" de Max Mahonney ou Nicolas Rey. Non ! Son acrimonie aurait contribué à défendre Amoz Oz, Henry James, Bohumil Hrabal, Alessandro Baricco, Anaïs Nin, Alberto Manguel car n'est-ce pas là sa vraie culture littéraire ? Elle aurait peut-être même ri en voyant la photo de Max Mahonney et finalement admis que cette photo était aussi incongrue que celle qui représenterait Clara Morgane avec un col roulé et un livre sur la tête. Lolita Pille, la mienne, la vraie, ne ricane pas sans cesse dès qu'elle entend des critiques concernant son style, son écriture ou ses capacités littéraires. Non ! Elle utilise un mécanisme de défense bien plus élaboré : le dialogue. Sa névrose est feinte et elle n'oscille pas entre l'affliction victimaire et l'hilarité en moins de vingt lignes : " C’est blessant et violent [...] vos grandes idées sur la condition du critique m’ont fait hurler de rire." Non ! Car sa lucidité emprunte à sa stabilité mentale. Voilà pourquoi, cher internaute, je ne crois pas une seule seconde que vous puissiez être la vraie Lolita Pille. Si tel avait été le cas, croyez-moi, j'aurais été extrêmement flattée de vous recevoir à vomir et c'est fièrement que j'aurais imprimé et encadré votre bile." Bon-Sens |
Retour sur le jeu Dead to Rights Retribution
Il y a 4 semaines
29 commentaires à lire:
Ben flûte alors.
mercredi, 11 juin, 2008On dirait que ça ch*e des bulles ici(pour parler poliment).
Y'a un côté schplaf-boum, presque Rolland Garros, service volée on va dire...
Par contre (et, avouons-le tout net, comme je ne suis pas très finaude) vraie... pas vraie...? Un coup de sang...? Une fan dépitée ? Je me perds en conjonctions et en coordinatures.
Et au final, je suis toute interloquée.
(sinon, cette idée que la tenancière de ce blog n'aurait pas de style est vraiment, mais vraiment, on ne peut plus à côté de la plaque... C'est simple, tellement à côté de la plaque qu'on tombe, boum)
Je suis cette histoire depuis hier et je trouve ton droit de réponse excellent, chère Bon Sens et comme toi, je ne peux pas imaginer un seul instant que ce soit la vraie, l'unique et la célèbre Lolita P. qui daigne venir t'incendier ainsi. Car si vraiment tu n'es personne dans l'anonymat du web, why the fuss ? Une fan en colère, je ne vois que ça...
mercredi, 11 juin, 2008jolie réponse :)
mercredi, 11 juin, 2008et merci pour le lien vers l'interview (c'est en plus une émission que j'aime beaucoup même si je préférais la première version)
@Posuto : Tu peux parler comme tu le sens Posuto, je doute que tu puisses égaler Lolita et son langage fleuri :)
jeudi, 12 juin, 2008Merci pour la chute :)
@fashion : Tu admettras que c'est très mauvais pour ma tendance mégalo-narcissique-me-myself-and-I. Je fais des pieds et des mains pour éviter le gonflage intempestif de chevilles mais là franchement on me pousse au vice !
jeudi, 12 juin, 2008F*** her I'm famous !
@Stéphanie : Je préfèrais également la première version :) Ca fait un peu drôle de voir Lescure dans ce rôle mais bon... why not.
jeudi, 12 juin, 2008Bonjour collègue!
jeudi, 12 juin, 2008Un certain Eric F. nous a prévenu sur la critique que j'avais faite de Crépuscule Ville pour Discordance qu tu avais fait les frais des foudres de Miss-je-suis-la-nouvelle-dantec:
http://www.discordance.fr/Crepuscule-Ville-Lolita-Pille.html
Je viens de lire sa réponse, je suis assez tentée de croire que c'est la vraie qui t'a répondu, ça lui ressemble assez non?
(en tout cas, je t'ajoute à mes liens, je viens de passer près d'une heure à lire tes posts et gasp, je me suis bien marrée)
@dahlia : Bienvenue collègue !
jeudi, 12 juin, 2008Très drôle la Dantec attitude :)
Je n'ai évidemment aucun doute que Miss Pille (je préfèrais la Peal anglaise) soit venue ici. Qui d'autre aurait eu à coeur de défendre aussi bien papa et maman ?
A 25 ans Lolita est rebelle et à 35elle sera bourgeoise... C'est d'un classique ça aussi... !
Eh! De la bonne polémique à rebondissements ici, on dirait bien! La suite! La suite!
jeudi, 12 juin, 2008Quelle réponse élégante !
vendredi, 13 juin, 2008Une réponse aussi engagée vient très probablement de l'auteur, je le crois aussi. C'est tout à fait normal qu'un auteur se soucie de ce qu'on dit de son travail (ou de lui), à fortiori qu'il aille voir sur Internet ce que peuvent écrire toutes sortes de gens plutôt que ses proches ou les professionnels.
dimanche, 15 juin, 2008Avec ta réponse je n'arrive pas à démêler si tu tentes tout de même la prudence devant le risque de te faire avoir, si tu es ironique, si tu te replies dans une rhétorique de l'anonyme face à la star, ou si tu joues d'un peu tout à la fois en pensant que ça fera mouche. Drôle de ménage...
A ta place je me sentirais obligé de lire son dernier livre et de prendre le temps de le critiquer; plutôt que décliner dans une forme scolaire la définition d'une "vraie" et "mienne" "Lolita Pille" à qui tu rappelle d'un revers satisfait, un devoir de star d'être réifiée et de bien se comporter en matière d'essuyage des attaques. On t'entends presque lui demander "de quoi te plaints-tu?". C'est peut être ironique, c'est peut être du second degré ou une réponse en forme de super prescription des intentions pour mieux mettre en abime et blablabla, n'empêche c'est pas très loyal.
Un internaute te fait remarquer que ta réponse est élégante, alors là je ne suis vraiment pas d'accord.
Il n'y a pas d'élégance à taper fort dans le silence et ensuite se draper pour se défausser, au premier face à face qui arrive.
Jimagine la méchante nouvelle qu'aurait pu en tirer un Carver ou un Maupassant... Et enfin bref, je suis déçu par cette réponse autosatisfaite et peu satisfaisante. Elle me fait penser à une variation de la relation de Vincent à Berck dans "La lenteur" de Kundera (livre méchant et qui peut faire mal que je te recommande vivement).
C.Q.F.D., non ?
dimanche, 15 juin, 2008c dur d'écrire et d'être exposé o critiques je sais pas mais je diré que ça fé partie du "je", ça blesse ou ça booste, mais bon. On peut comprendre que l'auteur soit blessée et que votre critique lui fasse violence. Bon je ne connaissais pas Lolita Pille avant de venir par chez vous...d'ailleurs je ne connais pas grand chose de littéraire...mais ici c modeste et drôle, y a du style et g pas été frappée par foudre intelectuelle, mais par bon sens intelligent...du coup ben j'y reviens...mais c vrai que bon on écrit avec ses tripes et on réagit aux critiques avec elles aussi je suppose...enfin je suppose seulement hein? il s'agit juste d'un point de vue tout à fait perso de ma petite personne...et pis c t l'occase pour moi de vous dire "j'm bien ce blog!", donc bonne continuation!
lundi, 16 juin, 2008@fantomette : CQFD, je crois aussi... :)
lundi, 16 juin, 2008@theossil : Je suis très douce comparée aux critiques des critiques professionnels. Il suffit de regarder les diverses vidéos des émissions. Eux ont été extrêmement durs et sans aucune complaisance. Moi j'ai fait un pastiche qui n'était qu'humoristique. Les blogs que j'ai visité, quant à eux, ont asséné des choses sévères sans une once d'humour.
lundi, 16 juin, 2008Ma réponse ne mélange pas tant de choses que cela, elle n'est que pure ironie pour mettre en exergue les contradictions criantes énoncées dans la réponse de Miss Pille. Quand on veut se fâcher on le fait avec modestie car la colère n'implique absolument pas l'orgueil qui de toute façon fait dire des inepties. C'était trop flagrant pour laisser passer.
Je ne suis pas polémiqueuse, j'accepte les critiques, les mécontentements mais pas la vanité.
:)
Rhôô, t'es vache, Bon Sens! (D'ailleurs, tu "crées ton blog" sous les traits d'une vache, là dans la marge...;-) )
mardi, 17 juin, 2008V'là Lolita Pille en personne qui s'pointe et répond à ton post, et tu n'as rien de mieux à faire que de l'enfoncer encore plus avec les bâtons qu'elle avait emmené au milieu des roues qui l'avaient portée jusque chez toi: Le malheureux subjonctif imparfait, les très maladroits guillemets à "branliez" et à "chic" (moi, je cite, j'ai le droit de les mettre!), tout le ton très énervé, les injures ("je vous emmerde" a-t-elle écrit... ça me rappelle une chanson de Philippe Katerine!).
Lorsque tu as publié ton Acte VII, j'avais lu l'interview croisée (c'est féminin ce mot? J'ai toujours un doute...) Pille/Delaume et ça m'a fait écrire le commentaire que j'ai écrit. (Les tautologies (et les parenthèses (dans leur surabondance)) sont un effet de style recherché de ce comm'(au cas ou quelqu'un trouverait que j'écris mal) ^^)Je ne dirai pas que je pressentais ce qui a suivi, mais j'avais bien décelé dans ses propos la sincérité d'une jeune fille qui, comme tant d'autres, adore ce qu'elle fait. Sa réaction est humaine, et en ça elle me fait un peu pitié. (J'la comprends: moi aussi j'adore c'que j'fais, même si je sais que c'est nul (T_T) mais j'aime pas qu'on me le dise...) En même temps, publier, c'est courir le risque de se faire déchiqueter, donc elle pouvait s'y attendre. Ce qui l'agace sans doute, c'est la répétition inlassable de la critique venant de tous les côtés et pas particulièrement ton blog à toi. Elle a les ventes phénoménales de ses livres pour la consoler, mais ça ne semble pas suffire. C'est quand même mieux pour l'égo d'être lu par des milliers de lecteurs ET de recevoir les louanges des critiques.
C'est vrai que la sagesse aurait voulu qu'elle prît (subj. imp.) ton post à la légère, en ce sens, tu as raison de lui montrer "Lolita Pille, la vraie, la [t]ienne". C'est vrai que ton blog est un blog de critique, et c'est ton rôle de critique de dire ce que tu penses du livre en le disant haut et fort, avec tes dégouts, tes admirations, tant que c'est sincère et argumenté. C'est vrai que si Lolita Pille savait que tico la prend en pitié, elle s'énerverait sans doute encore plus. Alors je me tais.... (après tout ce bavardage! Désolé de surcharger ton blog :-) je ferais des efforts de concision la prochaine fois et je ne rajouterai pas d'excuses à la fin qui allongent encore le commentaire)
Salut Bon_Sens !
mardi, 17 juin, 2008Quand je pense que c'est une fille aussi gentille que toi qui se fait enguirlander comme ça ! Rôôh...
C'est plutôt rigolo, note. J'ai bien aimé le "je vous rappelle simplement ce qu'est une démarche d'écrivain (vous, vous n'êtes que "blogueuse")". Gueuse, donc, en quelque sorte.
Et puis le "J'écris sur le monde et je vous emmerde" ? Ben ouaiche. Ca lui fait une belle jambe, au monde (surtout que c'est lui qui, lisant le résultat de toutes ces ambitions de jeunes écrivains énervés, s'emmerde profondément, au bout du compte).
Pfff. Pas grave, tout ça. Tout passe, tout casse, tout lasse...
je n'arrive pas à comprendre exactement ce que tu lui reproche. Est-ce qu'elle est ou ce qu'elle écrit?
mercredi, 18 juin, 2008Quoiqu'il en soit, la lecture de cet article m'a plu, donc ce n'est peut-être pas si important que ça.
@sophie k : Je vois que l'on a retenu les mêmes choses, je suis une gueuse emmerdée (pouah, quelle image visuellement !).
vendredi, 20 juin, 2008"Hell" a été traduit en anglais sous ce titre : "Paris 75016 ; Hell's diary"...
Même les américains avaient compris qu'elle écrivait sur le monde... du 16ème !
:))
@tico : Je trouve cela très bien que toi et d'autres ne soient pas forcément d'accord avec moi et même prennent la défense de Miss Pille. Tu as raison de rappeler que je n'engage que moi et moi seule quand j'aime ou pas des livres et/ou des écrivains. Si je tenais un blog tiède où mes critiques tournent autour du "nul mais bon si on cherche bien...", cela n'aurait plus aucun sens pour moi d'écrire ici. :)
vendredi, 20 juin, 2008Concernant le succès de "Crépuscule ville" les ventes sont très très loin d'être phénoménales. Elles sont estimées à quelques 6500 exemplaires depuis la sortie du livre (edistat.com), malgré des passages dans des émissions très vues sur Canal + et TF1.
Ma libraire qui aime beaucoup Lolita Pille (eh oui je fréquente des gens qui aiment Lolita !)et a vraiment aimé "Hell" et "Bubble-gum" a comme explication que la cible de ce livre est difficile à déterminer (les hommes n'en veulent pas et les filles auraient préféré un univers proche des deux précédents bouquins).
:))
@sol : j'admets ne pas avoir été très claire.
vendredi, 20 juin, 2008Je lui repproche une "trash-attitude" totalement marketée ;
un revival Bukowski version féminin totalement bidon.
Depuis quand, le cercle intime de Monsieur Frédéric Beigbeder, empereur de la chose marketing, est-il devenu un clan de gens hors du système ??? J'ai loupé un épisode ?
:)
Bon Sens!
vendredi, 20 juin, 2008Puisque maintenant tu es au fait du pitch du roman de Lolita Pille, je pense que ça va beaucoup t'amuser d'apprendre ceci.
En mai 2007 est sorti chez Denoël le livre suivant:
"Expiration - Anna Borrel
La vie est belle en Zone 1, quand on habite le centre de Paris, qu'on peut s'acheter des produits naturels, se faire masser par un canapé intelligent ou écouter de la vraie musique. Oui, mais cette existence de rêve est réservée à quelques privilégiés. Tous les autres sont parqués dans des banlieues lugubres où une police omniprésente les surveille. Rares sont ceux qui parviennent à changer de caste, comme Dessandres, agent de police né «hors zone», au plus bas de l'échelle, mais dont les chances d'habiter Paris se précisent à mesure qu'il franchit les épreuves de son tutorat.
Pour sortir du cauchemar, Dessandres doit réussir une ultime et délicate enquête : élucider la mort d'un musicien en plein quartier du Marais. Une mort programmée de longue date, comme celle de chaque citoyen, sauf que cette fois le corps a disparu... Pour démêler les fils de cette affaire ultrasensible, il devra d'abord comprendre, lui le flic mal dégrossi, les usages, les rites et les pièges de la tribu des nantis.
Proche de l'univers de J.G. Ballard, ce roman anticipe sur les ghettos de la France de demain. Il explore avec brio et humour une réalité qui nous rattrape à toute allure."
Fou, non? :D
Ouh là là ! Je viens de voir la video que tu ajoutes à ton post. Alors là, c'est le pompon ! Le coup de la "schizophrénie" assenée par une nana qui manifestement n'en sait rien, ça me fout en rogne !!! J'aurais dû en rester là.
vendredi, 20 juin, 2008Grrrrr !!!!!
Je viens de tomber dans le coin... Rassurée de voir que je ne suis pas la seule à penser qu'en effet...
dimanche, 22 juin, 2008Bref.
"je vous rappelle simplement ce qu'est une démarche d'écrivain (vous, vous n'êtes que "blogueuse")"
A retenir, à retenir ...
@divine : Bienvenue :) Tu n'es pas seule... non non... "you are not alone" a dit Michael J.
mardi, 24 juin, 2008@dahlia : Je pense qu'il serait stupide de ne pas exploiter un bon filon, non ? :)
mardi, 24 juin, 2008La corde s'use mais il y a encore de quoi bouffer pour un bon nombre :)
@fantomette : Tu te fais du mal !
mardi, 24 juin, 2008Je retire la vidéo ainsi tu ne seras pas tentée par une pulsion masochiste récalcitrante :)
A vrai dire je trouve le droit de réponse infiniment meilleur que le billet d'origine !
mercredi, 09 juillet, 2008Quant au fait que ce soit la vraie ou non... pas sûr que cela soit très important, dans le fond. On ne va pas faire un sondage :-)
Mais si c'est elle... étonnamment, je peux la comprendre. Parce que ce que tu appelles un pastiche n'est pas juste un pastiche quand tu es de l'autre côté et que tu te le prends de plein fouet. Tu parles par sa voix, lui fait dire des choses que (suppose-t'on) elle réprouve, ce sans qu'il y ait écrit nulle part que c'est un pastiche, il n'y a rien pour filtrer le ton du billet, on le prend en pleine face, crac - comme ça. Et tout le monde après qui vient (bien entendu) dégueuler son mépris de Lolita Pille (pas de ses livres, hein, d'elle, du "personnage" sinon de la "personne")... je suis désolé, mais oui, moi je comprendrais tout à fait que ce soit la vraie et qu'elle se soit foutue dans une colère noire, et qu'elle ait été profondément blessée. Peu importe que l'internaute ne soit pas lu, que ce soit une moins que rien perdue dans l'immensité du Net... ce qui compte c'est que ça se fait en prenant sa voix, que le pastiche j'ai ri à gorge déployée en le lisant mais si que tu m'avais pastiché de la sorte je l'aurais ressenti à coup sûr comme une violence. Parce que ce n'est pas de ses livres, dont parle ce pastiche - mais de sa personne. Donc oui, ce pourrait être la vraie, et l'argument de l'"auteure trop connue pour perdre son temps à ..." ne me semble pas du tout convaincant - si tu savais le nombre d'auteurs que j'ai vu perdre toute distance par rapport à ce qu'on écrivait sur eux sur le Net...
@thom : Je suis d'accord avec toi sur beaucoup de choses. Se foutre dans une colère noire, oui. Etre très mécontente, oui. Blessée, cela dépend de la distance que l'on prend par rapport à la chose internet.
dimanche, 20 juillet, 2008En revanche, se justifier, argumenter comme une gamine de CM2 qui dirait "de toute façon, toi t'es conne !"
C'est pas faute d'être souvent attaquée moi même (voir post sur Quiriny), avec comme premier argument que j'écris comme un pied. Ce n'est pas pour autant que j'insulte les internautes...
:)
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